L'Avenir Agricole et Rural 09 février 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

Elevage - Garder nos spécificités

Le syndicat de race Simmental a tenu son assemblée générale à Thivet, avant la visite du Gaec des Trois Fontaines. Il a été question des résultats techniques de l’année 2006 et des orientations pour les années à venir.

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Michel André, le président du syndicat de race Simmental, tient à la mixité de la race et rappelle, dès qu’il le peut, qu’il est difficile de comparer les performances des Simmentals aux Prim’holsteins qui sont des « pures laitières ». Il tient à ce que « la valeur ajoutée viande » ne soit pas négligée.
Pour ces raisons et afin de préserver les spécificités de la race, les élus du Groupement Simmental et de l’UPRA se battent pour un organisme de sélection fort sachant qu’ils sont loin d’être majoritaire dans toutes les instances et que l’éparpillement sur la France ne facilite pas le travail…
Ces personnes veulent développer le potentiel laitier des Simmentals, leurs caractères fonctionnels, leurs aptitudes au croisement avec les races spécialisées et, surtout, le potentiel «viande». Le tout, sous les encouragements d’Antoine Allemeersch, vice président au Conseil Général. Il parle de vitrine extraordinaire pour la Haute-Marne et rappelle que le département sera toujours au côté des éleveurs pour le développement des races.

Effectifs Simmental en France

Hervé Vignon, technicien UPRA, est revenu sur l’évolution de la race depuis 30 ans. En 1978, la race comptait 20 823 vaches contrôlées dont 39 % en Haute-Marne et 15 % en Côte d’Or ; c'est-à-dire dans le berceau !
En 1984, les proportions restent les mêmes mais le fait significatif est la chute du nombre de vaches présentes en France qui atteint 14 588. Pire : en 1990, elles ne sont plus que 10 576 !
En 1996, avec la remontée des effectifs (12 555), le fait marquant est la montée en puissance de l’Aveyron (17 %). La Haute-Marne est alors à 29 %. En 2002, sur les 14 066 vaches laitières, la Haute-Marne en compte 25 % l’Aveyron 23 % et les départements de l’ouest atteignent les 15 %.
En 2007, la Haute-Marne perd sa première place avec 21 % des 13 909 vaches présentes contre 25 % pour l’Aveyron. Autre particularité : l’éparpillement de la race sur toute la France.
En définitive, il y a 30 ans, 98 % des Simmentals se trouvaient dans le berceau traditionnel. Aujourd’hui, elles sont 60 % dans ce berceau, 34 % dans le Massif Central et 6 % dans l’ouest de la France.

Vente de reproducteurs

En 2006, le Groupement Simmental a «permis» la vente de 420 reproducteurs contre les 500 de 2004 et 2005. Hervé Vignon signale que, pour 2007, la demande est très forte alors que l’offre l’est moins. Il se bat pour trouver des génisses, vaches et autres Simmentals.
Sur les 420 ventes de 2006, il faut comptabiliser les 218 génisses pleines, les 97 génisses de 15 jours à un an qui sont très recherchées, les 64 vaches, les 35 génisses de 1 à 2 ans, 4 embryons et 2 jeunes taureaux. Le tout, pour un prix moyen de 1 086 euros contre les 1 024 de 2005.
Ces animaux partent dans l’ouest (48 %), dans le berceau (17 %), le Massif Central (16 %), 16 % dans le nord-est et 3 % dans les Pyrénées. Ils viennent du Jura (21 %), de Côte d’Or (18 %), de Haute-Marne (16 %), du Bas-Rhin (6 %), d’Isère (6 %), d’autres départements (13 %) et de l’étranger (16 %) qui pose le problème du coût du transport et de la vente des réformes.

Bilan Upra Simmental

Hervé Vignon signale également que la base du schéma de sélection est les adhésions à l’UPRA : «sans adhérent, pas de sélection». Actuellement, l’UPRA Simmental compte 210 élevages cotisants sur 29 départements, 7 722 vaches et 105 vaches élites contre 66 en 2005.
En 2006, 3 633 vaches ont été pointées. Il est à noter, en 6 ans, une forte augmentation de la taille (1 cm), de la profondeur de poitrine (1 cm), une mamelle stable. Il faut néanmoins rester vigilant sur les aplombs et la musculature qui est mise à mal avec l’arrivée massive des filles de Lys.
Classement ISU 2 007
Les éleveurs ont eu droit à la présentation par Françis Michel du nouveau classement ISU :

- Lys – 161 – de Zeumon et Uterino.
Attention au manque de muscles !
- Rayman – 157 – de Zeit et Hodach.
Attention à la taille !
- Bosna – 148 – de Boss et Horwein.
Attention à la musculature et aux aplombs !
- Marin – 147 – de Malf et Horwein.
Attention aux aplombs !
- New York – 137 – d’Egol et Streuf.
Attention à la musculature et aux aplombs !
- Myosotis – 135 – de Zeukar et Samuel.
Attention à la profondeur de poitrine !
- Offenbach – 133 – de Streib et Hodscha.
Attention à la mamelle !
Les gagnants sont
Chaque année, des vaches et des exploitants battent des records…

- Meilleure lactation primipare  : Turbulente du Gaec Saint-Hubert  (9 249 kg)
- Meilleure lactation multipare : Suitée du Gaec Saint-Hubert  (11 951 kg)
- Meilleure MSU primipare : Turbulente du Gaec Saint-Hubert (673 kg de MSU)
- Meilleure MSU multipare : Suitée du Gaec Saint-Hubert (848 kg de MSU)
- Meilleure moyenne troupeaux : Gaec Saint-Hubert (8 281 kg/vache)
- Meilleur taux protéique : Daniel Oudot (34,5 g/l)
- Meilleur cumul de lactation : Hermès de Pascal Marot (81 703 kg en 10 lactations)

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