L'Avenir Agricole et Rural 04 novembre 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Evolutions sanitaires en cours

Le GDS tient actuellement ses réunions cantonales. L’organisme dresse un bilan de ses actions et de l’état sanitaire du département. Un point a été fait sur le nouvel arrêté ministériel IBR et sur le programme d’éradication de la BVD.

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Entre l’éradication de la BVD et de l’IBR, le GDS  est sur tous les fronts.
Entre l’éradication de la BVD et de l’IBR, le GDS est sur tous les fronts. - © JLB

Aides et plans de lutte

Denis Daillet, Directeur du GDS a rappelé le rôle de l’association sur le département : « l’État nous confie des missions, nous aidons les éleveurs quand il y a un aléa sanitaire. Nous travaillons pour tous les éleveurs du territoire, adhérents ou non. Mais on nous appelle uniquement quand il y a un problème, on va essayer de développer notre rôle de prévention et ne plus agir en « pompier ». Il ne faut pas hésiter à appeler le GDS pour tout conseil ou visite ». 920 éleveurs sont adhérents, soit 78 % des bovins haut-marnais (160 690 bovins).

Pour la campagne 2015/2016, 202 075 (incluant une subvention de 70 000 du Conseil Général) ont été répartis entre les éleveurs qui ont reçu une aide financière allant de 2 à 5 500 . Plus d’un quart de cette aide est à destination de la lutte contre la BVD (plan d’éradication et achat de boucles), viennent ensuite la lutte contre la para tuberculose (près de 45 000 ) et la caisse « coup dur » (43 157 ). Le Conseil Général ne s’est pas encore prononcé sur le montant de l’enveloppe 2017, une inquiétude pour le GDS qui devrait revoir son fonctionnement en cas de suppression ou forte baisse de cette dernière. La cotisation à l’association ne subit pas de hausse depuis 2 ans, elle reste à 2,20 par bovin.

Certification IBR obligatoire

La caisse « coup dur » augmente de 4 cts car elle est de plus en plus utilisée. non obligatoire, elle s’établit à 45 cts par bovin. Elle est utilisée pour rembourser des aléas sanitaires dont l’éleveur n’est pas responsable, différentes pathologies sont prises en compte. Plusieurs remboursements peuvent être effectués : saisie d’abattoir, autopsie et frais d’analyses (100 % du montant hors taxes, à condition que le GDS soit associé à la démarche. Pour la première fois, le GDS a traité 3 dossiers concernant l’anaplasmose, une maladie transmise par les tiques. Dans ce cas, il est conseillé de faire une PCR pour que les analyses soient suffisamment précises et ainsi être remboursé complètement par la caisse coup dur. Denis Daillet émet l’hypothèse de rendre sa cotisation obligatoire : « il y aurait plus d’argent et on pourrait aider davantage d’éleveurs »

La France veut obtenir le statut « indemne en IBR » pour faciliter ses exportations. Pour atteindre cet objectif, la certification IBR est obligatoire depuis le 1er juillet, sans quoi il est impossible de vendre un bovin en élevage. Une vache non certifiée sera destinée uniquement à l’engraissement et à l’abattoir.

3 108 bovins ont été vaccinés. Au total 4,3 % des cheptels haut-marnais sont infectés en IBR, soit 52 cheptels dont 27 à moins de 5 bovins. Ils sont surtout localisés à l’Est du département et dans le secteur de Montier en Der. Le GDS se donne comme objectif que 90% du cheptel haut-marnais soit certifié : il reste 255 élevages...

72 plans paratuberculose sont ouverts actuellement, dont 6 mis en place sur la campagne 2015/2016. La FCO perdure au niveau national, la zone réglementée continue de s’agrandir, récemment un cas a été découvert dans la Meuse et 2 dans les Vosges. Au mois d’octobre 11 millions de doses étaient disponibles pour le territoire français. La vaccination est obligatoire pour exporter les bovins et les ovins ou pour les faire sortir de la zone réglementée.

La BVD à l’échelle départementale

La BVD recule, 23 plans ont été mis en place en 2014/2015 et seulement 15 en 2015/2016. On a détecté 88 bovins IPI, soit 35 cheptels contre 40 sur la campagne précédente. La biopsie auriculaire commence timidement à se mettre en place avec 115 suivis. La naissance est un moment-clé pour détecter la BVD. Il ne faut pas oublier que la contamination virale se fait principalement par les voisins, les éleveurs peuvent changer leurs pratiques pour éviter la propagation de la maladie. Pour se protéger, des solutions existent : vaccination, pédiluve, désinfection du matériel, transport direct, box d’isolement, pose de doubles clôtures…

Hervé Fournier, de la commission prévention à la MSA, a apporté des conseils sur la contention animale. A cause des bovins, on recense un accident par semaine en Haute-Marne, entraînant dans la moitié des cas un arrêt de travail. Bien qu’il y ait davantage de matériel de contention que par le passé, la majorité des exploitations sont sous-équipées. Le risque n’est pas seulement pour l’éleveur, mais aussi pour les intervenants (vétérinaire, inséminateur).

- La circulation dans les bâtiments

Ne pas passer au-dessus des barrières, réaliser des passages à taille d’Homme. Mettre en place un embarquement pour la sortie des animaux.

- La perception sensorielle

Se mettre à la place du bovin (sa façon de réfléchir) pour anticiper ses réactions.

-La traite

Un risque potentiel important, les gestes répétitifs entraînent des troubles musculo-squelettiques. Il faut essayer de diminuer le nombre de gestes en s’équipant en conséquence pour améliorer les conditions de travail dans le dispositif qu’on a choisit (taxi - lait ...).

« Quand on est pas équipé ou qu’on ne sait pas faire, il faut demander à quelqu’un d’autre de l’effectuer ou se former. La MSA peut accompagner certains investissements dans le cadre de projets d’amélioration des conditions de travail. Le montant de l’aide financière est de 50 % maximum de l’investissement réalisé et est plafonné à 3 000 » explique Hervé Fournier.

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