L'Avenir Agricole et Rural 15 avril 2010 à 10h19 | Par ESTELLE DAUPHIN

FEDERATION DES CUMAS - LES CUMA ONT LE VENT EN POUPE

L’assemblée générale de la fédération départementale des CUMA a permis de faire le point sur les activités de l’année écoulée, sur les différents niveaux d’intervention ainsi que sur l’implication du réseau dans les dossiers environnementaux.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

La Haute-Marne compte 74 CUMA. Leur chiffre d’affaire moyen, base 2008 est de 46000 euros /an pour 21 adhérents. 
Les équipements les plus achetés sont les épandeurs à vis verticales, les semoirs à maïs et les plateaux.
Des tendances récentes sont à l’achat de distributeurs d’engrais à pesée, de semoirs TCS et d’aplatisseurs.
Plus de 60 % des Cuma ont investit en 2009. Les investissements sont parmi les plus importants avec 2,85 millions d’euros principalement en renouvellement à hauteur de 76 % du montant investit. Trente six nouveaux outils sont néanmoins apparus dans les CUMA.
En 2009, l’enveloppe régionale de MTS Cuma n’a pas été consommée en totalité (prêts bonifiés pour les automoteurs en plaine à 1,81% et dans les zones défavorisées à 1,31%.)
Quant à l’enveloppe régionale d’aide à la mécanisation de groupe, restée identique à l’année précédente, elle atteint 150 000 euros pour une vingtaine de dossiers déposés.
L’investissement en 2010 sera certainement maintenu grâce aux récentes mesures régionales d’aide à la valorisation de l’herbe.
Enfin, l’enveloppe de 20000 euros, allouée par le conseil général et destinée aux investissements pour les énergies renouvelables n’ayant pas été utilisée. Elle concerne aussi le  matériel de binage simple ou mixte, ainsi que les outils de désherbage mécanique Grande Culture.

Les activités menées
par la FDCUMA

L’accompagnement de la fédération départementale au plus près du terrain s’est traduit par la participation de l’animateur départemental, Eric Aubry, à une soixantaine d’assemblées générales de CUMA.
De plus, la FDCUMA participe activement à plusieurs actions techniques, apportant son expertise en matière de mécanisation : essais, constitution de références, plate-forme SPEICE.
Enfin, l’animateur a réalisé des interventions techniques dans les établissements de formation, dans le parcours PPP à l’installation et lors des manifestations départementales.

Perspectives :

Les projets ne manquent pas. La FDCUMA accompagne une réflextion sur les GPS, portée par plusieurs Cuma. D’autre part, le passage au progiciel de gestion intégrée Cumanet, qui va remplacer Eurocuma permettra de réaliser plus d’animations.
Le Président, Dominique Guenat, a observé que dans le contexte actuel et compte-tenu des résultats prévisionnels annoncés par le Cerfrance, le système CUMA est plus que jamais d’actualité. Il rappelle aux adhérents que ce système repose sur un principe de solidarité et qu’en temps de crise il faut savoir se serrer les coudes, notamment par rapport à des retards de paiement d’agriculteurs en difficultés et que l’animateur peut intervenir en cas de problème.

Travail en réseau

Le Réseau Cuma Grand Est s’est attaché les services d’une animatrice depuis le mois de mai et vient de terminer sa première année d’activité. Cette structure, présidée par le haut-marnais Pascal Perrot, regroupe 26 départements du quart nord est de la France tandis que la FRCUMA Nord bassin parisien à laquelle nous appartenions est dissolue.
Sa première mission consiste en la réalisation d’une nouvelle édition du Guide des prix de Revient sur la zone grand Est, un document qui sera diffusé à 15 000 exemplaires. Issu des comptabilités de la région, il permet de comparer les outils en matière de prix d’achat et de coût d’entretien.
D’autre part, la FRCUMA de Champagne Ardenne prend corps avec la récente remise en place de la FDCUMA de la Marne. Présidée par Etienne Bailly, son but est de conforter sa place en région avec une proximité dans les départements.
«Car même si l’importance de l’échelon départemental a été réaffirmée, il faut s’organiser pour être les interlocuteurs des instances territoriales, des pouvoirs publics et des OPA au niveau régional, là où se prennent les décisions afin de faire redescendre un maximum d’argent dans les CUMA» explique Etienne Bailly.

