L'Avenir Agricole et Rural 23 décembre 2010 à 11h44 | Par ESTELLE DAUPHIN

DIVERSIFICATION - 12 500 poules sous la Croix de Lorraine

Mardi 14 décembre à 15h, après un trajet depuis le département du Nord, les 12 500 poules de Rémi et Didier Babouot sont arrivées à Colombey-les-deux-églises. Le couvoir Lanckriet qui a élevé les poulettes pendant 18 semaines a passé la main aux nouveaux éleveurs plus qu’impatients de les recevoir.

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Ces poulettes sont superbes, mais il faut qu’elles prennent encore du poids, (© AURELIE SENCE (Chambre d'Agriculture)) Mardi 14 décembre à 15h, après un trajet depuis le département du Nord, les 12 500 poules de Rémi et Didier Babouot sont arrivées à Colombey-les-deux-églises. Un tunnel de  1620 m2 baché gris ardoise à Colombey les deux Eglises. En Haute-Marne, tout est possible. Dès le 15 janvier, les trappes s’ouvriront, les poules mettront le bec dehors pour explorer leurs 5 ha de parcours. Très vite, les poules s’installent sur les perchoirs, conquises par leur nouvel univers. Didier : «devenir éleveur à 50 ans, il n’est jamais trop tard surtout que cela a permis d’installer mon neveu». Rémi, aviculteur, enfin après 2 ans de recherche de partenaires et de démarches. Philippe Lapie : «le défi est lancé, qui de la Marne ou de la Haute - Marne montera le plus de poulaillers ?»

Ils étaient une dizaine pour vider les camions, sous les conseils de Philippe Lapie et des livreurs expérimentés du couvoir ; Rémi, Didier,  quelques voisins et amis venus prêter main forte pour sortir les poulettes des cages de livraison. De 15h à 17h30,  ils ont répartis les poules dans tout le bâtiment et fait en sorte qu’elles prennent possession des lieux.

Libérées après un trajet en camion de plusieurs heures, les volatiles ont tout de suite trouvé leur place sur les perchoirs mis à leur disposition : 15cm par poule soit plus d’1,8km en tout.
Issues d’un croisement de Rhode Island et Babcock, des races rustiques adaptées à la vie en extérieur et au climat froid de l’hiver haut-marnais, les poules âgées de 18 semaines et pesant 1.4 à 1.5 kg, bien emplumées n’étaient nullement affolées par l’agitation ambiante auxquelles elles participaient activement tout occupées à découvrir leur nouvel univers et caquetant.

Didier Babouot, tout sourire et toujours occupé à vider les bacs de transports des poulettes lors de notre visite s’exclame : « Ca en fait des poules n’est-ce-pas ? Tout va bien même s’il y a eu un peu de stress dans la matinée car la chaîne d’alimentation s’est bloquée, ce n’était rien de grave, juste un mauvais réglage. Tout est rentré dans l’ordre très vite car Thierry Courageot, éleveur de pondeuses de reproduction à Marbeville, était là pour nous aider. Rémi est allé en stage chez lui et il tient à nous accompagner jusqu’au bout. »

Philippe Lapie tout aussi souriant que nos aviculteurs nous explique « Ces poulettes sont superbes, mais il faut qu’elles prennent encore du poids, l’objectif premier est de les préparer progressivement à pondre tout en leur faisant encore prendre 200g. Pour avoir un cycle de ponte régulier, des œufs de 53g minimum à la 24ème semaine et jusqu’à 64g, elles doivent peser 1.65 kg au pic de ponte qui se situe à 25 semaines. L’aliment est optimisé  pour que les poulettes atteignent ce poids en début de ponte et s’y maintiennent, elles mangeront alors 125g par jour contre 80g aujourd’hui. En parallèle, nous allons mettre en place un programme lumineux qui les prépare à pondre sans les brusquer c'est-à-dire à 20 semaines. Elles devraient ainsi pondre pour Noël. »

Rémi est ravi, son rêve est devenu réalité, il porte la lourde responsabilité de ce projet dont il est à l’origine et cela n’entame en rien son moral. Il est le premier éleveur à s’être engagé avec Jean-Marc Philippe, directeur général de CDPO, qu’il avait rencontré de sa propre initiative alors qu’il recherchait des débouchés pour son projet de diversification. Rémi peut être fier de sa démarche puisque aujourd’hui 3 autres projets prennent forme en Haute- Marne. Modeste, il s’active à libérer les poulettes et maintient son optimiste  « On va voir au jour le jour maintenant, tout va bien se passer, il n’y a pas de raison. Et puis M. Lanoe, du couvoir, M. Lapie de CDPO et Thierry Courageot nous entourent et nous accompagnent pour que tout se passe au mieux, à la fois pour nous et pour les poules. Nous allons devoir apprendre aux poulettes à aller dans les pondoirs pour pondre pour éviter les pontes « sauvages » Comme Philippe  Lapie, je suis pressé de voir les premiers œufs arriver. Mi-janvier, les poules devraient avoir pris de bonnes habitudes dans le bâtiment, alors nous ouvrirons les trappes pour leur donner accès au parcours ».   

 

Rendez-vous maintenant dans quelques
semaines pour les premiers œufs.
RENSEIGNEMENT : CA52 - 03 25 35 02 89

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