L'Avenir Agricole et Rural 26 avril 2018 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

INNOVATION

Initié par les Chambres d’Agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne en 2016, le projet Barrois est en phase de démultiplication. Le 19 avril se tenait une journée de travail collaborative avec tous les acteurs, l’occasion de détailler la feuille de route.

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Les OPA se sont retrouvés pour apporter des solutions aux exploitations en zone intermédiaire.
Les OPA se sont retrouvés pour apporter des solutions aux exploitations en zone intermédiaire. - © T MORILLON

Depuis 2012, les crises s’accumulent, les prix ne sont pas assez rémunérateurs et la zone du Barrois fait face à des aléas climatiques extrêmes de plus en plus nombreux. Cet enchaînement d’années difficiles a entraîné une baisse de rentabilité de 70 % par rapport aux années 2000. Les agriculteurs ont agrandi leur exploitation et simplifié leurs pratiques, mais ce modèle touche à sa fin et d’autres stratégies doivent être trouvées.

 

En 2016, les Chambres d’Agricultures de l’Aube et de la Haute-Marne, en collaboration avec Cerfrance NEIFSC (pour l’Aube et la Haute-Marne), ont décidé de se mobiliser afin de trouver des solutions. Quels conseils peut-on donner en zone intermédiaire pour que les exploitations retrouvent de la pérennité ? Les Chambres veulent identifier les meilleures stratégies et les analyser pour comprendre ce qui fait leur(s) force(s). Par la suite, ces résultats serviront à sensibiliser et accompagner les agriculteurs.

Le dispositif est maintenant mûr pour d’autres acteurs qui ont rejoint récemment le projet Barrois : la Chambre d’Agriculture de la Meuse, Cerfrance ADHEO (pour la Meuse), les FDSEA de l’Aube et de la Haute-Marne, ainsi que Groupama.

 

Identifier

Les Chambres d’Agriculture et Cerfrance vont vérifier sur trois années (2014, 2 015 et 2 016), avec des contextes différents (climat, prix…), les trajectoires des exploitations pour les 20 % meilleurs de 2014. L’objectif étant d’obtenir un panel de 40 exploitations situées dans le top quintile moyen sur 3 ans afin de réaliser une première synthèse. Les résultats des stratégies les plus performantes seront communiqués en juin.

Rencontrer

Ces 40 exploitations constitueront un panel, les exploitants seront rencontrés et leurs stratégies analysées. Le but étant d’identifier les systèmes les plus résilients et les plus résistants dans le Barrois. Les résultats seront communiqués en novembre 2018 et partagés lors des réunions d’hiver. Des propositions seront faites aux exploitants pour éventuellement les accompagner s’ils le souhaitent.

 

Se projeter

Puis vient le moment de la prospective, avec l’apport d’une réflexion concernant les changements agricoles. Des concertations se feront avec des groupes d’agriculteurs afin de se projeter sur différents scénarios possibles et mesurer l’impact sur les exploitations du Barrois (baisse des phytos, avancée du bio…). Ces résultats seront disponibles au printemps 2019.

 

Construire

Il faut chercher à ramener de la valeur supplémentaire sur les exploitations. Une réflexion sera construite avec des groupes d’agriculteurs pour trouver des projets créateurs de richesses nouvelles (projet méthanisation, photovoltaïque, élevage en commun, circuits courts, tourisme…). Cette étape est en cours d’initiation avec deux groupes de développement agricoles : Champignol et Soulaines.

 

Le projet Barrois est toujours en cours de concertation et de réflexion. Toutes les exploitations sont différentes et il n’y a pas de stratégie miracle. Ce dispositif n’est pas fermé à d’autres partenaires, mais l’objectif n’est pas de s’agrandir, mais d’avancer. Bien qu’il faudra attendre avant d’avoir une vision plus claire sur les systèmes véritablement résilients et performants sur le long terme, votre Chambre d’Agriculture proposera des accompagnements dès cet automne.

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