L'Avenir Agricole et Rural 11 mars 2011 à 11h09 | Par E. DAUPHIN

IDENTIFICATION BOVINE - Bouclage électronique des bovins

L'identification électronique bovine est désormais possible. Bien que volontaire, elle pose question. Réponses avec Christian Boussel, suite à la Journée Nationale des EDE.

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Identification

En effet, après une brillante carrière au sein de la Maison de l'Agriculture, il prend sa retraite à la fin du mois de mars. Originaire de la Ferme du Bois Lassus à Thilleux, l'enfant du pays ne cache pas sa satisfaction à avoir travaillé en bonne intelligence avec et pour les éleveurs de Haute-Marne, aux côtés desquels il a relevé le challenge de la traçabilité. Il part l'esprit serein, ayant formé Sébastien Rusconi, qui prendra les reines du service Identification, sous la direction de Stéphane Charrier au pôle élevage. Quant à Sophie Jobard, son poste s'enrichit de sorties terrain, afin de continuer à assurer, à la place de Sébastien, les sérologies et prélèvements de cartilage pour la certification des filiations.

Depuis quand le bouclage électronique des bovins est-il effectif ?

L'identification électronique est autorisée depuis le 1er juillet 2010, mais n'est réellement opérationnelle que depuis le 1er janvier 2011 en raison des passations de marchés négociés et de l'adaptation des outils informatiques pour la commande des boucles. Elle reste une démarche volontaire des éleveurs et fait l'objet d'une convention formalisée auprès de l'EDE. Le retour à l'identification traditionnelle est alors impossible.

En quoi consiste l'identification électronique bovine ?

Dans le cadre des naissances, une boucle électronique est apposée à l'oreille gauche de l'animal, et un pendentif conventionnel est mis à l'oreille droite. L'éleveur dispose de vingt jours après la naissance et de sept jours dans le cadre du contrôle de performances. Pour les éleveurs qui ont fait le choix d'identifier tout le cheptel, les animaux adultes doivent être identifiés dans un délai de 30 jours après réception des boucles. Seule la boucle à l'oreille gauche est remplacée par une version électronique comprenant l'identifiant national.

Pourquoi passer au bouclage électronique ?

Le système actuel de traçabilité chez les bovins est parfait. Les motivations pour passer à l'électronisation du troupeau sont d'ordre technique. Aujourd'hui bon nombre d'éleveurs travaillent déjà avec cette méthode en raison de la présence d'automates sur les exploitations : DAL, DAC et robots de traite. Ces outils permettent un suivi accru des performances du troupeau.Seule difficulté technique : il existe deux standards sur le marché : HDX et FDX. Il est essentiel de la part de l'éleveur de stipuler le type d'ondes acceptées par son équipement lors du conventionnement avec l'EDE.

Quid en cas d'introduction ?

En cas d'introduction, soit l'animal a une boucle traditionnelle, auquel cas il faut commander à l'EDE la version électronique, soit il est déjà électronisé et il faut tester si le repère est compatible avec la norme utilisée sur l'exploitation.

Combien va coûter l'identification électroniqueà l'éleveur ?

L’identification électronique est facturée à prix coûtant par l’EDE.La double identification à la naissance (repère traditionnel + électronique) coûtera 2,2 euros hors taxe, port compris.Une boucle électronique coûtera 1,70 euro. Quant aux boucles de remplacement électronique, elles seront à 3,60 euros, à commander dans les sept jours comme l'impose la réglementation.

Bouclage débouclage

Le repère électronique devrait poser moins de problèmes de perte de boucles. Il doit néanmoins être posé avec la pince homologuée par allflex, la même que pour les repères traditionnels, pour que la garantie fournisseur fonctionne.

L'identificationélectroniquedeviendra-t-elle obligatoire ?

Beaucoup d'éleveurs pensent qu'elle va le devenir car elle est obligatoire en ovins. Mais n'oublions pas que pour cette production, on partait de zéro au niveau de la traçabilité, contrairement aux bovins. Le 15 février dernier, lors de la journée nationale des EDE, le Ministère a confirmé qu'il ne ferait pas pression, contrairement aux acteurs de la filière en amont et en aval, qui y voient un intérêt technique. Parallèlement, et c'est là où réside toute l'ambiguïté, le Ministère a affirmé sa volonté de procéder dans cinq à dix ans à la dématérialisation des documents d'accompagnement, passeports et notifications. Ce qui suppose que tous les cheptels soient identifiés électroniquement..

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