L'Avenir Agricole et Rural 22 juin 2017 à 08h00 | Par T.M.

Des leviers à activer dans le Barrois

Dans le cadre du rallye Déclic’Agro, les Chambres d’Agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne ont organisé une conférence au lycée agricole de Choignes le 9 juin. Il s’agissait de présenter des moyens pour développer les systèmes d’exploitation en zone intermédiaire.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
5 exploitants du Barrois sont venus exposer leurs stratégies.
5 exploitants du Barrois sont venus exposer leurs stratégies. - © T.M.

DECLIC'AGRO

L’environnement est complexe ces dernières années : aléas climatiques, difficultés économiques… Le nombre d’exploitations en zones intermédiaires baisse : - 22 % dans l’Aube et -30 % en Haute-Marne en 10 ans (hors viticulture). Dans le Barrois, les sols ont de faibles réserves hydriques et les rendements stagnent. Les Chambres d’Agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne démontrent que des leviers existent en invitant des agriculteurs du Barrois à remettre en perspective leur métier et échanger sur leurs stratégies.

Dans un deuxième temps, ce sont des exploitants du GIEE APAB (Agriculture Porteuse d’Avenir dans le Barrois) qui ont apporté leur retour d’expérience. «Vos projets anticipent la demande de la société, la grande distribution voudra des produits sans traitements phytos à l’avenir. De plus, il n’y a plus de nouvelles molécules, nous devons nous adapter» ont expliqué Didier Marteau et Christophe Fischer, respectivement Présidents des Chambres d’Agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne. «Il faut créer des références, c’est par ces références que nous réussirons à tirer l’agriculture du Grand Est par le haut».

Analyse de 400 exploitations

Cette journée était animée par Jean-Luc Follot et Didier Petit respectivement responsables des services productions végétales et entreprises des Chambres d’Agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne. Les deux Chambres avec l’appui de CER France ont conforté leurs observations de terrains par l’analyse des résultats économiques de 400 exploitations de cette zone. Cela permet de déterminer les points forts, de vérifier la reproductivité des exploitations qui réussissent ou de celles qui s’inscrivent dans des démarches innovantes en prenant en compte l’économie.

Nicolas Girault, Conseiller d’entreprise CERFRANCE Champagne Nord Est Île de France, a présenté cette analyse économique de trésorerie. Pour les intrants (engrais, semences, traitements), il note peu d’écarts entre les meilleures exploitations et la moyenne sur le niveau des charges engagées. La technicité serait donc le levier principal qui met en évidence les conditions de mise en œuvre d’un itinéraire technique plus que l’importance du niveau des charges engagées. Concernant les coûts de mécanisation, dépasser les 450 Euros/ha est systématiquement (à de rares exceptions près) pénalisant pour la trésorerie disponible.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 23 juin 2017.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2469 | novembre 2017

Dernier numéro
N° 2469 | novembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui