L'Avenir Agricole et Rural 07 juin 2018 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

DIVERSIFICATION : Un jeune exploitant se diversifie par l’aviculture

Cocorette a organisé des portes ouvertes chez ses éleveurs. Le 16 mai c’est le poulailler flambant neuf de Tanguy Theurel à Cusey que le public pouvait visiter, avant l’arrivée des 20 000 poules pondeuses qui profiteront d’un parcours en plein air.

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Les accompagnateurs du projet ont expliqué au public les avantages d’un atelier avicole.
Les accompagnateurs du projet ont expliqué au public les avantages d’un atelier avicole. - © T MORILLON

Cocorette veut entre 400 et 500 000 poules pondeuses supplémentaires pour répondre aux besoins de son centre de conditionnement à Nancy. Ouvrir les portes d’un poulailler flambant neuf était donc l’occasion d’attirer des vocations tout en répondant aux questions des porteurs de projet. Le jeune éleveur Tanguy Theurel a fait visiter les installations, en compagnie des accompagnateurs du projet Cocorette, Sanders et BFC constructions.

 

19 000 œufs par jour

Installé en 2016, Tanguy Theurel est polyculteur éleveur allaitant sur une exploitation de 300 ha à Cusey avec un salarié. Pour faire face à la mauvaise conjoncture céréalière et pour pouvoir garder son salarié, il est décidé de créer un atelier avicole. Le bâtiment est grand : 134 m de long pour 18 m de large, il accueille 20 000 poules de 17 semaines, soit 8 poules/m² en intérieur. Les volailles ont un grand parcours en plein air pour se promener avec 4m2 par poule. Le coût du bâtiment revient à 40 Ä par bête, pour une marge ramenée à la poule de 2,5 Ä (avant MSA et impôts). Tanguy pourra récupérer les fientes (65 % de matière sèche) une fois par an lors du vide sanitaire, pour l’épandre sur ses 200 ha de cultures.

 

Le sanitaire : clé de la réussite

Le bâtiment est aux dernières normes européennes avec une gestion des repas, de la lumière, des nids et de la ventilation par ordinateur. Le sanitaire est primordial, surtout dans un élevage avec autant d’individus dans un seul bâtiment. Lorsqu’il pénètre dans le bâtiment, l’éleveur doit traverser plusieurs salles afin de se désinfecter et enfiler des protections jetables pour éviter toute contamination extérieure. Le collecteur, qui récupère les œufs deux à trois fois par semaine, ne pénètre même pas dans l’élevage.

 

Pour s’occuper du poulailler, il faudra à Tanguy entre 3h et 4h de travail par jour. Il devra ramasser les œufs, vérifier la propreté des différentes zones de vie des volatiles : zone en caillebotis, de grattage, alimentation, abreuvement et les nids. Il lui faudra aussi trier les œufs qui doivent faire plus de 53 g, avec une couleur conforme et une forme harmonieuse, sous peine d’être déclassés. Cela représente environ 1 % des œufs, ils partiront à destination de l’industrie agro-alimentaire. Cocorette ramasse l’intégralité des œufs, mais autorise Tanguy a en garder pour faire de la vente directe s’il le désire.

 

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