L'Avenir Agricole et Rural 17 mars 2016 à 08h00 | Par Pole Elevage

Face à la crise de l’élevage la Chambre d’Agriculture s’engage

Comme annoncé lors de la dernière session du 29 février, l’élevage bénéficiera en 2016 de l’excédent de l’exercice 2015 pour renforcer l’accompagnement technique et économique auprès des élevages.

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La baisse du prix de la viande bovine, dans une moindre mesure ovine, renforce le besoin d’y voir plus clair sur les leviers d’adaptation.
La baisse du prix de la viande bovine, dans une moindre mesure ovine, renforce le besoin d’y voir plus clair sur les leviers d’adaptation. - © CA

Concrètement de quoi s’agit-t’il ?

Comme le rappelle fréquemment Christophe Fischer «Si nous ne pouvons agir sur le prix du lait, nous devons tout mettre en œuvre pour aider nos éleveurs dans la maîtrise de leurs coûts de production». C’est pour répondre à cette nécessité que le bureau de la Chambre d’Agriculture a décidé  de consacrer une enveloppe financière spécifique à l’élevage.

Notre proposition

Avant toute maîtrise des coûts de production, il est indispensable d’en établir le niveau : c’est la 1ère étape. Pour cela, nous nous appuyons sur un outil multifilière (lait, viande) conçu  par l’Institut de l’élevage, permettant d’établir poste par poste les différents éléments de charge de production.

Deuxième étape : Analyse et propositions d’actions. A partir  de la connaissance de l’exploitation, il faut établir les marges de manœuvre et réaliser une analyse personnalisée des points à améliorer en lien avec les projets de l’éleveur. Cette étape permettra d’élaborer avec l’exploitant, un plan d’actions.

La troisième étape est de dimension collective.

Il s’agit en effet d’ échanges entre éleveurs afin de partager les expériences.

Pour tous les éleveurs qui se sont engagés dans une prestation de suivi (lait ou viande), nous allons offrir une prestation «Coût Prod» d’une valeur de 500 Ä correspondant à l’établissement des étapes 1 et 2 décrites ci-dessus. Tous les enregistrements seront calés sur la même période. Puis, nous proposerons cet automne des formations Vivea à tous ceux qui souhaitent pouvoir aller plus loin via le collectif.

Nous souhaitons qu’un maximum d’éleveurs puisse profiter de ce dispositif. Conscients des limites de notre action sur l’impact de cette crise sans précédent, nous demeurons convaincus de pouvoir vous accompagner efficacement grâce à un conseil différencié.

EN PRODUCTION LAITIERE

Crise économique, crise du lait : où se situent mes marges de manœuvre ?

Les agriculteurs connaissaient depuis quelques années la fluctuation des marchés, notamment sur les céréales, désormais elle touche la production laitière. Le prix payé aujourd’hui aux producteurs laitiers est très bas, sans visibilité à court ou moyen terme. Beaucoup d’entre eux connaissent des difficultés de trésorerie. La Chambre d’Agriculture souhaite apporter son soutien en vous aidant à retrouver des marges pour passer ces aléas économiques.

Pour pouvoir prendre les meilleures décisions, il faut au préalable connaître le prix de revient auquel le lait peut être vendu sans mettre à mal la trésorerie de l’exploitation. Ce critère essentiel oblige à bien décortiquer le détail des coûts de production et des produits complémentaires des ventes de lait de l’atelier.

La connaissance et l’analyse de ces postes de charges et produits sont essentielles pour identifier les leviers d’optimisation technique sur son atelier, anticiper et prendre des décisions d’investissements ou encore, dans les réflexions de modifications de son système de production. Il s’agit d’un réel outil de pilotage d’une exploitation laitière.


SE POSITIONNER ET FAIRE EVOLUER SON SYSTEME

Une diversité de résultats

Il n’existe pas un coût de production moyen pour une exploitation d’élevage car les variations entre systèmes de production et zones pédoclimatiques sont importantes, ainsi qu’au sein de systèmes d’exploitation semblables qui ont un historique propre à chacun.

Cette variabilité peut s’expliquer par la productivité de la main-d’œuvre, le niveau d’intensification, la structure du parcellaire, la maîtrise technique, les choix stratégiques en termes d’investissement, la mécanisation (suréquipement, recours au collectif (Cuma, entraide, …), le cycle de vie des exploitations, …).

En calculant le coût de production de votre atelier, vous obtenez un état des lieux rapide des marges de manœuvre sur votre exploitation avec la possibilité de vous comparer à des références mais aussi à d’autres éleveurs.

Suite de cet article dans notre édition du 18 mars 2016.

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