Rapport financier :

Les produits de la FDCUMA s’élèvent à 80 000 euros, dont la moitié  provient des Cuma adhérentes et 22 % du fond de développement versé par la Chambre d’Agriculture.
Le résultat est positif de 3704 euros.
La FDCUMA passe à la TVA à partir de 2010.
Jean-Louis Courtoux, Président de la Chambre d’Agriculture a conclu la rencontre. Il a rappelé que la dotation financière attribuée à la FDCUMA par la Chambre d’Agriculture provient de l’enveloppe du Conseil Général, dans le cadre du Programme Départemental de Développent Agricole. Il a regretté que la suppression de la taxe carbone entraîne la disparition du Plan de Performance Energétique, alors que des projets de méthanisation sont engagés ainsi que tout un programme de diagnostics énergétiques pour lesquels plusieurs agents ont été formés sur le département.
La mécanisation étant une des principales charges pour les exploitations, un travail d’analyse en collaboration avec le réseau des Chambres d’Agriculture reste à accomplir.

Enfin, il a souligné que si le réseau de CUMA en Haute-Marne était le plus dynamique de la région, c’était certainement lié au fait qu’en zone intermédiaire, la mise en commun des facteurs de production est vitale à la pérennité des exploitations.

e phytobac peut être relié à l’aire de lavage, ce qui permet de canaliser et de retraiter les eaux usées.
e phytobac peut être relié à l’aire de lavage, ce qui permet de canaliser et de retraiter les eaux usées. - © Estelle DAUPHIN

Les nouvelles aides du conseil régional en 2010 destinées à encourager la valorisation de l’herbe

Elles concernent :

- enfonce pieux, appointeuse, écorceuse, dérouleuse de barbelés
- herses étrilles, régénératrices ou ébouseuses
- Faucheuse simple ou conditionneuse
- Faneuse, andaineur
- Presse balles rondes ou haute densité
- Plateau de transport
- Fourche et accessoires de manutention spécifique

Ces aides prennent la forme de taux de subvention pour les projets CUMA à hauteur de 30% du montant hors taxe de l’acquisition dans la limite d’un plafond de 50000 euros par outil sauf pour les presses haute densité qui bénéficient d’un plafond de 80 000 euros ht. En cas de renouvellement de matériel l’aide ne concerne que la soulte du projet.



La FDCUMA s’investie dans les évolutions liées à la réglementation environnementale. Diminution du nombre de passages et réductions d’intrants sont au cœur des préoccupations en matière d’achat de matériel. C’est pourquoi Frédéric Berhaut, ingénieur conseil à la Chambre d’Agriculture est venu présenter les dispositifs de phytobacs.

Le phytobac, auxiliaire d’une pulvérisation efficace

Frédéric Berhaut a présenté une alternative à la dilution du fond de cuve au champ, qui doit se faire, rappelons le au 1/100ème et est très consommatrice en eau et en carburant. Il s’agit du phytobac, dont l’efficacité a été observée contre les pollutions ponctuelles : le département de l’Aisne, confronté à des problèmes de potabilité, a accompagné un programme d’aménagement des cours de ferme qui a permis de diviser par 13 la pollution dans les nappes phréatiques.

Contrairement à d’autres dispositifs qui génèrent des DIS (Déchets Industriels Spéciaux) dont il faut se débarrasser en déchèterie, le phytobac fonctionne grâce à la dégradation effectuée par les microorganismes dans le sol. Dimensionné en fonction des besoins de l’exploitation (surface à traiter et éventuellement prise en compte des opérations d’ETA), il est constitué d’un bac en béton étanche et couvert pour augmenter la température à l’intérieur, dans lequel on incorpore chaque année de la terre de l’exploitation et de la paille. Le brassage de ce mélange accueille et dissout les particules actives des produits de traitement. Le phytobac peut être relié à l’aire de lavage, ce qui permet de canaliser et de retraiter les eaux usées.
Le coût de ce type d’installation va de 3000 à 10 000 euros selon la dimension, la part d’autoconstruction et la liaison avec l’air de lavage. Une dizaine de projets sont en cours dans le département. Frédéric Berhaut travaille en collaboration avec Stéphane Le Rousic, technicien bâtiment pour la réalisation de ce type d’ouvrages.

Renouvellement du conseil d’administration :
Patrick BOUDE de Pont la Ville
Pascal PERROT de Verseilles le Bas
Xavier DARGENT de Breuvannes

Contact :
Eric AUBRY
animateur départemental
FDCUMA
Tel. 03 25 35 03 92

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2522 | novembre 2018

Dernier numéro
N° 2522 | novembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui