L'Avenir Agricole et Rural 08 février 2018 à 01h00 | Par T.M.

EMC2 apporte ses solutions

Pour sa troisième édition, les EMC2 de l’élevage ont attiré plus de 70 éleveurs. Ces réunions permettent de profiter de l’expertise de la coopérative, de faire un bilan avec les responsables de chaque activité et donc de récolter un maximum d’informations sur l’évolution du métier d’éleveur.

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EMC2 a donné des conseils pour optimiser ses fourrages : 
gagner du rendement et de la protéine.
EMC2 a donné des conseils pour optimiser ses fourrages : gagner du rendement et de la protéine. - © Annick Conté

Développement de l’élevage de précision

Sous la houlette de Patrice Brisson, directeur adjoint du groupe EMC2, plusieurs intervenants sont venus donner leurs préconisations et répondre aux interrogations du public. Lorsque la conjoncture est difficile, un bon conseil prend toute son importance car il permet d’accroître ses performances.

Nicolas Girault, conseiller Cerfrance Sud Champagne, a démontré qu’il n’y a pas de production particulière qui tire son épingle du jeu. Il y a de gros écarts au sein d’un même système, mais des écarts plus marqués chez les céréaliers. Le prix de vente est un élément secondaire dans la différenciation des revenus, le principal déterminant reste l’acte de production : les « meilleurs agriculteurs » sont les plus productifs avec des charges contenues. Il faut donc produire avec efficacité, technicité et être rigoureux sur les charges.

Didier Deleau est ingénieur régional Arvalis à la ferme expérimentale de Saint-Hilaire-en-Woëvre (55). Cette Digiferme est une vitrine de l’agriculture numérique, on y teste de la robotisation, des capteurs et des objets connectés. Aujourd’hui, le contexte est favorable au développement de l’élevage de précision, les capteurs sont à un prix abordable et beaucoup d’objets connectés sont disponibles. D’ailleurs 40 % des agriculteurs possèdent un smartphone et un tiers des éleveurs un outil de détection des vêlages.

Les capteurs peuvent mesurer des paramètres physiologiques (production laitière, température), biologiques (niveaux hormonaux), morphologiques (mensuration, poids) et comportementaux (activités, alimentation). Pour Didier Deleau, « les objets connectés apportent de l’information mais ils ne remplacent pas l’éleveur, sa place et son rôle restent fondamentaux ».

Des outils disponibles

Plusieurs objets sont testés sur la ferme expérimentale, comme le thermomètre vaginal pour détecter les chaleurs. Un outil utile puisque 40 % des chaleurs sont uniquement nocturnes et 75 % des chevauchements surviennent entre 20h et 6h du matin. L’objet mesure la température en continu et prévient l’éleveur par sms. « L’alerte est fiable, nous n’avons constaté aucune mortalité au vêlage, mais c’est un système invasif qui demande une hygiène irréprochable » explique Didier Deleau.

Le bolus ruminal sert à surveiller le comportement alimentaire de l’animal grâce à une mesure fréquentielle de la consommation d’eau : quand elle est en forte baisse l’éleveur est prévenu par sms. Il peut aussi être utilisé pour un suivi de température, ce qui offre un gain de temps important et permet de diminuer de 20 % les doses d’antibiotiques. Malheureusement beaucoup d’envois de sms ne sont pas justifiés.

Il existe des caméras à la stabulation ou des capteurs 3D sur perche qui permettent de suivre l’état d’engraissement des animaux. L’imagerie en 3D ayant l’avantage d’estimer la morphologie en vif des bovins viande.

Optimiser ses fourrages

Afin d’identifier les clés de la réussite de la luzerne, Ludovic André, technicien agronomie EMC2, a démontré l’importance du bon choix variétal : il faut de la rusticité avec une dormance adaptée. En effet, la verticilliose est une maladie redoutable qui diminue le rendement de 30 à 50 % et la sélection variétale reste le seul moyen de lutte. Le technicien constate que la pré-inoculation des luzernes est efficace : on améliore le rendement (+0,8 T), la teneur en protéine et la plante gagnent en vigueur.

Vous pourrez lire la suite de cet article dans notre édition du 09 février 2018.

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