L'Avenir Agricole et Rural 12 juillet 2012 à 10h10 | Par E.D.

IDENTIFICATION - Les ovins/caprins suivis... à la trace

La réforme de l’identification ovine poursuit son cours, franchissant une nouvelle étape en juillet : l’identification individuelle de tout les reproducteurs. Explications avec Sébastien Rusconi, responsable à l’EDE.

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L’identification des animaux est définitive et réalisée au plus tard à six mois ou à la sortie de l’exploitation de naissance.
L’identification des animaux est définitive et réalisée au plus tard à six mois ou à la sortie de l’exploitation de naissance. - © E. D.

Chronique d’une réforme annoncée

La réforme, amorcée en 2005, est destinée à améliorer la gestion des crises sanitaires qui menacent la santé des animaux et des consommateurs en Europe (fièvre aphteuse, tremblante, FCO...). Les règles s’appuient sur le règlement européen (CE) n°21/2004 et sur des dispositions propres à la France.

Elles se traduisent par la pérennisation de l’identification des animaux à partir de l’exploitation de naissance et par un renforcement du suivi des mouvements.

L’identification des animaux est définitive et réalisée au plus tard à six mois ou à la sortie de l’exploitation de naissance. Elle se compose de deux boucles dont l’une est électronisée à l’oreille gauche. Les agneaux de boucherie abattus en France avant douze mois bénéficient d’une dérogation et peuvent n’être identifiés que d’une boucle électronique. Celle-ci comporte le code pays, l’indicatif de marquage à six chiffres attribué par l’EDE propre à chaque exploitation, et le numéro d’ordre à cinq chiffres correspondant au millésime.

Les notifications de mouvements d’entrées et de sorties se font via un document de circulation envoyé par l’EDE (voir évolutions ci-contre), via un logiciel ou par délégation à un opérateur commercial. Jusqu’en juillet, il suffisait de mentionner l’immatriculation du véhicule, le numéro d’exploitation et le nombre d’ovins transportés, la date de sortie.

Le registre d’élevage est constitué du recensement annuel à adresser à l’EDE avant le 1er mars de chaque année, de la liste des repères avec date de pose ou du carnet d’agnelage complété et à jour, des documents de circulation correctement remplis, des bons d’équarrissage.

Thierry Linotte, responsible de la Fédération Départementale Ovine

Détenteur de 1 300 brebis à Pierrefaites.

Au premier juillet 2013, tous les animaux devront être électronisés, y compris ceux nés avant le 1er juillet 2010, porteurs de deux boucles conventionnelles.

Que pensez-vous de l’électronisation des cheptels ?

Ma position syndicale reste la même qu’au début de la réforme: elle est incontournable pour la filière en aval pour des raisons sanitaires, cependant, on aurait pu laisser l’électronisation s’installer au fil des naissances sans pour autant réidentifier les reproducteurs.

Quels bénéfices à terme pour les éleveurs ?

A titre expérimental, j’ai électronisé l’ensemble de mon troupeau dès 2005 et il est indéniable que l’électronisation apporte un plus sur le plan de la gestion du troupeau, à tel point que je ne repartirai pas en arrière.

Dans quel cas l’électronisation vous est la plus utile ?

Dans la démarche qualité de la cobevim, je suis déjà dans la phase d’identification individuelle des agneaux de boucherie. Je scanne le lot et sors la liste individualisée en me branchant sur mon logiciel que je transmet à la cobevim, mon opérateur commercial qui sous traite les notifications de mouvement avec le document de circulation avec l’ede.

Un mot de conjoncture ?

Les prix en viande ovine ont beaucoup baissé depuis février. En raison d’un printemps maussade, les gens ont limité les barbecue. Certes, à 5,30 cts du kg, on a connu pire. On compte sur une embellie pour remettre les merguez au goût du jour... et finir enfin les foins !


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