L'Avenir Agricole et Rural 29 juin 2017 à 08h00 | Par T. Morillon

Des mesures pour économiser l’eau

Compte tenu du déficit pluviométrique en Haute-Marne, du récent épisode de canicule et du niveau d’alerte atteint par certains bassins, la Préfecture a pris un arrêté afin de limiter la consommation d’eau. Le monde agricole est uniquement concerné par une restriction d’irrigation.

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La Haute-Marne est le 39ème département français à prendre ces mesures.
La Haute-Marne est le 39ème département français à prendre ces mesures. - © T.M.

Chaleur et déficit hydrique

«L

a situation n’est pas dramatique, mais la vigilance est accrue» déclare Françoise Souliman, Préfet de Haute-Marne. Malgré des précipitations cette semaine, la sécheresse devrait faire son retour vers le 3 juillet.

Le comité de sécheresse, composé d’experts de Météo France, du SDIS et de la DDT, se sont réunis le 26 juin en Préfecture pour évaluer la situation. Il apparaît que sur les 20 dernières années, 15 sont plus chaudes que la normale, dont les 4 dernières. Les températures du mois de juin 2017 sont supérieures de 2,9 °C aux moyennes de saison.

Les cumuls de précipitations de septembre 2016 à juin 2017 sont les plus déficitaires depuis 1976. A la date du 21 juin, le déficit moyen en Haute-Marne est de 32 %, soit 547 mm au lieu de 843 mm. La situation est hétérogène sur le département puisque ce déficit est de 21 % à Langres et de 45 % à Cirfontaines-en-Ornois, la zone Nord, Nord-Est du département étant la plus touchée.

Depuis le 18 juin, les bassins Meuse-amont, Aube-amont et Saulx-Ornain sont en situation d’alerte. Les résultats hydrologiques font apparaître une situation critique sur le secteur Nord-Ouest du département : la majorité des cours d’eau sont à secs ou en rupture d’écoulement sur ce secteur (Vivoire, ruisseau de Prêle, Charles Quint, Ceffondet, Héronne, Saulx). Au Sud, le niveau des lacs de Charmes, de la Mouche, de la Vingeanne et de la Liez est inférieur à la moyenne sur 20 ans. Compte-tenu de la baisse sensible des débits de la Marne et de la Blaise au moi de mai, les restitutions d’eau du Lac du Der ont été engagées avec 2 semaines d’avance.

 

 

L’agriculture impactée

Sur le volet agricole, le directeur de la DDT Jean-Pierre Graule observe «une coupe de foin moins abondante, jusqu’à -50 %, mais de qualité». On observe une hétérogénéité des cultures, les petites terres étant les plus touchées par le manque d’eau. La canicule impactant la réserve utile en eau des sols, le risque d’échaudage des céréales est réel. Les céréales d’hiver semblent être épargnées, compte tenu de leur stade végétatif avancé. Sans un retour rapide des précipitations, les cultures de printemps pourraient être affectées. Les fortes chaleurs impactent aussi directement la production laitière.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 30 juin 2017.

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