L'Avenir Agricole et Rural 16 mars 2017 à 08h00 | Par Denis DAILLET

Engagement des éleveurs dans la lutte contre la BVD

Le rôle du GDS est, entre autres, d’initier des actions sanitaires collectives, prévenir les maladies, pour éviter des contaminations ou pour assainir nos cheptels.

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Certaines régions telles que la région Grand Est, Haut de France, Franche comté….se sont engagées dans une lutte collective.
Certaines régions telles que la région Grand Est, Haut de France, Franche comté….se sont engagées dans une lutte collective. - © Reussir

Sanitaire

Le rôle du GDS est, entre autres, d’initier des actions sanitaires collectives, prévenir les maladies, pour éviter des contaminations ou pour assainir nos cheptels.

En Europe, certains pays ont déjà éradiqué la BVD, d’autres pays sont en cours d’éradication. En France, la lutte contre la BVD s’est engagée mais avec une implication très variable d’une région à une autre et sans engagement collectif. L’Etat Français y travaille (arrêté en cours d’écriture) mais nous perdons du temps et de l’argent. Certaines régions telles que la région Grand Est, Haut de France, Franche comté….se sont engagées dans une lutte collective. Les départements limitrophes tels que les Vosges, la Meuse, la Moselle, la Meurthe et Moselle, la Marne, l’Aube, la Haute Saône, le Doubs….  Dépistent depuis plusieurs années volontairement de 40 à 80 % des naissances alors qu’en Haute Marne nous sommes à 15 % de veaux engagés dans un dépistage par boucles à prélèvement de cartilage. Pourquoi ce manque d’implication de nos éleveurs ? Quelles en sont les conséquences pour nos élevages ? Pour en comprendre les incidences le GDS vous invite à en discuter lors de notre Assemblée Générale le 24 mars 2017 à Choignes au lycée agricole à partir de 10 heures.

La BVD en général

La diarrhée virale bovine/ Maladie des muqueuses (BVD/MD) est l’une des pathologies les plus coûteuses chez les bovins. Son origine est un virus de la famille des pestivirus.

Contexte général :

Le dispositif de prélèvement du cartilage est intégré sur une boucle IPG officielle

Le GDS et l’EDE de Haute Marne vous proposent des boucles IPG et réalisant un prélèvement de cartilage auriculaire sur les veaux. C’est un outil facile à mettre en œuvre, qui s’intègre dans un programme collectif volontaire de maîtrise de la BVD (Diarrhée virale bovine).

Détecter très tôt, dès les premiers jours de vie, un animal Infecté permanent immunotolérant (IPI) sera vite isolé afin de procéder à un recontrôle et si le veau est confirmé IPI il sera euthanasié.

Le GDS délivre à la demande de l’éleveur une attestation de statut BVD de l’animal. GDS France travaille par ailleurs à la préparation d’une étiquette qui serait potentiellement collée sur l’Asda pour attester le statut non IPI des animaux sur la base d’un référentiel élaboré par l’Acersa (Association pour la certification en santé animale).

Le dépistage précoce des IPI pourra intéresser les élevages qui ont déjà mis en évidence la circulation du virus, ceux qui introduisent des vaches gestantes dans le troupeau, ceux qui vendent des veaux ou participent à des concours, ainsi que tout autre élevage motivé par la lutte collective contre la BVD.

En Haute Marne : la lutte contre la BVD s’amplifie

Actuellement, trois niveaux de dépistage sont utilisés en Haute Marne :

1/ le GDS réalise des prélèvements sentinelles afin de dépister précocement la BVD dans les élevages. Un tiers des cheptels sont ainsi contrôlés par an en lait ou sang. Le GDS alerte l’éleveur et le vétérinaire afin de gérer rapidement la circulation virale.

2/ Les éleveurs qui utilisent les boucles préleveuses de cartilage sont étroitement surveillés et dès qu’un résultat positif apparaît l’éleveur et/ou le GDS se contactent afin de stopper la circulation virale.

3/ l’éleveur constate sur son élevage des problèmes de mortalité croissants surtout sur les veaux, des problèmes de croissance, de fécondité….  il fait appel de plus en plus à son vétérinaire qui recherche les causes des problèmes et souvent le GDS est prévenu par le vétérinaire ou l’éleveur. Mais la maladie a déjà fait de gros dégâts dans l’élevage…..

Globalement, Le GDS intervient lorsque des signes cliniques apparaissent dans les élevages. Son intervention, en partenariat avec l’éleveur et le vétérinaire, consiste à limiter les troubles liés à la présence du virus dans l’élevage touché. Pour ce faire, le GDS mets en place un plan d’assainissement suivi d’un plan de maitrise préventif des risques sanitaires liés à l’élevage. Ce type d’intervention est soutenu et développée par le GDS depuis de nombreuses années avec l’aide technique des vétérinaires et financière du Conseil Départemental et du GDS. Toutefois la mise en place d’un plan individuel à ces limites et la somme des plans mis en place ne forme pas une action collective.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 17 mars 2017.

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