L'Avenir Agricole et Rural 24 mai 2012 à 14h39 | Par L'Avenir Agricole et Rural

FOIRE DE CHAUMONT - UN POLE AGRICOLE ATTRACTIF

Chaumont a vibré au rythme de l’Espagne et des animations agricoles quatre jours durant. Une tradition désormais bien instituée. Malgré des prévisions plutôt pessimistes de la part de météo France, la manifestation est littéralement « passée entre les gouttes », totalisant 19 000 visiteurs.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Ets BUGNOT © ED Collecte des déchets plastiques © ED Cage de contention 100% terroir © ED Interprofession laitière © ED Tablons Haut-Marnais © ED Lauréats du concours photo © ED Les confréries de sortie © ED Olympiades des métiers agricoles © ED Sculpture sur végétaux © ED Traditions d'hier et d'aujourd'hui © ED Danseurs © ED Dressage © ED Société Avicole © ED TOUR ESINOVA - Championne espoir © BT C 7569 - Meilleure mamelle jeune © BT EDEN RED - Meilleure mamelle espoir © BT WASSER ALL FLOWER - championne génisse © BT BEL VERTE - Championne adulte © BT CANNELLE - Meilleure Mamelle Jeune © BT BELLASAMINE - Meilleure mamelle adulte © BT CHARMANTE - Grande Championne © BT VANILLE de Meuvy - EARL Paillard © ED NOEMIE de BRAINVILLE - Jean-Lou ROYER © ED SUBTILE DE SERY - Sébastien COLINET © ED UXANE de FRESNOY - GAEC de l'ARDENNAIS © ED JULIETTE de FRESNOY - GAEC de l'ARDENNAIS APOLLON de Villers - Serge BABLON © ED

La foire de Chaumont table sur un public familial ; spectacles et animaux ont attiré et retenu les visiteurs. Sur le pôle agricole, veaux, vaches, cochons mais aussi moutons, lapins, pigeons, canetons, cailles et autres volatils ont fait la joie des plus jeunes.

Tous eco - responsables

Faire connaître aux visiteurs quelques-uns des efforts réalisés dans la filière agricole et la construction en matière de protection de l’environnement était au cœur des animations mises en œuvre sur le pôle agricole, avec des démonstrations parfois spectaculaires comme le compactage des déchets plastiques ou encore le déchiquetage de résineux.

Économiser l’énergie

Philippe Evon, responsable de l’entreprise LBA à Rennepont, a animé une conférence sur le concept de « Maison Passive » à ossature bois. Cet ébéniste de métier a suivi une formation allemande. Deux de ses réalisations sont visibles, à Lusigny sur Barse ainsi qu’à Chaumont, rue Bartholdi. Les principes de base de la maison passive relèvent d’un bon sens longtemps oublié des constructeurs : une orientation plein sud avec un maximum d’ouvertures donnant sur la pièce à vivre, tandis que les pièces « techniques » salles de bain, chambre et garage sont disposées au nord, avec un minimum d’ouvertures. L’ossature bois est réalisée pour l’instant à partir d’essences en provenance de Finlande pour des raisons économiques, mais Philippe Evon étudie la possibilité de travailler du douglass en provenance du Morvand. Le meilleur isolant à insérer dans l’ossature bois est selon l’intervenant la ouate de cellulose, obtenue à partir du recyclage de vêtements broyés, de chanvre et de cartons. La paille est également un matériau isolant intéressant, cependant elle devient une ressource rare dont le débouché prioritaire doit rester l’élevage. Concernant les ouvertures, l’intervenant ne conseille pas le triple vitrage, qui réduit la luminosité et le passage des infrarouges (chaleur du soleil), mais conseille plutôt d’investir dans des fenêtres au coefficient R le plus bas possible*. En France, le standard est à R=1,2 mais outre Rhin, on peut trouver des indicateurs peut baisser à 0,8. *R = e/lambda (e = épaisseur matériau) divisée par le coefficient lambda du matériau de structure ou de l’isolant.

 


 

Produire de l’énergie localement

La plaquette forestière était à l’honneur tout au long du week-end avec la présence de nombreux acteurs locaux de cette filière, rassemblés au cours d’une table ronde à l’initiative de la Chambre d’Agriculture ; Eric Bugnot, fabricant de broyeurs, Jean-François Fontaine et Serge Nicard, agriculteurs et fournisseurs de plaquettes, la ville de Chaumont, porteuse d’un projet de chaufferie, représentée par Christine Guillemy, la plateforme du CAT de Breuvannes en Bassigny, Claude Barbier du CRPF, Monsieur Piot d’Alpha pellets ainsi que Patricia Andriot du Conseil Régional.

La demande de bois déchiqueté pour l’alimentation de chaufferies collectives progresse au rythme des projets de chaufferies portés par les industriels et les collectivités. En tout, 14 projets ont vu le jour sur le département et cinq sont en cours d’étude. Deux d’entre eux sont portés par le Conseil Général et concernent des collèges, un autre entrerait dans le cadre du projet Animal Explora.

La plaquette est particulièrement adaptée à la valorisation du bois d’éclaircie et aux résineux dès lors qu’elle n’entre pas en concurrence avec le bois d’œuvre et la trituration, explique Pauline Bonnet, chargée de mission bio-énergies. Cette source d’énergie est génératrice d’emplois locaux en amont et en aval dans les collectivités et la filière bois, dans la mesure où les transports sont minimisés. Pour être rentable, la plaquette doit en effet être brûlée à proximité de son lieu de prélèvement et de déchiquetage. Les communes qui disposent souvent d’un patrimoine boisé à entretenir ont très bien saisi l’enjeu de cette énergie d’avenir, encouragées dans leurs projets par l’accompagnement financier de l’ADEME.

Collecte des déchets plastiques

Le recyclage des déchets agricoles est un enjeu d’avenir contribuant à économiser l’énergie fossile. A titre d’exemple :

-Quatre bidons de 20 litres permettent de fabriquer un mètre de tubes pour l’industrie,

-cinq big bags recyclés permettent de fabriquer 2 m2 de plaques isolantes pour le bâtiment

-enfin, 100 kg de bâches plastiques issues de l’ensilage et de l’enrubannage permettent de fabriquer 650 sacs poubelles de 100 litres.

Les coûts de transport de ces déchets constituent un poste stratégique. L’équilibre financier d’une filière de valorisation est cependant conditionné par l’éco-contribution des fabricants. Sur le plan technique, les bâches agricoles représentent un important volume pour une faible densité, contrairement aux big-bags. C’est pourquoi, à la demande de la FDCUMA, l’entreprise « Tour Fer » spécialisée dans la conception de machines outil à destination du monde agricole, s’est penchée sur la réalisation d’une presse spécifique pour les bâches et les filets. Cet équipement mobile, basé à la CUMA de Fayl Billot, est appelé à voyager d’une ferme à l’autre afin de constituer des ballots de 500 kg, plus facile à transporter de l’exploitation au lieu de collecte et de valorisation.

Les filets et ficelles, assimilables également par la presse (notre photo) seront pris en charge dans le cadre de la collecte Adivalor à partir de 2013, grâce à l’instauration d’une taxe de contribution à la filière de recyclage versée par les fabricants de ces produits.


Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2526 | décembre 2018

Dernier numéro
N° 2526 | décembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui