L'Avenir Agricole et Rural 21 mars 2008 à 00h00 | Par F.Thevenin

Elevage - Visite du Gaec des Battants

La journée consacrée aux prim’holsteins de Haute-Marne s’est clôturée par la visite de l’exploitation du Gaec des Battants, à Humberville.

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Prim'Holstein 

Le Gaec des Battants est constitué de deux associés, Stéphane Dubos et Daniel Gérard. Ils travaillent sur 305 hectares et avec 55 vaches laitières, produisent un quota de 367 000 litres. Ils élèvent également 20 bœufs par an.
L’exploitation actuelle est le résultat du regroupement de deux exploitations qui se complètent idéalement : une exploitation issue de la famille Dubos représentée par Stéphane et une exploitation issue de la famille Gérard représentée par Daniel.
A Reynel, l’exploitation était orientée vers les céréales et la viande tandis qu’à Humberville, les productions étaient le lait et la viande. En 1993, l’union des deux exploitations donne le Gaec des Battants basé à Reynel sachant que les vaches laitières restent à Humberville.
Sur l’exploitation, Stéphane Dubos s’occupe plus particulièrement des cultures, de la Cuma, de l’entretien du matériel, de la traite en hiver et de l’administratif PAC. Hors exploitation, il s’occupe du secrétariat de la Cuma ainsi que de l’entretien et de la conduite du matériel. Il est également administrateur EMC2 et conseiller municipal.
Daniel Gérard effectue les soins aux animaux, la traite sur toute l’année, les soins aux veaux, l’administratif élevage et la comptabilité. Il est, en plus, président cantonal de la FDSEA, administrateur du syndicat Prim’holstein et trésorier de la Cuma.

Résultats


Le lait du Gaec des Battants est vendu à Bulgnéville (194 000 litres) et Lactalis (174 000 litres). La viande part à SAU Unibest et les céréales à EMC2.
Sur les 305 hectares de SAU, 71 sont en blé, 22 en orge de printemps, 60 en colza, 30 en escourgeon et 8,5 en jachère. Les cultures fourragères se décomposent en 83 hectares de prairie permanente, 6,5 hectares de luzerne et 19 hectares de maïs. A noter que durant trois ans, les exploitants cultivaient 3 hectares de pois qu’ils ne feront plus en 2008.
La moyenne du troupeau laitier par vache laitière est de 8 859 kg. Selon le contrôle laitier, le TB est de 37,9 g/kg et le TP est de 31,3/ les cellules sont à 141 et les butyriques à 731.
L’élevage détient un Inel de + 4 avec un lait de + 80. Son ISU est de 109. Pour améliorer ses performances, il a utilisé, en 2007, des taureaux comme Doman, Buckeye, Montana, Blitz, Laurin, Merchant, Backster, damion, Hillecrest, Roumare, Royaume, Rotheneuf, Survivor, Saveur, Suburn.
Au sujet de la viande, les 20 bœufs produits en 2007 ont été vendus à un poids moyen de 350 kg et pour une somme moyenne de 900 euros. En plus, un noyau charolais est présent sur l’exploitation. Il est issu d’un croisement d’absorption sur une vache montbéliarde provenant du troupeau en 1994. Le croisement a engendré Noblesse qui a donné 6 femelles. L’idée est d’augmenter ce troupeau à 15 / 20 allaitantes.

L’alimentation


Côté ration, en hiver, les vaches laitières reçoivent :
- 33 kg d’ensilage maïs
- 9 kg d’ensilage herbe
- 8 kg de drèches de brasserie
- 1,2 kg de foin de luzerne (2e et 3ème coupe)
- 400 grammes de paille
- 1 kg de pois
- 4 kg de tourteau de colza
- 1,5 kg de blé
- 1 kg de mélasse de canne.

En été, cette ration d’hiver est adaptée à la pousse d’herbe. Les vaches pâturent sur 8 hectares dont 5 sont faits en foin.

Avenir et particularité


Après avoir investi, en 2007, dans des silos pour stocker 4 000 quintaux de céréales, l’année 2008 sera marquée par la construction d’un bâtiment pour les veaux et par le passage des laitières en logettes.
A noter l’extrême originalité du fonctionnement du Gaec en matière de matériels. Le Gaec des Battants ne possède pratiquement plus de matériel. Aujourd’hui, tout le parc matériel est issu de la Cuma des Belles Nues et l’entraide de 5 éleveurs est un point fort de l’exploitation.
L’entraide est née en 1991 à partir de 5 membres et sur la base de trois outils : une ensileuse traînée deux rangs, une conditionneuse et un semoir à maïs.
En 1993, la Cuma passe à plus de 15 membres du fait de la fusion de l’entraide avec une Cuma de 10 membres. Le parc de matériel s’étoffe fortement : une ensileuse automotrice 6 rangs, un épandeur, une étaupineuse, une seconde conditionneuse, un second semoir à maïs, un brabant, un broyeur à cailloux, une aligneuse…
En 2002, une tonne à lisier est achetée et, en 2004, la Cuma passe à 25 membres. Au fur et à mesure des années, l’équipement s’est encore étoffé : ensileuse neuve 6 rangs Claas, tracteur Fent 190 CV neuf, semoir à grains neuf, canadien de 6 m, deux semoirs maïs, deux conditionneuses, déchaumeur rapide, tracteur d’occasion, moissonneuse-batteuse Claas 560 – 7,5 m (pour 4 adhérents) et, en 2007, l’achat de deux pulvés de 36 mètres et 4 000 litres.


F THEVENIN

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