L'Avenir Agricole et Rural 31 janvier 2019 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ELEVAGE : L'OEUN EN PLEIN BOUM !

Avec la disparition programmée des élevages de poules pondeuses en cage et la montée de la demande en œufs de qualité plein air, bio ou encore label rouge, le besoin de nouveaux poulaillers offre de vraies opportunités pour le département de la Haute-Marne. La demande des consommateurs est grandissante pour les œufs dits «alternatifs», les conditions d’élevage des poules sont un des facteurs principaux de choix dans l’achat d’œufs aujourd’hui.

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L’entreprise CDPO collecte 8 ateliers pondeuses sur le département et recherche de nouveaux producteurs.
L’entreprise CDPO collecte 8 ateliers pondeuses sur le département et recherche de nouveaux producteurs. - © G E C

Avec la présence de plusieurs conditionneurs d’œufs dans les départements voisins, les producteurs haut-marnais peuvent aujourd’hui se tourner à la fois vers CDPO (Marne), Cocorette (Meurthe-et-Moselle) ou encore Mâtines (Saône-et-Loire).

Depuis 2010 et la création du premier poulailler CDPO chez Rémi Babouot, l’entreprise collecteuse d’œufs est bien implantée sur le département avec huit élevages dont 4 plein air, 3 biologiques et dernièrement, la création d’un élevage Label Rouge. L’entreprise marnaise a pour ambition de relocaliser sa production Label Rouge de l’ouest de la France dans le Grand-Est. CDPO souhaite densifier sa collecte haut-marnaise qui passe déjà par Giey-sur-Aujon, Latrecey, Colombey-les-deux-églises, Marbéville, Oudincourt, Anglus, Blaisy, voire l’élargir notamment avec des poulaillers bios et Label Rouge. L’axe autoroutier est un véritable avantage pour cela.

 

Pourquoi créer un atelier pondeuses ?

6 000 poules label rouge, c’est 45 000 Ä de marge brute pour rémunérer 3 à 4 heures de travail en moyenne par jour.

C’est aussi 78 tonnes de fientes avec une teneur moyenne en azote de 30 unités N/T soit plus de 2 200 unités d’azote produites par an.

Un poulailler c’est un travail régulier pendant l’année, hormis une pointe lors du changement de lot pour le nettoyage du bâtiment et des équipements une fois par an.

C’est une production contractualisée, avec des entrées régulières de trésorerie et un prix indexé sur le prix de l’aliment.

Enfin, c’est un apprentissage technique rapide car bien accompagné par les conseillers CDPO et leurs partenaires (couvoir, Nealia pour l’alimentation).

 

Points de vigilance et accompagnement

Construire un poulailler nécessite un emplacement adéquat, le respect des règles de constructibilité et une déclaration au titre des Installations Classées pour les effectifs compris entre 5 000 à 30 000 poules. Au-delà il est nécessaire de réaliser un dossier d’enregistrement, voire, dès 40 000 emplacements, une demande d’autorisation (étude d’impact, enquête publique…). Dans tous les cas, il faudra fournir à l’administration un plan d’épandage justifiant de votre capacité à gérer les déjections produites soit sur vos propres terres soit sur des parcelles mises à disposition.

 

Le service Bâtiment et réglementation de la Chambre d’agriculture vous accompagne pour ces démarches et pour le montage du dossier de demande d’aides PCAE. Le service Entreprises de la Chambre peut réaliser les études de faisabilité pour vos financeurs. Un poulailler est un bâtiment assez technique, CDPO et ses partenaires constructeurs vous conseillent dans le choix des équipements. Il faut compter environ 255 000 Ä pour un atelier de 6 000 poules. Les aides PCAE de la région sur les bâtiments d’élevage peuvent être mobilisées pour aider à l’investissement (publication prévue le 1er février sur le site de la région Grand Est).

Pour plus d'informations sur des données technico économiques veuillez consulter notre édition de cette semaine en page 08

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