L'Avenir Agricole et Rural 09 novembre 2006 à 00h00 | Par F.Thevenin

GDS - 64 % des élevages et 64 % des bovins !

Le GDS a organisé quatre réunions cantonales sur le département. Au programme : le bilan du Groupement, le point sur la fièvre catarrhale et la gestion des «déchets d’activités de soins».

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Au total, le GDS Haute-Marne, pour la saison 2005/2006, c’est 167 160 euros d’aides directes aux éleveurs (+ 30 000 euros) et une hausse de 4 % du nombre d’adhérents.
Au total, le GDS Haute-Marne, pour la saison 2005/2006, c’est 167 160 euros d’aides directes aux éleveurs (+ 30 000 euros) et une hausse de 4 % du nombre d’adhérents. - © Frédéric THEVENIN
Depuis l’an 2000, les adhésions au GDS Haute-Marne ne cessent d’augmenter prouvant ainsi l’enracinement du groupement sanitaire. Pour la saison 2005/2006, 64 % des bovins haut-marnais y sont inscrits soit 132 000 ainsi que 64 % des élevages. Rappel : en 1998, seulement 84 000 bovins étaient inscrits ! Les cantons de Bourbonnes-les-Bains, Clefmont et Montigny sont toujours à la traîne…
En matière de prophylaxie IBR, la maladie causant le plus de dégâts dans les troupeaux, 174 cheptels sont positifs ou en cours de vaccination sur les 1 480 présents en Haute-Marne soit 11,75 %. Cela représente 6 000 bovins sur les 208 000 soit 2,8 %.
Chose importante : en deux campagnes, depuis la prophylaxie et la vaccination obligatoires, 64 cheptels et 2 200 bovins positifs sont devenus négatifs. À l’inverse, 13 cheptels et 1 617 bovins sont des « nouveaux » positifs ; signe que la maladie se propage encore et qu’il faut la prendre au sérieux d’autant plus que la Haute-Marne est championne en entrée d’animaux. Les éleveurs doivent faire particulièrement attention à leurs achats puisque 721 animaux venus de Tchéquie ou des départements voisins étaient «plombés».

Actions multiples

Outre les plans IBR (53 sur les 174 cheptels positifs), le GDS poursuit ses actions avec :
- 51 plans BVD
- 7 protocoles avortement
- 15 plans paratuberculose
- 25 cheptels en «caisse coups durs».
D’ailleurs, le nombre grandissant de dossiers en « caisse coups durs » pose problème au GDS. Les chiffres s’envolent et enflent (45 000 euros) pour des aides en cas de pépins comme la saisie pour infection parasitaire, les échecs de vaccination, les problèmes de paratuberculose. Jusqu’à présent, la prise en charge était de 80 % sur plusieurs années. Pour des problèmes de financement, ce pourcentage devrait diminuer et seule la première année de la pathologie devrait être prise en compte.
Le GDS s’occupe également de l’impression des Asda (vignette verte) et de la validation des introductions. La saison dernière, 16 000 animaux ont été introduits dans des cheptels. 8 500 venaient directement d’un cheptel haut-marnais ; d’autres venaient des départements voisins (Côte-d’Or, Vosges…) et un millier vient d’autres pays comme la Tchéquie (134), les Pays-Bas (21), la Belgique (17), l’Allemagne ou le Danemark. A noter que parmi ces 16 000 entrées, 79 cheptels ont acheté plus de 50 bovins.

Une bonne introduction

D’ailleurs, au sujet des introductions, Caroline Poinsot, directrice du GDS, revient sur les données à connaître et les procédures à ne pas rater. Lorsqu’un bovin arrive sur une exploitation, il faut faire venir le vétérinaire pour une prise de sang. Ce praticien prélève un tube et prend l’Asda (vignette verte) du passeport. Le tout part pour le laboratoire pour des résultats qui sont envoyés au GDS qui l’enregistre sur sa base informatique et envoie un nouvel Asda à l’éleveur.
Si les résultats des analyses ne sont pas bons, les résultats sont communiqués à la DDSV qui contacte l’éleveur pour gérer les anomalies.
Dans tous les cas, les analyses portent sur l’IBR et, en cas délai de mouvement de plus de 6 jours entre la sortie et l’entrée, sur la tuberculose et la brucellose.
En cas de résultats qui tardent, il est conseillé de contacter les laboratoires. Si l’Asda tarde à «revenir», il faut vérifier que l’introduction a été notifiée, vérifier les analyses puis appeler la DDSV.

Frédéric THEVENIN

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