L'Avenir Agricole et Rural 26 octobre 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

FDSEA : LES ANCIENS FONT LE POINT

La Section Départementale des Anciens Exploitants (SDAE) s’est réunie le 19 octobre à Semoutiers. La présentation des activités et des partenariats étaient au programme, ainsi que l’intervention du président de la section régionale pour un point d’actualité.

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Le Président Claude Deblaize (SDAE) et Alain Lecler (SRAE) vont être très vigilants quant aux réformes du nouveau gouvernement.
Le Président Claude Deblaize (SDAE) et Alain Lecler (SRAE) vont être très vigilants quant aux réformes du nouveau gouvernement. - © T MOIRILLON

«Un nouveau mandat s’ouvre devant nous avec pour mission la défense des retraites agricoles » explique le président de la SDAE Claude Deblaize, réélu en mars dernier. La section des Anciens compte 417 adhérents en 2017, dont 21 nouveaux, un nombre inférieur à son objectif de 500 cotisants. « Un chiffre que nous allons atteindre grâce à la mobilisation syndicale et à nos offres partenaires » précise la secrétaire générale Nicole Gy, lors du rapport d’activités. La SDAE est animée par la directrice-adjointe de la FDSEA Valérie Lavey, suite au départ de Jean-Louis Blondel.

 

La SDAE offre de bons moments de convivialité. Ainsi les retraités ont pu profiter d’un voyage en Toscane, d’un déjeuner-spectacle cabaret à Charmes ou encore d’une journée d’information sur la filière forestière. D’autres excursions sont prévues en 2018 (croisière sur le Rhin, séjour en Autriche, Slovaquie et République Tchèque…), ainsi qu’une réunion sur les baux et les fermages.

 

Atteindre les 85 % du SMIC

2 017 est une année difficile pour les retraités avec des pensions faibles et une diminution du pouvoir d’achat. La baisse des fermages (-3,02 %) ne permettra pas d’améliorer la situation. Toutefois, après 3 ans de gel, la retraite de base a augmenté au 1er octobre. Cette petite majoration sera versée dès novembre et concernera également le minimum contributif, la pension de reversion et l’allocation veuvage. Le montant moyen de la retraite est de 572 Euros par mois, contre 564 Euros en 2016, ce qui reste une aberration quand on sait que le seuil de pauvreté en France est de 1 015 Euros par mois pour une personne seule. 2 017 est la 3e et dernière tranche pour atteindre les 75 % du SMIC, après avoir eu 73 % en 2015 et 74 % en 2016. Mais c’est toujours bien en dessous des 85 % du SMIC, réclamés par la SDAE depuis de nombreuses années.

 

« Nous ne pouvons que constater la baisse de notre pouvoir d’achat sous l’effet des prélèvements et des charges qui ne cessent d’augmenter, mais aussi des avantages qui sont supprimés tels que la demi-part pour les veufs et les veuves » déplore Claude Deblaize. Il prend acte du programme d’Emmanuel Macron, qui souhaite fusionner les 37 régimes actuels afin que les français disposent tous du même droit à la retraite. « Un programme fort ambitieux ! Permettra-t-il de gommer les injustices dont nous, retraités de l’agriculture, sommes les premiers à subir les conséquences ? J’en doute ! ».

 

Nouvelles mesures fiscales

Le Président de la République veut diminuer les charges sur salaires, lesquelles seraient compensées partiellement par une augmentation de la CSG que vont devoir supporter les retraités. La CSG va passer de 6,6 % à 8,3 % sur les retraites des agriculteurs dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 1 200 Euros par mois et 1 800 Euros pour un couple. « Attention ! On entend par revenu fiscal de référence tous les revenus, y compris les fermages, les revenus de placements, les loyers, et pas seulement la retraite » prévient Claude Deblaize.

 

Autre mesure, l’exonération progressive de la taxe d’habitation : 30 % en 2018, 65 % en 2019 et 100 % en 2020. Elle concernera les personnes ayant un revenu fiscal de référence inférieur à 27 000 Euros pour une part et 43 000 Euros pour un couple. Théoriquement les retraités devraient faire partie des 80 % de français exonérés. Claude Deblaize espère que les autres annonces entendues lors de la campagne présidentielle soient tenues comme l’augmentation du minimum vieillesse de 800 à 900 Euros, l’aide au maintien à domicile ou le soutien aux aidants. « Par contre on peut s’interroger sur l’annonce concernant la prise en charge à 100 % pour les lunettes et les prothèses dentaires ou auditives. Qui devra supporter ce coût supplémentaire : la sécurité sociale ou les complémentaires santé… c’est-à-dire nous ? ».

La SRAE vigilante

Alain Lecler, président de la Section Régionale des Anciens Exploitants du Grand Est, a évoqué les différents dossiers en cours au niveau national. Le Bureau de la SNAE a été renouvelé : Jacques Dufrechou en est le nouveau président. La SNAE a également élaboré un dossier sur le veuvage : « je vous conseille de l’avoir chez vous, il est très complet et très intéressant en cas de décès » explique Alain Lecler.

La SRAE s’est réunie pour étudier le projet de loi de finances 2 018 du Gouvernement. Elle met en garde quant au contenu du revenu fiscal de référence car l’allocation adulte handicapée est imposable à la MSA, ce qui n’est pas le cas dans le régime général. Alain Lecler déplore que la hausse de la CSG soit effective au 1er janvier 2018 alors que les diminutions annoncées comme l’exonération de la taxe d’habitation ne seront réalisées que dans deux ou trois ans. Il appelle également à la vigilance sur le projet de réduction des Collèges dans les Chambres d’Agriculture (deux en moins), celui des Anciens pourrait être supprimé. Sur ce sujet, le président de la Chambre d’Agriculture Christophe Fischer se veut rassurant « les Anciens peuvent se retrouver dans une liste syndicale avec la FDSEA et les JA, mais nous attendons d’avoir plus d’informations car les choses peuvent évoluer ».

 

Des partenariats avantageux

En choisissant Groupama, un adhérent à la SDAE bénéficie de remises de 5 à 10 % (selon le nombre de contrats) sur ses contrats d’assurance vie privée. Groupama a également présenté Noé : une formule de téléassistance connectée avec une tablette et un bracelet détectant les chutes.

 

Avec Mutualia il est possible de bénéficier d’une complémentaire santé à tarifs avantageux et sans considération d’âge. Deux niveaux de garantie sont proposés : 150 % et 300 %. La gestion des remboursements est déléguée à la MSA, ce qui accélère les procédures.

En choisissant Lucia comme fournisseur d’électricité, l’adhérent bénéficie d’une remise de 20 % sur le prix de l’abonnement, sans augmentation du tarif d’électricité pendant 3 ans. De plus, le changement de fournisseur est gratuit.

Enfin, la carte moisson donne accès à des remises auprès de 170 partenaires sur le département, ainsi que dans 5 000 enseignes en France et un accès à des billetteries. Avec tous ces avantages, la cotisation à la SDAE est vite remboursée.

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