L'Avenir Agricole et Rural 03 janvier 2020 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

FORMATION : Stockage, une journée enrichissante

Mardi 17 décembre, 9 stagiaires ont bu les paroles de Marc Guindot venu les initier aux secrets d’une installation de stockage réussie. Des stagiaires de tous horizons, haut-marnais, aubois et marnais, en conventionnel ou en agrobiologie. En fin de journée, ils repartaient satisfaits.

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«Plancher sur ses chiffres» est la clé pour bien dimensionner son installation de stockage.
«Plancher sur ses chiffres» est la clé pour bien dimensionner son installation de stockage. - © G EC

Organisée pour la première fois, la formation « Choisir une solution de triage séchage et stockage adaptée à son système » a fait le plein avec 8 stagiaires accueillis dans l’Aube le 10 décembre et 9 reçus en Haute-Marne le 17.

Pour l’intervenant, Marc Guindot, il faut, avant toute chose, évaluer ses besoins et chiffrer la valeur ajoutée. Une tête de silo comprenant une fosse, un convoyeur, 2 élévateurs, un nettoyeur et le transporteur de reprise chiffre de 80 à 100 000 euros selon les options retenues. Cette tête de silo est incontournable pour toute installation de stockage. Derrière il faut prévoir les cellules, ou, à défaut, des cases ventilées. Installée en extérieur une cellule d’une capacité de 100 tonnes coûte environ 15 000 euros.

Pour Marc Guindot « Une bonne installation de tri, séchage et stockage est indispensable en agriculture biologique. Bien conçue, elle ne peut qu’être rentable compte tenu des primes versées par les acheteurs ainsi il y a moyen de gagner jusqu’à 20 euros de la tonne nets des coûts de stockage ».

Chaque stagiaire a pu appréhender sa plus-value possible à partir d’une « calculette » conçue par la Chambre d’agriculture. Tous les stagiaires en agriculture biologique, ont ainsi, pu vérifier le gain envisageable. Pour les stagiaires en agriculture conventionnelle, la  plus-value est moins importante sur les récoltes traditionnelles, par contre le stockage permet de diversifier son assolement et d’envisager la culture de variétés spécifiques pour des marchés de niches, des variétés souvent plus rémunératrices que les variétés communes.
Marc Guindot précise «  Se doter d’une installation performante peut aussi permettre de développer une activité de prestations de services. Certains le font déjà et ne regrettent pas ce choix qui aide  à amortir la tête de silo ».
Outre les indicateurs économiques, Marc Guindot a présenté les nombreuses options possibles pour le nettoyage, le triage, décrivant les atouts et contraintes de chaque équipement selon les récoltes à traiter.

Chacun a aussi pu s’approprier le pour et le contre des différents types de fosses et de cellules.
Le 11 février, une autre formation sera proposée à ceux qui envisagent d’investir collectivement, afin qu’ils puissent appréhender les réglementations, les outils de traçabilité. Il s’agira aussi d’appréhender les incidences commerciales d’un tel choix.

 

 

Formation conversion :

pour plus de renseignement, consultez notre numéro de cette semaine en page 05

Paroles de stagiaires


« C’était intéressant de voir comment nos débouchés doivent être bien appréhendés avant de concevoir son installation,et comment il faut savoir se projeter sur demain et concevoir un système souple et adaptable » nous dit Jean Baptiste, polyculture éleveur conventionnel du nord Haute-Marne.
«  Je n’imaginais pas qu’une installation de triage, séchage et stockage pouvait être si complexe et comporter tant d’options, je me réjouis d’être venu ! Je suis désormais certain qu’il faut mieux se faire accompagner techniquement pour un tel projet  » témoigne Florent, céréalier marnais en cours de conversion.
« Je ne regrette pas cette journée. Nous avons pu avoir beaucoup d’apports techniques et j’ai apprécié les échanges avec mes collègues  » déclare Nicolas, agrobiologiste du sud Haute-Marne.
« Pour moi c’était important de venir et je suis pas déçu, je vais pouvoir envisager plus sereinement mon projet et affiner ma stratégie commerciale et la diversification de mes cultures » explique Bernard, céréalier conventionnel du plateau langrois.

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