L'Avenir Agricole et Rural 28 septembre 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

HAUTE-MARNE - Inexorable progression

De nouveaux cas confirmés en côte d’Or, puis à Occey et Chaumont ont engendré un élargissement du périmètre interdit en Haute-Marne. Seuls les cantons de la façade Sud-Est restent en zone de protection. Nous reprenons ci-dessous les positions nationales de la Profession et les Pouvoirs Publics qui ressortent des dernières réunions de travail qui se sont tenues à la FNSEA et au ministère.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Veiller à la communication dans les médias afin que cette crise demeure sans impact pour la consommation.

Sur ce point, il est essentiel de rappeler dans toute intervention vis-à-vis de l’opinion publique que cette maladie est sans danger pour l’homme au contact des animaux et pour la consommation de viande. Les communiqués des pouvoirs publics mentionnent clairement ce point.
Le CIV est d’ores et déjà en alerte sur le suivi de cette question, depuis la forte mobilisation des médias sur la maladie et ses conséquences.

priorité à l’élaboration et la disponibilité d’un vaccin au printemps 2008

Il s’agit à la fois de préserver à l’avenir les cheptels des impacts cliniques et de permettre les mouvements des animaux
- position des pouvoirs publics
- le Ministre a souligné à plusieurs reprises avoir personnellement pris  cette question en main, avec des contacts avec les laboratoires. Un appel d'offres va être lancé par le ministère pour accélérer le processus. Trois laboratoires sont d’ores et déjà engagés dans cette recherche. A ce stade, les prévisions des laboratoires sont à une disponibilité au cours de l’été seulement.
- les autres états membres touchés par le sérotype 8 affichent la même volonté d’une disponibilité de vaccin
- la question des conditions d’application de cette vaccination est en débat à Bruxelles entre les états membres, pour fixer les modalités, et harmoniser les procédures qui seront appliquées.

nécessité de clarifier la logique des mesures sanitaires adoptées et faire évoluer impérativement les conditions sur les restrictions des mouvements.
Compte tenu de l’évolution des impacts sanitaires, et de la progression de la maladie, les mesures sont actuellement mises en question sur le terrain, avec des thèses souvent contradictoires les unes des autres. Doivent être clarifiés d’urgence les effets et la pertinence :

    - de la désinsectisation
    - des restrictions de mouvements d’animaux, et les alternatives au zonage actuel.

Les éleveurs demandent que la possibilité de mouvement et d’export des bovins issus des périmètres interdits soit également autorisée, dans le cadre des protocoles en négociation avec les autres états membres, sur base d’une analyse (sérologie/virologie) préalable, attestant que l’animal est sain.

D’autre part, les éleveurs ont impérativement besoin de disposer d’un calendrier d’évolution des mesures, notamment :
- dispositions de mouvements des animaux applicables selon les zones
- protocoles d’export Italie et Espagne
- dates et conditions de sortie pendant la période hivernale, vers l’Italie et l’Espagne
- dates et conditions de mise en œuvre de la vaccination

- position des pouvoirs publics
- la question de la désinsectisation sera particulièrement étudiée
- des protocoles sont en discussion avec l’Italie dans un premier temps, de façon à obtenir la possibilité de sortie d’animaux de la zone réglementée, sous réserve d’analyses préalables, et à la condition de mise en place d’une surveillance renforcée par cheptels-sentinelle, y compris en zone indemne.

importance capitale d’un maintien des dérogations au niveau national permettant l’abattage en zone indemne et des flux de veaux de 8 jours.

Ces conditions sont essentielles pour ne pas subir une seconde année les dévalorisations, constatées l’an passé sur ces catégories. La profession souligne qu’elle serait intransigeante sur ce point, alors que le prix des viandes issues de ces animaux finis, livrées à la distribution, n’a jamais varié.

- position des pouvoirs publics

le ministère apparaît actuellement totalement en phase avec cette priorité de maintien des dérogations de mouvements sur la France pour les animaux finis et veaux de 8 jours. Il indique que l’observatoire de l’Office spécifique FCO n’enregistre pas de décalage à ce stade sur les bovins finis entre zone FCO et indemne.

Aides immédiates à la trésorerie

Dans l’attente de la mise en œuvre des solutions plus structurelles, un ensemble de mesures d’aides à la trésorerie sont impératives, dont notamment :
    - avances au 16 octobre sur primes PAC couplées (PMTVA part européenne, PMTVA part nationale, PAB, PCO) et découplées (DPU).
    - allègement de charges : MSA, impôts fonciers,...
    - formules de prêts bonifiés à taux zéro
    - et dérogations sur les mesures réglementaires (chargement, bâtiments désaffectés,...)

- position des pouvoirs publics
- en attente d’une position de Bruxelles sur les avances de primes   - préparation de mesures FAC éventuelles
- mesure de dérogations réglementaires, confirmée par le ministre

mise en œuvre d’un «fonds d’intervention pour crise sanitaire», incluant une mobilisation de Bruxelles sur cette crise

- indemnisation des pertes liées aux impacts sanitaires.
Ce fonds doit permettre d’intervenir en priorité dans l’immédiat pour des indemnisations des impacts sanitaires. Il est impératif de mettre en synergie différentes mesures : crédits de Bruxelles, fonds de l’Etat, caisse de solidarité professionnelle,... et d’agir vite. Les surcoûts sanitaires doivent également être pris en charge.
Les modalités de recensement et d’attestation des pertes sanitaires doivent être fixées dans les meilleurs délais.

- mesures pour la gestion du marché et l’adaptation des exploitations
Il est par ailleurs indispensable de mobiliser des crédits pour une action visant à réguler la situation du marché des bovins qui demeureraient bloqués par les restrictions, en particulier maigres et veaux.

Une aide à la mise en engraissement ou report est indispensable, en particulier pour les animaux des PI. La situation est complexifiée par la hausse considérable des coûts d’alimentation. La disponibilité en bâtiments sera aussi déterminante : besoin de crédits PMBE supplémentaires. L’urgence d’une réponse a été soulignée avec la période actuelle d’ensilage de maïs.
Un engagement de l’aval de la filière pour une sécurisation des marges de l’engraissement est en parallèle indispensable.

- position des pouvoirs publics

    - le ministère considère essentielle la mise en œuvre d’un tel fonds de crise, ainsi que le Président de la République l’a souligné (au Space).
    - un travail de coordination des interventions dans le domaine sanitaire est engagé
    - le ministre a par ailleurs saisi la Commission européenne de la nécessité d’intervenir dans la gestion de cette crise, de sortir du carcan de minimis, et de cofinancer les impacts économiques et sanitaires, et les mesures de gestion du marché. Cette question est inscrite à l’ordre du jour du Conseil des 25-26 septembre.
    - Les discussions nationales sont engagées notamment sur une mesure d’aide à l’engraissement.
    - Les pouvoirs publics souhaitent une mobilisation de l’interprofession, et d’autres acteurs
    - Le PMBE doit d’autre part être utilisé pour favoriser cette action de régulation.

JLB

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2522 | novembre 2018

Dernier numéro
N° 2522 | novembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui