L'Avenir Agricole et Rural 24 novembre 2016 à 08h00 | Par T.M.

Diminution du volume de lait Haut-Marnais

L’association organise actuellement ses assemblées de section sur tout le département. L’occasion de faire un bilan de la dernière campagne, de présenter les nouvelles offres de service, ainsi que 3CE résultant de la mutualisation des Pôles Elevage de Haute-Marne, de Moselle et d’Alsace.

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La production laitière augmente tous les ans, mais elle ne compense plus la diminution du nombre d’éleveurs.
La production laitière augmente tous les ans, mais elle ne compense plus la diminution du nombre d’éleveurs. - © T.M.

HMCE

Olivier PERRIN, Président HMCE et Pilippe GILLET, responsable du Pôle Elevage et ont ouvert l’assemblée par la présentation de l’association qui regroupe 42 salariés répartis sur 3 activités principales : le lait, la viande et l’identification.

La ferme haut-marnaise évolue, le robot de traite continue de s’imposer, on en compte 63, bientôt un quart des éleveurs en contrôle laitier en seront équipés. 357 exploitations (72 % des producteurs, 90 % de la production du département) sont adhérentes au contrôle de performances pour une moyenne de 653 231 l de lait produit par ferme (+105 000 l depuis 2012). Le cheptel haut-marnais augmente années après années : 78 vaches en moyenne (+11 en 4 ans). Les troupeaux produisent davantage de lait dans le nord Haute-Marne avec environ 9 000 kg/VL dans le Der (systèmes et races spécialisées) que dans le sud : autour de 7500 kg/VL vers Langres (systèmes plus diversifiés et races mixtes).

Chaque vache produit en moyenne 8227 kg de lait (+115 kg), mais cette augmentation de la production ne suffit plus à compenser la disparition des éleveurs, en 2016 la Haute-Marne aura un volume de lait produit et livré en diminution (une première depuis 2010). Si cette évolution se poursuit, les volumes baisseraient de 2,3 % par an. En 2020, il y aurait 250 exploitations adhérentes au contrôle laitier, pour une production de 800 000 l et le volume global diminuerait de 24 millions de litres.

2 tiers des élevages suivent un contrôle «classique», soit un minimum de 10 passages par an. La baisse des prix du lait entraîne une baisse du nombre de vaches contrôlées : -4 % en 2015 et environ -10 % en 2016. Concernant le suivi technique, 95 % des adhérents optent pour une prestation.

Faire face à la baisse des prix

Le prix du lait payé aux éleveurs est en recul pour la 2ème année consécutive, en moyenne 366 /1000 l en 2015, il est aujourd’hui à 329 comme en 2011. Les différences de prix selon les laiteries commencent à se creuser ; jusqu’à 64 d’écart au producteur. Entre les 4 plus grands collecteurs du département, l’écart est de 33 pour des laits à même destination, soit près de 20 000 de différence de recettes entre 2 producteurs de laiteries distinctes.

Les coûts de production sont en légère baisse (-5 /1000 l), mais restent insuffisants pour compenser la chute des prix du lait. Cette baisse des cours depuis 2 ans ainsi que l’année fourragère catastrophique met à mal les trésoreries des exploitations laitières. Des marges subsistent sur la qualité du lait ou la gestion des charges, mais il n’y a que l’augmentation du prix payé au producteur qui pourra maintenir la filière.

Luc LEFEBVRE, responsable animation-formation HMCE donne quelques conseils : «il y a une stratégie à avoir sur les génisses, vous pouvez sexer vos meilleures vaches et faire du croisement industriel avec les vaches «moyennes» : un veau Holstein croisé blanc-bleu de 15 jours peut se vendre 400 . Si vous préférez les garder, les bêtes feront de la viande. Pour l’insémination on peut s’aider du robot de traite, il suffit d’observer la courbe du poids de la vache, dès qu’elle remonte, c’est le moment d’inséminer».

La Chambre d’Agriculture propose une formation en 2 modules pour calculer ses coûts de productions (stage pris en charge par VIVEA, sous réserve d’éligibilité). Lors de ces journées, un retour sera fait sur les 65 élevages qui ont déjà fait l’objet de cette étude, accompagné d’explications et d’analyses. L’objectif étant de comparer les écarts constatés d’un poste à l’autre. Les solutions se trouveront en groupe lors des échanges entre éleveurs. Si vous désirez des renseignements sur la formation vous pouvez contacter Carole LE ROUSIC au 03 25 35 03 16.

Mutualisation des compétences

Philippe GILLET est revenu sur le dispositif 3CE (Chambre Contrôle Conseil Elevage), l’alliance des Pôles Elevage de Haute-Marne, de Moselle et d’Alsace. «Cela fait 8 mois que l’on travaille en collaboration très forte. On va raisonner l’élevage sur un territoire très large pour réduire nos coûts et mutualiser nos compétences. Ce n’est pas une fusion chacun garde sa structure et son autonomie. L’objectif de 3CE est de répondre aux besoins des éleveurs de demain». L’encadrement est mutualisé, les représentants des 4 départements se partagent les rôles et la Haute-Marne est bien présente au sein du dispositif. Unir ses forces permet un meilleur portage politique dans les diverses représentations.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 25 novembre 2016.

Olivier PERRIN, également membre au Bureau de la Chambre d’Agriculture devient le nouveau Président HMCE. L’exploitation de l’éleveur se trouve à Ceffonds, il y travaille avec son épouse et un salarié. L’EARL du Grand Pré produit 650 000 l de lait grâce au cheptel de Prim’Holstein, il y a également une trentaine de Limousines et un atelier taurillon pour les mâles laitiers. L’installation d’un robot de traite permet à Olivier de se libérer un peu de temps pour tenir ses nouvelles fonctions.

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