L'Avenir Agricole et Rural 10 janvier 2013 à 10h28 | Par jean-Louis BLONDEL

ELECTIONS - FDSEA – JA en campagne … depuis 6 ans !

La propagande est officiellement lancée depuis le 2 janvier mais la FDSEA et les JA ne manquent pas de rappeler qu’ils sont en campagne depuis les précédentes élections et qu’ils le seront à nouveau dès le mois de février.

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Le 20 décembre 2012, les conseils d’administrations communs FRSEA - JA ont validé les listes des candidats dans les différents collèges.
Le 20 décembre 2012, les conseils d’administrations communs FRSEA - JA ont validé les listes des candidats dans les différents collèges. - © JLB

L’enjeu de la représentativité syndicale

Le matériel de vote commencera probablement à parvenir aux électeurs individuels (exploitants, retraités, salariés et propriétaires) dès la fin de la semaine prochaine avec les professions de foi de chaque organisation présentant une liste.

Pour le collège des chefs d’exploitation cette élection a un double enjeu. Outre la désignation des futurs membres des Chambres départementale et régionale, le scrutin permet de déterminer la représentativité des syndicats. Celle-ci conditionne, entre autres, la participation dans différentes instances (le seuil de 15 % a été réduit cette année à 10 %). Cette appréciation, un peu simpliste, ne permet pas de mesurer la réelle activité syndicale qui devrait être évaluée en fonction des actions, des acquis et du nombre réel d’adhérents. La FDSEA et les JA de Haute-Marne, s’efforcent donc de faire valoir leur travail sur le terrain tout au long de l’année au bénéfice de l’intérêt général de l’agriculture départementale. Au vu du taux de cotisation qui a continué de progresser depuis les dernières élections à la Chambre d’Agriculture, l’évaluation globale que font les agriculteurs est plutôt positive. Mais il reste de nombreux sujets de frustration dont le syndicalisme majoritaire a parfaitement conscience et qu’il entend bien réduire.

Revendicatif et constructif

Christophe FISCHER et Vincent COURTIER rappellent que «le métier d’agriculteur c’est d’abord de produire en prospectant tous les marchés», du circuit court jusqu’à l’exportation qui est actuellement une planche de salut pour nos principales productions. Le choix des biocarburants est ainsi parfaitement assumé. Sans la filière biodiesel qui a été portée par l’interprofession agricole, il y aurait beaucoup moins de tourteaux pour l’alimentation animale et les huiles seraient invendables.

Le syndicalisme majoritaire, via la FNB, a aussi activement œuvré pour l’export des bovins qui a permis de tirer les prix vers le haut. Il a mis en place des outils pour renforcer la position des producteurs dans les filières jusqu’aux grandes surfaces (ex : accord du 3 mai 2011 sur l’indexation des coûts alimentaires.) Sur le lait, les OP sont en cours de création pour donner aux éleveurs les moyens de se défendre dans le nouveau cadre contraignant de la législation européenne.

Plus localement, la FDSEA et les JA défendent leurs acquis et leur méthode de travail avec les représentants de l’Etat et des Collectivités Locales. Ils font ainsi valoir les aides conjoncturelles obtenues, les avantages fiscaux négociés et les assouplissements de contraintes administratives et environnementales diverses. Ils se positionnent comme «un syndicalisme de solutions», présent sur tous les dossiers, tout au long de l’année.

Ils n’oublient pas non plus l’importance des soutiens européens qui représentent encore la quasi-totalité du revenu haut-marnais.

Ils s’engagent à favoriser au maximum les installations pour maintenir le plus grand nombre possible d’exploitations et à défendre toutes les filières en particulier l’élevage laitier qui est aujourd’hui fragilisé.

Une mandature positive

La transition de mandature se déroule sereinement avec la valorisation du travail effectué à la Chambre d’Agriculture par la précédente équipe. La FDSEA et les JA ont soutenu les restructurations de services qui ont eu lieu. La Chambre d’Agriculture de Haute-Marne privilégie depuis toujours son financement par le biais des prestations de services plutôt que par l’impôt levé auprès des propriétaires. C’est un des plus faibles de France. Actuellement les recettes fiscales ne représentent qu’un quart du budget global (1,7 M Euros sur 7 M Euros). Cela oblige à rester très vigilant et surtout à l’écoute des agriculteurs pour leur apporter les accompagnements qu’ils souhaitent.

Apréhender avec pragmatisme et détermination les réalités économiques et sociétales, c’est un métier syndical à plein temps, pas seulement au moment des élections, mais celles-ci sont aussi le moment de le rappeler.

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