L'Avenir Agricole et Rural 08 août 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

FETE DE L'AGRICULTURE - La Fête des Jeunes et des Anciens

Interview --> En tant que président cantonal des Jeunes Agriculteurs, à Montigny-le-Roi, Bruno Didier est le président du comité d’organisation de la nouvelle édition de la Fête de l’Agriculture qui a lieu le 19 août à Montigny. Il s’est chargé du pilotage, en association avec Michaël Horiot, pour le canton de Clefmont.

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Bruno DIDIER, 33 ans, marié et bientôt trois enfants.
Bruno DIDIER, 33 ans, marié et bientôt trois enfants. - © FREDERIC THEVENIN
Avenir Agricole : D’abord, d’un point de vue pratique, où se déroule cette nouvelle édition de la Fête de l’Agriculture ?

Bruno Didier : Juste avant Montigny, en venant de Clefmont ou de Nogent. Les parcelles ont été mises à disposition par Alain Henry et le Gaec du Coteau. Nous les en remercions.
L’accès à la Fête se fera au croisement des routes de Neufchâteau, de Chaumont et de Montigny, avec un parking et une zone d’animation.
Ce lieu a été choisi pour son accessibilité et pour sa visibilité depuis les axes routiers. Le grand public de passage pourra s’y arrêter…

A.A : Quel est l’objectif de cette Fête ?

B.D : Le but est de réunir le milieu agricole. Mais, nous voulons aller plus loin en faisant de cette Fête, la fête des jeunes et des anciens. Elle est l’occasion de montrer que les agriculteurs peuvent être solidaires et travailler ensemble. Ils vont prouver au grand public qu’ils savent s’organiser, communiquer et redorer leur image.
L’objectif est également d’en faire une fête particulièrement conviviale.

A.A : Le thème « 50 ans d’agriculture en action » est venu comment ?

B.D : En fait, le thème apparaît depuis plusieurs années, lors des réunions de programmation. En 50 ans, l’agriculture à évoluer comme aucune profession ne l’a fait. Et d’ailleurs, elle continue à le faire avec l’avancée des technologies. En quelques années, nous sommes passés du labour à cheval au GPS, ordinateur de bord et du non-labour… C’est ce que nous allons essayer de montrer !
Plusieurs ateliers seront présentés aux visiteurs. Certains seront en action. Par exemple, l’atelier « labour » permettra de proposer les charrues à deux fers tractés par des chevaux et d’impressionnants attelages. L’atelier « fenaison » sera également mobile. Pour l’atelier « moisson », la batteuse des années 50 fera face à une moissonneuse-batteuse avec une barre de coupe de 9 m. L’atelier « presse » verra se côtoyer les petites bottes et les grosses balles cubiques. Sur l’atelier « déchaumage », les canadiens 4 dents seront au côté des machines de plus de 10 mètres.
Au total, une centaine de matériels seront présentés. D’ailleurs, si des collectionneurs et des particuliers veulent se joindre à nous, ils sont les bienvenus. Nous avons toujours besoin de bras et de matériels…
Appelez le 03 25 35 03 82…

A.A : D’autres rendez-vous ?

B.D : La Fête est aussi le rendez-vous des enfants avec de multiples stands qui leur sont destinés. Ils retrouveront un chamboule tout, un château gonflable, un concours de dessin, un atelier maquillage et de multiples animations.
Autre rendez-vous : dans la matinée, à 10 h 30, le forum sur les agros matériaux.
La Chambre d’Agriculture va y décrire les nouvelles filières agricoles avec les biocarburants, l’emploi de la biomasse, l’utilisation de matières premières pour isoler les maisons, la filière autour du bois et les nouveaux chauffages. De nouveaux exposants comme des chauffagistes seront présents au côté des habituels comme Coop 52, Vauthier-Sepac, Groupama, la MSA et d’autres organismes agricoles.

Parmi les animations, le public pourra vivre un baptême de l’air en hélicoptère, se balader en calèche, faire un tour de quad ou assister à des séances de déchiquetage de bois, de tontes de moutons…
Ne pas louper non plus, le retour du concours de labour avec une vingtaine de concurrents à plat et en planche. Dans chaque catégorie, un garçon et une fille seront récompensés.
Enfin, il ne faut pas oublier que le public pourra se restaurer à midi avec un bœuf du terroir grillé et le soir avec un mouton à la broche. La journée se clôturera avec un spectacle de Bibi Milési et un feu d’artifice.

A.A : Quels sont les enseignements que l’on peut tirer lorsque l’on organise ce genre de manifestation ?

B.D : L’organisation de cette manifestation a permis à une trentaine de jeunes de se rencontrer et de travailler ensemble. Il a même fallu aller chercher la nouvelle génération et les insérer au sein d’un grand projet. Nous les avons responsabilisés et permis de se sentir utile pour construire d’autres évènements.
Par contre, le plus compliqué est, sans doute, de trouver des partenaires et des financements en plus de la masse de travail que cela procure. La plus belle récompense sera de voir les gens s’amuser et découvrir un petit bout de l’agriculture haut-marnaise…
Des choix difficiles

n Bruno Didier s’est installé en 1998, sur l’exploitation familiale, au sein du Gaec Didier, à Lécourt. Depuis le départ à la retraite de sa mère, la dénomination a changé pour l’Earl Didier. Il est marié et sera père, dans quelques semaines, pour la troisième fois.
L’exploitation est une ferme traditionnelle de Haute-Marne, en polyculture élevage, avec la production de lait grâce à 40 vaches laitières Prim’holsteins, de viande grâce à 20 vaches allaitantes charolaises et des cultures sur 70 hectares.
Bruno Didier se présente comme un « coopérateur affirmé ». Il vend son lait à Bongrain, sa viande à Alotis et ses céréales à EMC2.
Aujourd’hui, l’exploitation est parfaitement fonctionnelle. Les gros investissements sont effectués et les mises aux normes sont terminées. Mais, pour l’avenir, de nombreuses questions se posent à cet exploitant de 33 ans.
En premier lieu, Bruno Didier ne cache pas son irritation face au prélèvement de 15 000 litres qui aura lieu à la suite du départ en retraite de sa mère, dans un contexte actuel où les réserves sont importantes et que les besoins des transformateurs et des marchés sont au sommet.
La seconde interrogation concerne l’évolution de la structure et ses conditions de travail. Comme de nombreux agriculteurs dans cette tranche d’âge, Bruno Didier se demande s’il doit s’associer ou embaucher un salarié.

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