L'Avenir Agricole et Rural 07 mai 2015 à 08h00 | Par A Leblond

Des prix bien insuffisants

A l’inverse de 2014, personne n’ayant oublié les plus de 400 euros du début d’année, 2 015 commence bien mal, illustrant à nouveau les conséquences annoncées de volatilité de marchés livrés à eux-mêmes, auxquelles il faut désormais ajouter celles provenant des stratégies des entreprises et des OP.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Il y a manifestement quelque chose qui ne fonctionne pas dans la filière laitière française !
Il y a manifestement quelque chose qui ne fonctionne pas dans la filière laitière française ! - © Reussir

Retour sur 2 014

En effet alors que les prix de janvier et février se sont échelonnés, selon les entreprises, entre 370 et 405 € / 1 000 litres, ceux de 2015 en ont été bien loin, se situant plutôt entre 307 et 315 €, soit le plus souvent en retrait de 80 à 100 euros.

Mais pour bien comprendre l’évolution des prix 2015, un bref retour sur les prix de 2014 s’impose.
Compris, en moyenne annuelle et sur une répartition mensuelle de livraisons identique (celle du Grand Est, moyenne 11/12/13) entre 356.8 et 370.9, ils ont reflété des différences entre laiteries forcément jamais atteintes puisque 2 ans avant, la fixation interprofessionnelle garantissait un prix identique pour tous.
Bien sûr un tel écart n’a pu exister qu’en raison du non-respect des indicateurs économiques, donc des contrats, par les laiteries qui ont le moins payé.
Pour la FDPL, l’évolution découlant des indicateurs économiques (cours des produits industriels et des fromages allemands ainsi que différence -tunnels- entre les prix du lait français et allemand) avoisinait 30 euros / 1 000 litres, or les évolutions constatées, hors flexibilité, se sont échelonnées entre 21 et 33 euros … cherchez l’erreur ?
En fait, contre toute attente et logique économique, les augmentations constatées ont été quasiment inversement proportionnelles à la taille de l’entreprise !
En d’autres termes, alors que les PME, qui, contrairement aux grosses entreprises n’ont pas profité de l’embellie des cours des produits industriels respectaient leurs engagements, les groupes nationaux (voire internationaux) se soustrayaient aux leurs, préférant s’aligner sur leurs concurrents et en particulier sur la coopérative nationale, Sodiaal.

Et cette année ?

Bien sûr il est trop tôt pour dire si l’histoire se répétera.
Le retournement des marchés et leurs difficultés à se rétablir ne peuvent qu’inquiéter même si la demande mondiale ne faiblit pas.
L’attentisme actuel, lié à l’inconnue européenne du niveau de production post quotas, rend néanmoins encore plus difficile toute lecture à moyen terme.
Toutefois à ce jour rien n’est définitivement compromis mais il faudra encore quelques semaines pour y voir plus clair et évoquer ce que pourrait être le prix moyen annuel.
Ceci n’empêche pas de regarder ce que les uns et les autres ont payé depuis le début de l’année.
Au-delà des prix, il ressort de cette comparaison un impact grandissant des stratégies d’entreprises, le lissage, c’est-à-dire le fait de payer le même prix de base sur plusieurs mois, semblant avoir de plus en plus d’adeptes.

La suite de cet article dans notre édition du 08 mai 215.

Thierry Roquefeuil réélu président de la FNPL pour 3 ans

Le conseil d’administration de la FNPL réuni le 7 avril 2015, a réélu Thierry Roquefeuil, au poste de président du syndicat pour un second mandat de trois ans.
Marie-Thérèse Bonneau (Vendée) est élue au poste de première vice-présidente pour permettre une implication encore plus forte de la FNPL, à l’international. En effet, Marie-Thérèse Bonneau est présidente de la branche française de la Fil (Fédération internationale du lait). C’est André Bonnard qui succède à Marie-Thérèse Bonneau au poste de secrétaire général. Il est éleveur laitier dans la Loire, en Gaec avec 6 associés. Sa production est de 650 000 litres de lait, dont 10 % sont transformés et vendus à la ferme. Il gère par ailleurs, avec ses associés une ferme-auberge, un gîte rural et une activité d’élevage et de commercialisation en vente directe de volaille.
Le nouveau bureau de la FNPL se compose de deux secrétaires généraux adjoints :
Pascal Clément (Sarthe) qui occupait le poste de vice-président lors de la précédente mandature ;
Jean Turmel (Calvados) qui occupait déjà ce poste lors du précédent mandat.
Le trésorier est Daniel Perrin (Meurthe et Moselle).

Quatre vice-présidents ont été élus : Michel Lacoste (Cantal)*, Martial Marguet (Doubs), Denis Ramspacher (Bas Rhin), Bruno Verkest (Loiret). Les membres du bureau sont Gilles Durlin (Pas de Calais)*, Manuel Gavelle (Eure), Serge Le Doaré (Finistère), et Marie-Andrée Luherne (Morbihan)*. Le bureau de la FNPL nouvellement élu compte trois nouveaux membres dont une femme.
Le Président de la FDPL, Richard BOURBON reste membre du Conseil d’Administration en tant que représentant de la région Champagne - Ardenne.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2453 | juillet 2017

Dernier numéro
N° 2453 | juillet 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui