L'Avenir Agricole et Rural 18 juin 2015 à 08h00 | Par JLB

Il manque 60 centimes

Les éleveurs Champardennais ont bloqué le site Bigard de Vitry-le-François à tour de rôle du lundi 15 au mercredi 17 juin.

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80 Haut-Marnais ont occupé le site de Vitry de 20 H mardi soir à 14 H mercredi.
80 Haut-Marnais ont occupé le site de Vitry de 20 H mardi soir à 14 H mercredi. - © JLB

Des mesures attendues à court en long terme

En mai dernier, le site Bigard avait déjà fait l’objet d’une manifestation d’avertissement mais le message n’était manifestement pas bien passé...

Une action de plus grande envergure s’est déroulée cette semaine avec 17 abattoirs bloqués dont une majorité de sites Bigard.

La dégradation continue des cours, notamment ceux des animaux de race à viande, ont conduit les éleveurs dans une impasse financière, sans réelle explication de marché et surtout sans espoir de redressement imminent.

Un délai d’un mois avait été donné à l’interprofession pour trouver des solutions de sortie de crise. L’absence de proposition concrète a amené le syndicalisme majoritaire à durcir sa position à l’égard du premier partenaire d’aval que constituent les abattoirs qui sont à l’origine des cotations hebdomadaires.

Les éleveurs ne veulent plus être la seule variable d’ajustement. Ils souhaitent aussi qu’une contractualisation de plus grande envergure soit mise en place sur le long terme.

Les GMS ont aussi leur part de responsabilité

Les opérateurs se renvoient perpétuellement la balle ; les abatteurs prétendant être tributaires d’une grande distribution omnipotente. Certes, les centrales d’achat constituent des oligopoles mais ce constat n’explique pas à lui seul la dégradation continue des cours, surtout dans un contexte européen qui est plutôt favorable.

En toute hypothèse, le métier des transformateurs, c’est aussi de savoir bien vendre alors qu’aujourd’hui ils ne concentrent leurs efforts de recherche de marges que sur les prix d’achat, c’est-à-dire les prix payés aux producteurs.

L’interprofession doit mieux fonctionner

L’unanimité qui est la règle requise dans le fonctionnement de l’interprofession entraîne des lourdeurs dans les prises de décisions. La réticence d’un des partenaires bloque toute avancée.

Le syndicat national des industriels de la viande représenté par M. Bigard n’est pas étranger à cette inertie. De nombreux reproches et dysfonctionnement perdurent sur la transparence du marché et la fixation des cours, lesquels sont imputables aux abattoirs.

Veuillez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 19 juin 2015.

Porc et viande bovine

E. Leclerc et Les Mousquetaires

s’engagent pour les producteurs

 

D

eux enseignes de grande distribution, E. Leclerc et Les Mousquetaires (Intermarché), ont annoncé, le 9 juin, qu’ils mettront en place, au travers de leurs outils industriels, des mesures visant à faire remonter les prix payés aux producteurs de porc et, dans le cas des Mousquetaires, de bovins allaitants. Dans le porc, Josselin Porc Abattage (Mousquetaires, ex-Gad) augmentera ses prix d’achat au cadran de 5 cts le kilo par semaine, «jusqu’à ce que le prix du porc atteigne un niveau proche de 1,40 Ä le kilo» (1,273 Ä le kilo, à la dernière cotation), a annoncé le groupe dans un communiqué. Dans la filière bovine, SVA Jean Rozé (Mousquetaires) augmentera ses prix d’achat de 5 cts le kilo par semaine pour le troupeau allaitant et les jeunes bovins allaitants, annonce AgroMousquetaire. «L’objectif est d’atteindre un niveau de prix rémunérateur pour les éleveurs», est-il précisé dans un communiqué du groupe. Le même jour, le directeur général de l’enseigne de grande distribution, Michel-Edouard Leclerc a annoncé sur son blog, le 9 juin que son enseigne s’engage à «continuer» à acheter exclusivement du porc français au travers de ses outils industriels (Kerméné), à privilégier les approvisionnements «sur le marché au cadran» et à s’organiser pour «soutenir le marché dans la perspective d’atteindre un prix du porc au cadran proche de 1,40 Ä le kilo». Sur son blog, Michel Edouard Leclerc demande également aux grandes marques industrielles de participer à ce «dispositif de solidarité

».

 


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