L'Avenir Agricole et Rural 15 janvier 2015 à 08h00 | Par E.D.

Faire front collectivement aux maladies d’élevage

A l’occasion des assemblées de section du GDS 52, un point de situation sur les trois grandes affections épidémiologiques nécessitant une lutte collective sur le département a été brossé.

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Assemblée de section dans le Der, au lycée agricole de Droyes.
Assemblée de section dans le Der, au lycée agricole de Droyes. - © E.D.

IBR : tous certifiés

Les plans de lutte contre les trois maladies, IBR, paratuberculose et BVD, mobilisent à eux seuls 64 % de l’accompagnement financier du GDS, soit 115 000 euros. Leur éradication est un enjeu collectif sur le plan sanitaire et financier pour tous les élevages du département.

La dernière campagne de prophylaxie (une analyse à travers le sang et deux analyses à travers le lait de grand mélange), réalisée auprès de 1240 élevages (574 en lait et 888 en viande), a permis de certifier en IBR 65 % des troupeaux. Ce nombre stagne depuis plusieurs années et il est insuffisant pour sortir de la zone épidémiologiquement favorable. Ce statut permettrait de bénéficier comme dans d’autres régions (Bretagne, Doubs) de dérogations lors de la vente d’animaux. Le statut «indemne d’IBR» apparaît sur l’ASDA des troupeaux certifiés, mais les acheteurs doivent quand même se plier à un dépistage obligatoire à l’introduction. Parmi ceux qui ne sont pas certifiés, certains sont indemnes mais leur statut n’est pas connu, il faut donc continuer à lutter collectivement pour qu’un maximum de troupeaux sur le département obtienne cette certification.

Parmi les 1240 élevages, 97 sont placés sous arrêté ministériel, soit 1,9 %.

Thierry Divay, technicien au GDS, insiste sur le risque de garder des bovins positifs, même vaccinés, pour leurs voisins et pour eux-mêmes. «Un foyer infectieux est réapparu à Ceffonds il y a quelques années suite à un non-renouvellement de vaccination d’animaux au parc. Ces derniers ont contaminé leurs voisins et la maladie s’est à nouveau propagée», témoigne un éleveur présent à la réunion.

Les participants dénoncent également l’absurdité des ateliers dérogataires ; un animal positif est doté d’une carte jaune. Il peut être engraissé avant de partir pour l’abattoir à condition qu’une distance soit respectée entre les bâtiments des animaux indemnes et celui des animaux contaminés. Hélas, on sait que la contamination est véhiculée par le matériel utilisé par l’éleveur. Cinq mille cartes jaunes par an sont attribuées sur le département.

Paratuberculose : ne la laissez pas entrer

Cette maladie est présente dans beaucoup de cheptels. Elle est liée à une micro-bactérie. Elle est souvent «importée» par un animal porteur acheté (le Centre de la France est très touché par cette maladie, les races rouges allaitantes Aubrac, Limousine, y sont particulièrement sensibles). Les germes se plaisent particulièrement en terrains acides. En cas d’infestation, il n’est donc pas recommandé d’épandre le fumier ou le lisier de l’exploitation sur les prairies pâturées.

La paratuberculose est contractée par les jeunes bovins par les bouses et le colostrum. Il faut donc protéger en priorité les veaux. Malheureusement, les outils de lutte contre cette maladie sont bien peu nombreux, puisqu’il n’existe pas de vaccins. C’est une maladie longue à éradiquer dans un élevage. Certains ont un plan de suivi depuis dix ans avec le GDS.

Seul les tests coprologiques (PCR) et sérologiques (recherche d’anti-corps dans le sang permettent d’identifier les animaux excréteurs de la bactérie, à travers leurs bouses. Il faut alors isoler les individus infectés et les éliminer du troupeau au plus vite, ainsi que leur descendance. Pour obtenir la garantie de cheptel, il faut être contrôlé négatif deux années de suite sur les animaux de plus de vingt quatre mois. Une fois la garantie obtenue, il faut éliminer tout animal positif ainsi que son dernier produit.

Vous pourrez lire la suite de cet article dans notre éditon  du 16 janvier 2015.

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