L'Avenir Agricole et Rural 19 novembre 2015 à 08h00 | Par A. SENCE

Des poules pondeuses bio, un investissement payant

A Giey-sur-Aujon, à l’EARL Saint-Etienne, Cyril Gagioli et son beau-père Patrice Noirot, sont des éleveurs satisfaits. Ils exploitent un poulailler de 12 000 poules pondeuses en agriculture biologique et apprécient cet atelier qui a permis l’installation de Cyril en 2011.

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Le tapis roulant ramène les oeufs et ils sont triés à la main.
Le tapis roulant ramène les oeufs et ils sont triés à la main. - © A.S.

Agriculture biologique


Les premières poules pondeuses sont arrivées en 2013 à Giey-sur-Aujon, elles étaient alors 9 000, séparées en trois lots comme le veut la réglementation de l’agriculture biologique (voir encadré). Sur conseil du collecteur d’oeufs CDPO, basé dans la Marne, les éleveurs ont choisi la production biologique et ne le regrettent pas le moins du monde : plus de place pour les poules, moins de maladies, une satisfaction de produire proprement et en accord avec le bien-être animal. Seul bémol : ils aimeraient pouvoir épandre les fientes sur les cultures mais celles-ci ne sont pas converties au bio et ne peuvent donc pas recevoir les déjections des animaux.

Après 2 ans de fonctionnement, les exploitants ont décidé d’agrandir le bâtiment d’élevage pour accueillir 3 000 poules de plus et s’occupent donc aujourd’hui de 12 000 poules qui pondent en moyenne 10 800 à 11 000 œufs chaque jour dans les pondoirs centraux équipés d’un tapis roulant. Ce dernier ramène les œufs en bout de bâtiment où ils sont triés à la main puis mis en plaques de 30 par une machine. Un gain de temps considérable car pour ramasser tous les œufs puis faire le tour de l’élevage et vérifier que tout va bien, les exploitants estiment qu’il faut 2h en étant deux personnes. L’arrivée puis le départ des poules à peu près 11 mois après sont par contre des pics de travail importants.

« On est vraiment content de ce choix. C’est vrai qu’on connaissait déjà les volailles car nous avions déjà un bâtiment de poulets de chair label mais les pondeuses c’est un peu différent. D’un point de vue économique, c’est un investissement assez lourd pour créer le bâtiment, mais les résultats sont là. Les banques nous ont suivis comme CDPO qui signe des contrats pour au moins la durée de remboursement du bâtiment. » explique Patrice Noirot.

«L’élevage des pondeuses va nous permettre d’embaucher ma femme à mi-temps prochainement» nous dit Cyril. «Cela n’aurait pas été possible sur l’exploitation avant la création de l’atelier. L’élevage s’apprend très rapidement et nous avons été accompagnés par les techniciens du couvoir qui nous vend les poulettes et par CDPO».

Pour découvrir cet élevage et poser toutes vos questions, rendez-vous

le 2 février prochain

après-midi pour une porte ouverte sur l’exploitation.

 


Plus d’infos :

Contactez la Chambre d’Agriculture

Service Hommes Entreprises Territoires

03.25.35.00.60

Aurélie Sence

Les œufs bio : extrait du cahier des charges :

- 3 000 poules maximum par bâtiment,

- 6 poules par m² de bâtiment,

- 4 poules par m² de parcours (converti au bio),

- alimentation certifiée bio et si possible provenant d’exploitations de la région,

- épandage des fientes sur des terres certifiées bio.

CDPO : Centre de Distribution et de Production d’œufs à la recherche d’oeufs bios

Basé dans la Marne à Esternay, la société collecte des œufs dans l’Est de la France ainsi que dans l’ouest grâce à une base en Bretagne. Elle contractualise avec des éleveurs sur 10 ou 12 ans l’achat des œufs produits à un prix indexé sur le prix des céréales et donc de l’aliment. Les œufs ainsi collectés sont vendus sous diverses marques dans la grande distribution. Aujourd’hui, il y a une forte demande du marché pour des œufs bios et de plein air avec une augmentation du marché de 2,5% tous les ans et c’est pourquoi la société cherche de nouveaux poulaillers pour compléter la production et répondre à cette demande.

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