L'Avenir Agricole et Rural 15 juillet 2021 a 10h00 | Par Matthieu PALMIERI

Des premières récoltes alarmantes

Tout comme les arboriculteurs, la profession apicole fait face aux conséquences climatiques de ce printemps au niveau des premières récoltes de miel. Didier Romary, apiculteur vosgien et président de la commission apicole à la FRSEA Grand Est, fait le point sur la situation apicole et les actions à mener.

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Quelles sont les conséquences des aléas climatiques de ce printemps sur les premières récoltes de miel ?
Didier Romary : « Nous avons fait face à un démarrage assez particulier avec une succession de périodes de froid, de pluie et de redoux qui est venue perturber l’activité apicole. Les fortes et longues périodes de gelées ont causé des coupures de pontes chez les reines, ce qui fait que nous avons récupéré des colonies assez petites, qui auraient pu se développer quand même dans un contexte normal, mais malheureusement, c’était sans compter sur un climat printanier mauvais. Les abeilles se sont retrouvées privées de ressources mellifères sur les mois de mars, avril et mai ; une situation rarissime. Le potentiel floral des arbres a également été fortement impacté par le gel, jugé de nature exceptionnel, laissant envisager une conséquence dans la durée. Les premiers constats sont catastrophiques, notamment sur le miel de fleurs de printemps et de colza puisque l’on observe à peine 10 % de récolte, voire aucune pour certains collègues.

Quelles sont les actions à mener pour faire face à cette situation ?
D. R. : « Pendant cette période, les apiculteurs étaient inquiets, le téléphone n’a pas arrêté de sonner, avec une question qui revenait souvent : que va-t-on faire si la situation continue ainsi ? Face à cette situation, dans une problématique 100 % syndicale, nous nous devions de réagir au sein du département, mais aussi de façon coordonnée sur l’ensemble du territoire Grand Est via la commission apicole de la FRSEA. Évidemment, face à une telle situation le mot "calamités agricoles" est sur toutes les lèvres. Dans un premier temps, il est encore trop tôt pour enclencher les calamités agricoles.

Aujourd’hui, même si la moitié de la saison apicole est écoulée tout n’est pas encore perdu, il y a peut-être encore devant nous des miellées d’été qui pourraient nous permettre de limiter la casse. À l’échelon régional, nous avons également rédigé un courrier pour la préfète de Région et la DRAAF. Il s’agit vraiment pour la commission apicole, qu’elle soit régionale comme nationale, de prendre le problème à bras le corps pour apporter une réponse claire et d’une seule voix ».

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