L'Avenir Agricole et Rural 15 novembre 2013 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

FDSEA 52 - NE PAS SE LAISSER ABATTRE

La conjoncture morose a fortement pesé sur les débats du dernier conseil d’administration du 12 novembre au cours duquel il devait surtout être question de relance et de renouvellement syndical dans le cadre des prochaines réunions d’hiver.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le silence du Ministère sur les conséquences de la Réforme de la Pac en zone intermédiaire devient très énervant.
Le silence du Ministère sur les conséquences de la Réforme de la Pac en zone intermédiaire devient très énervant. - © JL Blondel

Après la traditionnelle situation syndicale qui reste relativement stable, les administrateurs ont d’emblée évoqué les difficultés de la production laitière.

 

Manque de transparence sur le marché du lait

Raphael PECHIODAT a souligné la grande détresse des agriculteurs, et particulièrement des éleveurs laitiers, sur le plateau de Langres lesquels sont à nouveau confrontés à des rendements calamiteux. Il estime que la rémunération du prix du lait est un véritable scandale compte tenu des coûts de production et des conditions de marché qui devraient aujourd’hui permettre une meilleure valorisation de la matière première. Ce sentiment est unanimement partagé et la position des laiteries reste incomprise, voire considérée comme provocatrice. En effet, les éleveurs se sentent méprisés et mis dans un état de subordination. Les transformateurs, qu’ils soient privés ou coopératifs, s’entendent en effet de manière suspecte sur le prix du lait.

Richard BOURBON confirme ce ressenti par le niveau moyen annuel qui sera pratiquement identique malgré des grilles différentes. Les 25 Ä obtenus en début d’année suite à la mobilisation syndicale, sont tout simplement bafoués. Lactalis n’a d’ailleurs pas hésité à remettre en cause la flexibilité qui devait apporter un bonus.

Dans cette ambiance de frustration, la colère monte et le syndicalisme envisage de mener des actions plus percutantes que la négociation des Organisateur de Producteurs (OP) qui ne permet pas un rapport de force équilibré.

 

Redynamiser l’échelon local

Le nouveau Bureau de la FDSEA élu au printemps dernier, souhaite redynamiser l’échelon syndical local et une démarche a été engagée avec l’appui de la FNSEA. Florian LEPRETRE, animateur de réseau au niveau national, a présenté un programme construit en concertation avec Thierry LAHAYE qui a déjà conduit cette expérience au niveau des Jeunes Agriculteurs. Le but est de redéfinir le rôle des syndicats cantonaux en les incitant à porter des projets concrets qui fédéreront un maximum d’agriculteurs. Le Conseil d’Administration organisera un premier séminaire de réflexion fin janvier. Les présidents cantonaux devront aussi ensuite avoir une réflexion à leur échelon et une synthèse sera faite au cours d’une deuxième session courant mars. Préalablement, il y aura les assemblées générales électives qui se dérouleront en décembre et en janvier. L’assemblée générale de la FDSEA se tiendra entre-temps le 13 février 2014 sur le thème central des charges d’exploitation.

Ras le bol général

Les actions contre l’écotaxe ont été le révélateur de l’exaspération fiscale des Français et particulièrement des agriculteurs. La coupe est pleine aussi au niveau réglementaire notamment dans le domaine environnemental. Les pouvoirs publics doivent en prendre conscience avant que la colère n’éclate. Il en est de même pour la réforme de la PAC et du matraquage de prélèvements dont est l’objet l’agriculture de zone intermédiaire.

La FDSEA a tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme auprès du ministère qui ne répond pas. Ce silence persistant devient très énervant… Une rencontre aura prochainement lieu avec les Parlementaires haut-marnais pour obtenir un rendez-vous, voire un déplacement sur le terrain des services du ministère de l’agriculture qui cogitent actuellement sur les différentes hypothèses de travail en matière de couplage et de MAE.

Le Conseil Régional, qui est appelé à jouer un rôle central sur la mise en œuvre du 2ème pilier, a aussi alerté le ministère sur la compensation nécessaire entre les deux piliers, sachant que la Champagne Ardenne paie un lourd tribu à la réforme.

Dans le contexte actuel d’un bénéfice à l’hectare de moins de 100 Ä, la Haute-Marne est particulièrement vulnérable. Mais les responsables syndicaux ne sont pas pour autant résignés, ils sont déterminés à faire entendre les spécificités du département à tous les niveaux de décision.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2462 | septembre 2017

Dernier numéro
N° 2462 | septembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

>

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui