L'Avenir Agricole et Rural 16 janvier 2014 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

FDSEA 52 - ASSEMBLÉES CANTONALES - La FDSEA vient de terminer sa tournée des cantons

La réforme de la PAC a été au cœur des débats et des problématiques plus locales ont été également abordées, elles concernent principalement l’environnement.

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Sur les cantons de Wassy, St Dizier et Chevillon il a surtout été question de la nouvelle répartition des soutiens et de la poursuite de la mesure rotationnelle. Les MAE en projet préoccupent les agriculteurs en particulier à propos de la Réduction des Indices de Fréquence de traitement (IFT).

Sur les cantons de Clefmont, Montigny et Nogent le projet de EPMA (Etablissement Public d’aménagement de la Meuse et des affluents) a été vigoureusement contesté. Les agriculteurs rejettent cette initiative qui entraînera de lourdes conséquences sans améliorer sensiblement les inondations des villes situées en aval. L’idée de faire des barrages de retenue sur la Meuse est contradictoire avec les exigences des Pouvoirs Publics dont la doctrine est plutôt de sanctuariser les cours d’eau en interdisant toute intervention lourde. Les agriculteurs estiment ne pas avoir à payer les erreurs commises par les municipalités qui ont attribué des permis de construire dans des zones inondables.

Sur les cantons de Bourmont et St Blin la position sur l’EMPA est identique et les agriculteurs ont aussi abordé le problème du drainage et la qualification des fossés qui sont trop souvent considérés comme des cours d’eau.

Les cantons de Chaumont, Juzennecourt ont débattu de la réforme de la PAC et particulièrement du paiement redistributif qui aura un impact négatif sans pouvoir espérer une quelconque compensation au titre de la zone défavorisée à moins que les nouveaux critères permettent une redéfinition du zonage.

Sur Bourbonne et Laferté sur Amance les agriculteurs ont évoqué les périmètres de protection des captages qui sont trop souvent établis sans critère scientifique pertinent. Par ailleurs la grille de servitude est dressée de manière systématique en confondant les pollutions d’origine accidentelle et la pollution diffuse. Enfin l’indemnisation n’est jamais évoquée dans les arrêtés préfectoraux ce qui est contraire à la réglementation.

Sur les cantons d’Auberive, Prauthoy et Longeau le reclassement des zones défavorisées préoccupe d’autant plus les agriculteurs qu’ils constatent un regain d’intérêt de ce zonage avec le renforcement des aides du 2ème pilier, en particulier avec l’ICHN.

Les cantons de Vignory et Doulaincourt ont surtout débattu de la PAC et des mesures qui restent encore à arbitrer sur le couplage des protéagineux et des mesures agroenvironnementales.

A Fayl Billot et Varenne sur Amance les agriculteurs sont revenus sur les inondations du printemps 2013 et l’absence d’indemnisation des chemins sinistrés. Ils déplorent la position doctrinale de l’ONEMA qui aurait refusé le curage de fossés obstrués.

A Joinville et Poissons le dossier «CIGEO» est au cœur de toutes les préoccupations. Les agriculteurs souhaitent connaître plus précisément les besoins fonciers des expropriants. La FDSEA a participé à la consultation publique en rédigeant un «cahier d’acteurs» dans lequel elle exige une meilleure anticipation des emprises foncières qui doivent être gérées par la SAFER seule dans un souci de totale transparence.

A Doulevant, Montier en Der le dossier loup a été évoqué en réaffirmant la nécessité de se libérer de ce prédateur qui n’a pas sa place dans nos plaines. La mise en place de clôtures défensives, qui restent un préalable à d’éventuels tirs de prélèvement, n’a pas à être assurée par les agriculteurs car c’est le loup qui est en divagation, pas les moutons ! Les agriculteurs ont aussi évoqué les nouvelles complications liées au drainage avec une suspicion systématique de zones humides protégées.

A Arc en Barrois et Châteauvillain le parc national inquiète de plus en plus car la zone d’étude du cœur de parc comprend des terres agricoles alors qu’au départ il ne devait être question que de forêts.

A Langres et Neuilly l’Evêque les agriculteurs s’inquiètent de la mise en place de l’AVAP (Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine) de Langres. Cette procédure mise en place autour des cités de caractère peut générer des nouvelles servitudes en ce qui concerne la construction de bâtiments agricoles et le maintien des éléments fixes du paysage (haies, bosquets, chemins ...)

 

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