L'Avenir Agricole et Rural 22 juillet 2010 à 10h10 | Par E. DAUPHIN

Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles - Piéger le rat taupier

Depuis l’invasion de 1988, le rat taupier semble être contenu. On le voit néanmoins apparaître ça et là dans les vergers et jardins. Comment le reconnaître et s’en débarrasser ? Un point sur la technique du piégeage.

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Les dents du piège sont écartées à l’aide d’une pince et maintenues écartées par un carré métallique. Cette opération délicate nécessite beaucoup d’attention. Il est préf& Le piège doit se déclencher dans les quelques heures qui suivent sa pose. Dans le cas contraire, cela signifie que la galerie n’est plus utilisée.

Evaluer la densité

Le campagnol terrestre (rat taupier ou encore arvicola terrestris) se distingue de son cousin des champs par sa taille et son habitat. Il creuse des galeries avec ses dents en rejetant une terre émiettée par petits monticules. Ces tumuli et les trous de diamètre important constituent des indices de présence caractéristiques qui permettent d’évaluer le taux d’infestation selon une méthode en ligne définie comme suit par l’arrêté ministériel du 17 décembre 2001.

«L’observateur réalise un parcours en traversant la parcelle dans le sens de la plus longue diagonale. Tout en marchant, il divise ce parcours en intervalles réguliers de cinq grands pas. Pour chacun de ces intervalles, il note la présence ou l’absence d’indices de campagnols terrestres (tumuli, trous…) sur une bande de 2,50 mètres de part et d’autre de la diagonale».

La bromadiolone autorisée … sous conditions

La bromadiolone reste autorisée après accord du SRPV. L’arrêté susvisé préconise un traitement précoce sachant que le piégeage reste aussi une solution.

Le traitement ne peut être réalisé que si la densité est inférieure à 50% selon la méthode en ligne décrite si dessus. Il est donc impératif d’intervenir de manière précoce avant que la parcelle ne soit trop dégradée.

Pour obtenir une autorisation de traitement il est nécessaire de réaliser un bilan des zones de présence de l’animal (en août et février).

Il faut rappeler que la lutte contre le rat taupier est collective et qu’il faut traiter l’ensemble des parcelles concernées dans une zone pour obtenir une efficacité satisfaisante.

Ces traitements sont maintenant réalisés avec un appât «blé» ; les carottes n’étant plus autorisées depuis 1998.

En Haute Marne, de nombreuses charrues sont actuellement entreposées dans un hangar par le GDON (ex GDEC) (Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles) ; elles ont peu servi depuis 1989. L’une d’entre elle, est modifiée pour enfouir du blé traité.

Pour le moment nous n’en sommes pas encore à ce stade mais la vigilance s’impose.

Qui prévenir ?

Si vous constatez des attaques anormales, téléphonez au service Production Végétale et environnement de la Chambre d’Agriculture, qui intervient pour le compte du GDON, actuellement présidé par Thierry REMY et fédéré au sein de la FREDON CA (Fédération des GDON de Champagne Ardenne).

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