L'Avenir Agricole et Rural 12 janvier 2012 à 10h56 | Par E. DAUPHIN

Elevage - Robot de traite

La technologie du robot de traite, en pleine expansion dans le département, est-elle envisageable dans une exploitation qui produit du lait en AOC ? Réponse avec le GAEC du Mouilleron, dans le sud du département.

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Les associés du GAEC du Mouilleron, Stéphane et Jérôme Sauvageot, détiennent un quota de 640 000 litres pour 80 VL de race montbéliarde et exploitent 460 ha dans le sud du département, dont 120 ha d’herbe, 40 ha de luzerne et 25 ha de maïs, le reste étant implanté en cultures de vente. Mouilleron est situé dans la zone d’AOC Langres – Epoisse, à deux km de la fromagerie Germain à Chalancey, qui collecte l’intégralité de la production laitière. Celle-ci bénéficie de plus-value, à condition de respecter les normes de qualité. «C’est notre atout car nous n’avons pas des conditions pédo-climatiques favorables. Nous sommes situés sur un plateau calcaire, en terre peu profonde. Afin de réduire notre coût alimentaire, nous avons toujours produit de la luzerne qui constitue un bon correcteur azoté et nous permet d’économiser 2 kg de tourteau par jour et par VL.» témoigne Stéphane.

Modernisation de l’atelier laitier

Afin de moderniser l’atelier laitier, les associés avaient envisagé la solution de la traite rotative, mais le coût était équivalent à l’installation de deux robots de traite, en raison de l’agrandissement nécessaire des bâtiments. La solution du robot s’est vite imposée dans un bâtiment déjà équipé en logettes et en racleurs. Des aménagements qui avaient été réalisés quatre ans auparavant afin de solutionner des problèmes de mammites récurrents. De soixante mammites annuelles ils passent à deux ou trois.

Stéphane et Pascal Sauvageot ont opté pour la traite robotisée.
Stéphane et Pascal Sauvageot ont opté pour la traite robotisée. - © E. DAUPHIN

Concilier traite robotisée et cahier des charges AOC

Si la traite robotisée n’est pas admise en AOC Comté, elle l’est en Langres et en époisse. Les animaux en production ne disposant pas des 25 ares de pâture, la surface attenante au bâtiment de traite étant seulement de dix ha. Néanmoins, il est admis par le cahier des charges d’affourager en vert à l’auge, afin de respecter les 50 % d’herbe dans la ration au printemps. Cette conduite alimentaire favoriserait même la production de lait d’été et d’automne souhaitée par la laiterie, par rapport à un pâturage classique dans cette zone calcaire, compte tenu du faible rendement en herbe.

Agréablement surpris par l’Astronaute A4

Les éleveurs se déclarent agréablement surpris par le robot de traite. Préparé au pire par l’équipe de chez Lely, le troupeau s’est finalement très vite adapté aux nouvelles conditions de traite. En trois jours, la moitié des VL allaient volontairement aux robots en accès libre et le taux de cellules n’a jamais dépassé la barre fatidique des 250 000. La trajectoire en ligne droite et l’auge du DAC escamotable favorisent la fréquence des passages. Avec 2,8 traites/jour, l’exploitation a augmenté sa production de lait par vache tout en maintenant des taux à 35,5 de TP et 40 de TP. Les associés disposent désormais de nouvelles données techniques sur leur élevage comme la production de lait par vache, la pesée, la rumination...

Coté main-d’œuvre, madame Sauvageot a cessé de traire et Jérôme, plus particulièrement chargé de l’élevage, arrive une heure plus tard le matin et consacre deux heures par jour à l’entretien et au suivi du robot. Il peut également s’absenter plus facilement les week-ends, grâce au système d’alerte par téléphone.

Les associés ont choisi de faire confiance à la marque Lely pour son expérience de plus de vingt ans en matière de traite robotisée, pour la simplicité d’utilisation des équipements et la réputation de qualité de l’entreprise.

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