L'Avenir Agricole et Rural 24 mars 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

GRANDES CULTURES : ZONES INTERMEDIAIRE, un rééquilibrage des politiques publiques est nécessaire

Depuis la réforme de 2003 et le découplage des aides, en plus des conditions naturelles moins favorables que d’autres zones de production comme le vignoble ou les sols de la champagne crayeuse, la Haute-Marne est souvent impactés par des arbitrages politiques tant nationaux qu’européens qui ne prennent pas totalement en compte l’ensemble des handicaps naturels de notre territoire.

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La Haute-Marne se caractérise par des sols à faible potentiel, principalement argilo-calcaires, ce qui rend les terres sensibles aux excès d’eau et de sécheresse. Le territoire haut-marnais n’est pas totalement en zone défavorisé, ni en zone de montagne ou en zone de plaine, ce qui impact le montant des aides (ICHN, DJA…). La Haute-Marne est néanmoins cernée par des contraintes environnementales (Natura 2000, zone de captage, zone vulnérables…).

Sortir des stéréotypes

Les stéréotypes sur les «céréaliers» sont nombreux mais généralement bien loin de la réalité. La superficie moyenne des structures du département est certes importante : 174 ha en moyenne contre 84 ha en France. Toutefois, elle résulte des faibles résultats à l’hectare qui a contraint les exploitants à s’agrandir pour maintenir leurs chiffres d’affaires. Avec des prix de vente au plus bas, dans la région «Grand-Est», près de 40% des exploitations céréalières ont connu un revenu négatif en 2014. Le revenu en 2015

Contrairement aux idées reçues, les résultats économiques sont très dépendants des soutiens publics et ce même les «bonnes années». En effet, en l’absence d’aides PAC lors des 10 dernières années, le revenu par hectare des «scopeur» français n’aurait été positif que lors de quatre années (2007, 2010, 2011 et 2012). Au point que le revenu moyen sur cette période serait largement en dessous du seuil de rentabilité : -103 Ä/ha/an. Le constat est encore plus alarmant dans les zones céréalières à moindre potentiel. Ainsi, le revenu aurait été très légèrement positif en 2007 (+15 Ä/ha) et en 2008 (+8 Ä/ha). Le revenu moyen sans aide serait quant à lui de -143 Ä/ha/an. Les aides sont donc une des composantes indispensables du revenu et plus encore dans les zones intermédiaires.

 

Vous trouverez la suite de cet article ainsi que celui des MAEC en consultant notre page 04 de notre hebdomadaire de cette semaine Bonne lecture.

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