L'Avenir Agricole et Rural 06 mai 2020 à 16h00 | Par L. SAGOT

Des lactations plus longues à l’herbe

Avec des lactations en bergerie, il est usuel de sevrer les agneaux vers 70 à 80 jours.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Un sevrage après 100 jours reste conseillé après une lactation à l’herbe.
Un sevrage après 100 jours reste conseillé après une lactation à l’herbe. - © CIIRPO

Et pourtant, même en diminuant nettement le niveau d’alimentation des brebis à partir de 6 semaines de lactation, les adultes ont toujours du lait et la question de reporter le tarissement peut se poser.
Trois essais réalisés ces dernières années semblent montrer qu’un sevrage précoce reste préférable. A la ferme expérimentale de Carmejane (04), avec des agneaux Préalpes du Sud, le sevrage à 100 jours a permis d’économiser 11 kg de concentré par agneau par rapport à un sevrage à 70 jours.
Par contre, le bilan alimentaire des brebis fait apparaitre un solde de 8 kg de céréales et de 40 kg de foin en défaveur des lactations longues. Au CIIRPO, sur le site du Mourier, le constat est le même avec des agneaux de type prolifique sevrés à 70 ou 110 jours. L’économie de concentré chez les agneaux est modeste avec un sevrage tardif alors que les brebis consomment 17 kg de concentré en plus.

2 à 5 € de plus par agneau en bergerie

Au final, un sevrage tardif lorsque les brebis sont en bergerie entraine une augmentation du coût de la ration (brebis et agneaux) de 2 à 5 € par agneau selon la nature du fourrage et le niveau d’ingestion des brebis en lactation.
Le constat est différent avec des lactations à l’herbe. Dans la mesure où les disponibilités en herbe le permettent, un sevrage précoce n’induit pas d’économie, au contraire. En effet, l’herbe pâturée reste l’aliment le moins cher. Un tarissement des brebis avec 110 ou 120 jours de lactation est alors usuel. Les agneaux continuent à bénéficier du lait de leurs mères et mangent de l’herbe avec éventuellement un complément de concentré. Par contre, si les brebis sont peu laitières, trop maigres ou bien qu’une accélération du mode de reproduction est prévue, un sevrage plus précoce reste conseillé.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2618 | septembre 2020

Dernier numéro
N° 2618 | septembre 2020

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS
L’actualité en direct
Chambre d'agriculture

    Les ARTICLES LES PLUS...

    Voir tous

    Voir tous

    Voir tous

    À LA UNE DANS LES RÉGIONS

    » voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui