L'Avenir Agricole et Rural 22 janvier 2015 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ELECTION MSA, PORTRAIT DE BERNARD FLAMMARION, SA VOIX POUR LA MSA

Bernard Flammarion, éleveur à Audeloncourt, revient sur ses vingt ans d’engagement aux cotés de la MSA.

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- © Estelle Dauphin

Longtemps considéré dans le département comme « Monsieur MSA », Bernard Flammarion a durant de nombreuses années occupé la présidence de la MSA de Haute-Marne.

En 2005, avec Eric Petit, son homologue aubois, et leurs conseils d’administration respectifs, ils conduisent un rapprochement fructueux entre les structures des deux départements. Entretien avec un humaniste convaincu.

 

A quand remonte votre engagement ?

Ma famille m’a toujours enseigné à me battre pour les autres, c’est en quelque sorte inscrit dans mon ADN. Malgré mon métier très prenant d’éleveur laitier, je ne pouvais envisager de rester enfermé dans mon exploitation. En 1994, quand on m’a proposé le poste de délégué MSA (à l’époque communal, maintenant cantonal), j’étais jeune agriculteur et bien décidé à révolutionner le système. En fait, j’ai surtout beaucoup appris durant ces vingt années au service des autres.

 

Quelles ont été à vos yeux les plus grandes avancées sociales pour la profession agricole depuis ces vingt dernières années ?

Je retiendrai la Retraite complémentaire, l’assurance accidents du travail (ATEXA), le congé paternité et récemment les indemnités journalières. Ces victoires successives sont le fruit d’un combat syndical, mené de concert avec le régime de protection sociale agricole.

 

Quels sont les plus beaux souvenirs de votre engagement ?

Une carte postale... A une époque où les mises aux normes étaient moins drastiques, la MSA de Haute-Marne avait acquis trois chalets perdus dans la vallée de la Maurienne, afin d’envoyer de jeunes ressortissants du régime agricole en vacances. Les familles payaient en fonction de leurs ressources. Moi-même passionné de Montagne, je m’y suis rendu deux fois. L’ambiance était très conviviale. La MSA a été contrainte de s’en séparer pour des raisons de coût d’entretien et de réhabilitation. Ça a néanmoins été un formidable outil au service de l’ouverture et de l’accès aux vacances pour nos jeunes ruraux.

 

La fusion avec la MSA de l’Aube est-elle à vos yeux une réussite ?

C’est une réussite totale. D’abord car nous avons maintenu 85 emplois sur la Haute-Marne, tout en améliorant nettement les conditions de travail des employés et l’accueil de nos ressortissants avec la rénovation du Bâtiment du quartier Foch à Chaumont. Ce tour de force a été possible grâce à la spécialisation de nos activités. Les collaborateurs ont dû se former à de nouveaux métiers, ça n’a pas été facile pour eux, mais aucune mobilité géographique ne leur a été imposée.

Ensuite, malgré ce rapprochement, nous demeurons la plus petite caisse de MSA au niveau national, c’est dire si cette fusion était nécessaire. La plus petite mais aussi la plus performante ; j’ai appris ce matin que nous nous classions au premier rang national en termes de ratios de gestion. C’est une grande fierté pour les collaborateurs et les administrateurs de la caisse.

 

Quel est votre rôle à présent au sein de la MSA Sud Champagne ?

J’occupe la présidence de l’Action Sanitaire et Sociale. Il s’agit d’utiliser au mieux une enveloppe annuelle, allouée par l’Etat. Elle est destinée au versement de prestations extra-légales à des publics en difficulté et au montage d’actions collectives. C’est un lieu où les administrateurs des collèges salariés et non-salariés ont le plus de liberté pour agir sur le territoire. En 2014 par exemple, une de nos priorités a été de faciliter le retour à la maison de proches en fin de vie.



Pourquoi est-il si important de voter pour des représentants aux élections MSA ?

D’abord car les délégués cantonaux sont force de proposition sur leur territoire. En partenariat avec d’autres acteurs de proximité comme les collectivités, les établissements scolaires ou encore les complémentaires santé, nous mettons en œuvre des actions très concrètes. C’est ainsi que nous avons sensibilisé les jeunes du collège de Bourmont au sujet de la drogue et du don d’organes.

 

D’autre part, il est important de voter car l’Etat surveille de près l’efficacité de notre régime agricole, qui a la spécificité d’être un guichet unique. Le taux de participation à ces élections est crucial. Il traduit l’attachement des ressortissants à leur régime. Jusqu’à présent, nous avons remporté le plus fort taux de participation à des élections professionnelles (50 % de participation en Haute-Marne aux dernières élections). Il faut que cela continue.

 

Avec le vote électronique, nous espérons doper le taux de participation du collège salariés, qui a toujours été en retrait. D’après les derniers chiffres, parmi les mille voix exprimées par Internet, la moitié provenait de salariés. C’est donc un signe encourageant.

 

 

 

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