L'Avenir Agricole et Rural 29 août 2008 à 00h00 | Par C. POINSOT

FCO - La désinsectisation est un outil dans la lutte contre le moucheron (Culicoïde)

Le GDS de Haute-Marne et le Conseil Régional vous aident.

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Si la vaccination reste un élément clé dans la lutte contre la maladie, la désinsectisation s’inscrit dans le dispositif de lutte contre la fièvre catarrhale.

En traitant les animaux à l’aide d’insecticides,
- Vous diminuez le taux d’attaque des moucherons,
- Vous réduisez le cycle de transmission du virus.

La désinsectisation est une mesure préventive destinée à limiter l’extension de la maladie pendant la période d’activité du moucheron.

Les produits classiquement recommandés pour la lutte contre les culicoïdes font partie de la famille des Pyréthrinoïdes.
Sur le plan pratique, aucun produit ne possède encore d’indication spécifique contre le culicoïde. On se contentera donc, pour le moment, d’homologation contre les mouches.

Efficacité et sécurité d’utilisation :
Respecter l’ensemble des recommandations du fabricant. (Dose et modalité d’application)
Biodégradable, les pyréthrinoïdes ne sont pas susceptibles de s’accumuler dans les organismes et le long de la chaîne alimentaire.
NB : Comme pour tous les médicaments, les traitements insecticides doivent être enregistrés dans le carnet sanitaire.


L’aide du Conseil Régional :
Le Conseil Régional intervient financièrement sur l’achat des produits insecticides.

- Bovin : Montant maximum de 0,55 Euros par bovin présent sur l’exploitation.
- Ovin : Montant maximum de 0,30 Euros par ovin présent au moment de la demande.

Le GDS a envoyé aux éleveurs, mi-juillet, un « bon désinsectisation » et le mode d’emploi de cette action régionale. Faites le nécessaire auprès de vos fournisseurs avant le 30 septembre 2008.

Si l’an dernier, l’infection provenait du nord de l’Europe, cette année, la vague d’infection vient plutôt du centre de la France et remonte progressivement vers le Nord-Est.
Les premiers cas ont été découverts vers le 20 juin, soit il y a deux mois, et déjà 45 départements sont concernés par la découverte de nombreux cas cliniques.
Au 14 août 2008, le nombre de nouveaux cas cliniques était de 5 621 cas (33 cas à la même époque en 2007). Il s’agit d’élevage ayant eu un ou plusieurs animaux malades de la FCO dont la confirmation a été faite par recherche virale.
Pour notre département, les premiers cas sont apparus mi-juillet 2008 et, à ce jour, nous dénombrons 131 foyers cliniques répartis pour la majorité dans la moitié  sud du département ; 79 cas en élevage bovins et 52 cas en élevage ovins.
Au dire de certains éleveurs touchés, l’impact clinique est très variable d’un élevage à un autre, mais les dégâts cliniques sont surtout sensibles en ovin.
Au niveau de la protection vaccinale, les premières données partielles montrent que les animaux valablement vaccinés ne sont pas, sauf exceptions particulières, touchés gravement par la maladie. En revanche, de graves dégâts cliniques, avec fortes mortalités, sont apparus dans certains élevages ovins non vaccinés.

Rappel :
En cas d’apparition de signes de maladie dont vous ne connaissez pas l’origine, il faut appeler votre vétérinaire qui effectuera un diagnostic différentiel. En cas de doute, il procédera à une prise de sang en vue d’une recherche virologique exclusivement. Seul le résultat officiel de l’analyse virologique déterminera la situation de votre élevage vis-à-vis de la FCO.
Il est à noter que tous les symptômes observés ne sont pas toujours dus à la FCO et que même pendant l’épisode clinique FCO, d’autres pathologies existent.
En cas de doute, le conseil du vétérinaire sera nécessaire.

Indemnisation.
L’arrêté du 1er août 2008 permet l’indemnisation des mortalités liées à la fièvre catarrhale ovine dans les cheptels officiellement déclarés positifs. Ce nouvel arrêté permet la continuation du dispositif d’indemnisation, mais il modifie les montants pour les veaux de race laitière.

Principes généraux
Seuls peuvent prétendre à indemnisation, les propriétaires de cheptels de ruminants dûment enregistrés auprès de l’EDE et dont les cheptels sont reconnus infectés au titre de la circulation virale 2008, c'est-à-dire après la date du 30 avril 2008 par analyse PCR.
Pour la reconnaissance de l’infection d’un cheptel, une seule visite vétérinaire est suffisante. Cette première visite de suspicion est prise en charge par l’Etat.

Indemnisation des mortalités
Dans les cheptels reconnus infectés de FCO, toute mortalité de ruminant peut donner lieu à indemnisation, dans le respect des principes généraux suivants.
L’indemnisation des mortalités par les DDSV sera fondée sur les déclarations mensuelles des éleveurs qui devront être accompagnées de la copie des bons d’enlèvement de l’équarrissage. Les déclarations de mortalité effectuées par les éleveurs devront préciser la liste des animaux morts avec, son espèce, son numéro individuel d’identification, sa race, la date de la mort et la date d’enlèvement par l’équarrissage.

Modalités pratiques du versement des indemnisations
L’Etat confie aux Groupements de Défense Sanitaire la charge d’instruire les dossiers administratifs de demandes d’indemnisation, mais la direction départementale des services vétérinaires conserve l’entière responsabilité du versement de l’indemnité.
Il sera demandé aux éleveurs, officiellement déclarés FCO, confirmés par la DDSV de Haute-Marne, de transmettre par courrier au GDS leur demande d’indemnisation des animaux morts ou euthanasiés, sous forme d’un récapitulatif mensuel (pas plus d’une demande par mois).
Le GDS a établi un modèle départemental qui est transmis à chaque éleveur dont le troupeau est reconnu positif à la FCO par la DDSV 52.

Arrêt des indemnisations pour les foyers 2007/2008 à partir du 18 juillet 2008.
En ce qui concerne le dispositif financier, malgré son coût très élevé (près de 30 millions d'euros pour la campagne 2007/2008), le dispositif existant pour les nouveaux foyers infectés après le 1er mai 2008 a été reconduit, mais le Ministère a déjà annoncé une réforme en profondeur pour l'automne.
En revanche, les foyers de FCO déclarés au titre de 2007 et début 2008 en Haute-Marne ne peuvent plus aujourd’hui bénéficier des indemnisations des mortalités à partir du 18 juillet 2008.

Envoyez rapidement vos dossiers mortalités avant le 15 septembre 2008.
Concernant les aides complémentaires aux mortalités, les éleveurs ont jusqu’au 15 septembre 2008 pour transmettre les dossiers mortalités au GDS. Le GDS pourra ensuite transmettre à chaque éleveur pouvant bénéficier de ce dispositif, un formulaire à contrôler, signer et à retourner impérativement au GDS. Attention, selon les exigences du Ministère de l’Agriculture, tout dossier où sera constatée une anomalie sera exclu du dispositif.

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