L'Avenir Agricole et Rural 20 septembre 2007 à 00h00 | Par JL BLONDEL

FCO EN HAUTE-MARNE - Rien de nouveau pour le moment

Depuis la semaine dernière le zonage n’a pas évolué mais le dossier constitue un enjeu national depuis que le bassin allaitant est touché. La désinsectisation généralisée reste le moyen de lutte privilégié.

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LA DGAL “MAITRISE”
LA COMMUNICATION


Les cas nouveaux déclarés en Périmètre Interdit (PI) ne modifient pas le zonage ; la DGAL admet ainsi qu’une seule sérologie positive qualifie la confirmation du foyer. C’est ce qui vient de se produire sur deux élevages sentinelles situés dans le PI du Nord haut-marnais faisant passer les  cas confirmés de 6 à 8.
Hors PI, la DGAL exige une deuxième sérologie réalisée par le CIRAD à Montpellier puis une virologie réalisée par l’AFSSA à Maisons-Alfort. Au 19 septembre nous n’avions pas de nouvelles sur la sérologie positive réalisée sur un élevage du secteur de Chaumont, ni sur les deux de suspicions cliniques déclarées sur le secteur de Fayl Billot. Quelques autres suspicions se sont ajoutées à la liste mais il faut seulement en déduire pour l’instant que c’est le résultat d’une vigilance accrue des éleveurs et des vétérinaires.

LA DESINSECTISATION EST LE MOYEN DE LUTTE PRIVILÉGIÉ

Dans l’attente d’un vaccin, le seul moyen de lutter contre cette épidémie est d’éviter les piqûres massives par le moustique vecteur. C’est ainsi que la DGAL préconise la désinsectisation généralisée. Elle est obligatoire en périmètre interdit et la Profession Agricole la conseille même en périmètre réglementé. C’est la position des organisations de Saône et Loire qui recommandent dans le même temps d’assouplir les mouvements d’animaux en zone réglementée. Lors d’une manifestation programmée à Charlolles vendredi 28 septembre, la Profession de ce département demandera aussi des dérogations pour les exportations vers l’Italie sous réserve d’un résultat virologique négatif. Les insecticides actuellement sur le marché (voir liste tableau ci dessous) n’ont pas tous été validés pour leur efficacité contre le culicoïdes, mais l’Afssa recommande néanmoins leur utilisation. Les GDS viennent d’entreprendre des procédures d’évaluation pour en vérifier l’efficacité. Les coûts sont de l’ordre de 1 E à 2 E par animal. Les protocoles figurent sur les emballages de ces produits.

UN MONSIEUR FCO

Michel Barnier a rappelé qu’il avait saisi la Commission européenne, le 11 septembre, pour demander que des mesures de soutien soient envisagées et qu’un programme européen de vaccination soit mis en place au niveau communautaire. La France a demandé que le dossier de la fièvre catarrhale ovine soit porté à l’ordre du jour du prochain Conseil européen des ministres de l’Agriculture, le 26 septembre. Il a par ailleurs indiqué qu’un appel d'offres allait être lancé auprès des entreprises productrices de vaccins dans les semaines qui viennent afin d’accélérer la fabrication et faire en sorte qu’un plan vaccinal soit prêt avant l’été 2008.
Le ministre de l’Agriculture a annoncé la nomination d’un « Monsieur fièvre catarrhale ovine », Jean-Pierre Comparot, pour assurer le suivi des mesures et faciliter les relations entre les pouvoirs publics et les professionnels sur le terrain. Il a également appelé de ses voeux la mise en place immédiate d’un fonds d’intervention sanitaire auquel les pouvoirs publics apporteront leur soutien. Le 6 septembre, la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire (FNGDSB) a confirmé la création d’un dispositif d’aides forfaitaires sur pertes sanitaires. Objectif : soutenir dans un premier temps les élevages connaissant des cas cliniques de fièvre catarrhale ovine. Car désormais, des pertes sanitaires (mortalité, moindre production de lait) s’ajoutent aux pertes économiques consécutives aux restrictions des mouvements d’animaux.

La Profession Agricole sera reçue par le Ministère les 20 et 24 septembre prochain.

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