L'Avenir Agricole et Rural 20 juin 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

HAUTE-MARNE - LA MSA SUD CHAMPAGNE PRÉSENTE SUR TOUS LES TERRITOIRES

Lors de son assemblée générale, la MSA Sud Champagne a mis l’accent sur la proximité de la caisse avec ses assurés, son implantation sur le territoire et ses qualités d’écoute.

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Pour Eric Petit, président de la MSA Sud Champagne, le dynamisme des élus est un atout précieux qui permet à la caisse d’être présent sur les territoires, d’être à l’écoute des besoins des assurés agricoles mais aussi des populations rurales.
Les échelons locaux sont les relais de la politique de la MSA. Ils sont indispensables pour expliquer et participer à la mise enoeuvre des objectifs de la caisse. Les actions de terrain permettent de valoriser toutes les actions menées et leur donner du sens. Eric Petit est convaincu du rôle majeur des élus dans la protection sociale agricole.

Action sur les territoires


Côté action, un contrat de développement va être lancé sur le secteur de Chateauvillain. En 2007, le programme jeune s’achève sur le canton de Montier-en-Der avec la mise en place de nombreux projets.
En matière d’action sociale, 2 006 a été l’année de déploiement des ateliers Bien Vieillir. 2 007 verra son développement avec 8 cycles.
La MSA a également souhaité soutenir des projets d’animation destinés aux établissements de retraite. Elle en finance 17 et en fiancera d’autres en 2007.
Autres actions sociales : une prime accordée à la naissance du premier enfant depuis le 1er janvier 2007 et le projet Pré Vert qui a permis la réalisation d’une fresque sur le thème « comment vivre ensemble nos différences ». La classe de 5ème 1 du collège Sacré Coeur de Langres a obtenu le 3ème prix national qui lui a valu une journée au Stade de France.
Enfin, la MSA lutte contre la précarité grâce à 16 actions impliquant les services de prestations, l’action sociale et les services médicaux.

Evolution des structures et du fonctionnement


D’un point de vue des structures et du fonctionnement, la MSA met en place son plan d’action stratégique qui fixe des objectifs jusqu’en 2010 autour de 4 axes : dynamisme et mutualisme, déploiement d’une protection sociale agricole globale, développement de l’offre de service et modernisation de la gouvernance.

Dans ce dernier domaine, de 78 caisses sur le territoire national, le réseau comportera 35 caisses fin 2009. Cette évolution se fait dans la concertation, dans le respect des valeurs de solidarité et de responsabilité inhérentes au mutualisme. Une caisse pluri départementale comme Sud Champagne peut apporter un service de qualité tout en respectant les territoires et les particularités départementales.
L’évolution de la MSA s’inscrit également dans la convention d’objectifs et de gestion signée avec l’Etat pour la période 2006/2010. Des objectifs ont été fixés : priorité donnée à l’usager, efficacité du service, exigence de simplicité, actions sur les territoires et gestion au meilleur coût. La MSA Sud Champagne a élaboré son propre contrat en s’engageant sur 120 actions. Par exemple, la règle d’une embauche pour deux départs à la retraite a été fixée.

Retraites


Pour le financement des retraites, les OPA et la MSA veulent un mode de financement stable où chacun, en particulier l’Etat, respecte ses engagements afin de pérenniser le régime agricole et ses particularités.
La MSA a accueilli avec satisfaction différentes mesures décidées par le gouvernement pour revaloriser depuis le 1er janvier les retraites de certains anciens exploitants.

Dans l’Aube et en Haute-Marne, 2 739 retraités agricoles en bénéficient. Reste à régler le problème de retraites de réversion.

La mise en place progressive à partir de 2007 des dispositifs de droit à l’information sur la retraite permettra à chacun de recevoir périodiquement, à partir de 35 ans un relevé de sa situation. A partir de 55 ans, une évaluation du montant de la retraite sera communiquée.
La MSA va également déployer la carte Vitale 2 avec photo et adresser le relevé annuel des prestations de santé.
Enfin, la MSA participera à toutes les rencontres et réunions autour de l’avenir de la protection sociale en France. Elle apportera sa contribution et son expertise sur ces dossiers et autour de l’équilibre de la branche maladie, de l’offre de santé sur les territoires, de la réforme des retraites et du vieillissement de la population.

Communication

Pour être au plus proche des assurés, la MSA souhaite développer son site Internet, des services sécurisés, des consultations en ligne. Elle veut également accueillir ses adhérents dans les meilleures conditions avec des locaux neufs et réhabilités. Elle est en réflexion depuis plusieurs mois pour améliorer les locaux du site de Chaumont.

Eric Petit conclut : « appliquer la législation avec rigueur, améliorer la qualité, moderniser nos modes de fonctionnement, s’inscrire dans les objectifs de l’institution mais aussi être à l’écoute des besoins des assurés agricoles et de la population rurale afin de proposer des services adaptés. Notre ambition est là ! ».



Les chiffres de la MSA Sud Champagne

En 2006, le nombre de personnes protégées par la MSA Sud Champagne s'élevait à 44 409 contre 44 461 en 2005.
Le nombre de chefs d'exploitation s'établit à 8 393 (3 006 pour la Haute-Marne) contre 8 523 en 2005.
L'effectif des salariés est de 15 849 contre 15 336 en 2005 et le nombre de retraités est de 47 023 (21 494 en Haute-Marne) contre 47 202 en 2005.
Les revenus professionnels augmentent de 5,4 % et enregistrent, pour la deuxième année consécutive, une évolution positive.
Toujours en 2006, le total des cotisations s'est élevé à plus de 142,5 millions d'euros soit une hausse de 7,6 % par rapport à 2005. 56 % de cette somme viennent des cotisations sur salaires et 44 % viennent des revenus professionnels.
L'évolution des cotisations des exploitants passe de 58 à 63 millions d'euros. Les cotisations des entreprises basées sur les salaires passent de 74 à 80 millions d'euros.
Les cotisations restant à recouvrer s'élèvent à 4,2 millions d'euros contre 4,6 l'année précédente.
Les prestations se sont élevées à 243,5 millions d'euros soit une hausse de 2,6 %. Ces prestations se répartissent entre les retraites (67 %), la maladie (25 %), les prestations familiales (6 %) et les accidents du travail (2 %).
L'action sanitaire et sociale et gestion de la caisse
Les dépenses techniques d'action sanitaire et sociale en 2006 se sont élevées à 2,6 millions d'euros contre 2,8 millions d'euros en 2005.
Ces dernières, d'un montant de 1,3 million d'euros, vont aux personnes âgées (56 %), aux familles (23 %), en subventions (9 %), en aides diverses (3 %) et en faveur des contrats Enfance et Temps libre (9 %).
En 2006, les dépenses pour la gestion de la caisse se sont élevées à 17 millions d'euros. Elles accusent une baisse de 4 %. Les recettes de gestion se sont élevées à 18,5 millions d'euros soit une baisse de 8,5 %. Le résultat de l'exercice se traduit par un excédent de 1,57 million d’euros provenant de l’amélioration du recouvrement pour 600 000 euros et d’une reprise d’écriture au titre de la participation de la MSA au Fonds de Solidarité des Crises Agricoles pour 400 000 euros. Le résultat courant ressort donc à 500 000 euros.

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