L'Avenir Agricole et Rural 04 décembre 2014 à 08h00 | Par E.D.

Des grues... à la pelle

Alors que les oiseaux migrateurs s’attardent en terre champenoise, trouvant le gîte et le couvert sur fond de douceur hivernale, les dégâts sur les cultures d’hiver prennent chaque jour plus d’ampleur.

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Les grues commettent des dégâts sur les cultures succédant au maïs.
Les grues commettent des dégâts sur les cultures succédant au maïs. - © E.D.

Dégats

Le phénomène de la migration des grues cendrées se développe d’année en année. L’effectif des grues a atteint son paroxysme historique le 20 novembre avec 206 000 individus recensés par la LPO aux abords du lac du Der, pour redescendre dix jours plus tard à 80 800, soit deux fois plus que l’an dernier à la même époque. Si l’an passé elles n’ont occasionné que peu de dégâts à l’automne en l’absence de cultures d’hiver, il en va tout autrement cette année.

2013 2014 : une année blanche pour les dégâts de grue

Les grues sont friandes des cultures succédant le maïs grain. Elles fouillent le sol, à la recherche de résidus de récolte. Par conséquent, les dégâts sur cultures d’hiver, occasionnés par les gruidés lors de l’hivernage sont pris en compte dans l’enveloppe d’indemnisation allouée par le Conseil Régional. Cette enveloppe était destinée à l’origine aux dégâts occasionnés sur culture de printemps, lors du retour des oiseaux migrateurs vers le nord. Le montant de l’enveloppe s’élève à 100 000 euros pour les deux départements de la Marne et de la Haute-Marne. Selon l’ampleur des dégâts déclarés, l’enveloppe permettra d’indemniser les agriculteurs de 80 à 65 %.

A l’automne dernier, les dégâts avaient été limités du fait que les cultures d’hiver n’avaient pas pu être implantées en raison des conditions climatiques exceptionnelles. Leur montant s’est élevé en Haute-Marne à 17 263 euros pour douze parcelles et six exploitants différents. Un montant bien inférieur au montant de l’enveloppe allouée, si bien que les agriculteurs ont pu être indemnisés à hauteur de 80 %. Une aide complétée à 20 % par le Conseil Général, après passage d’expert.

Les expertises ont été réalisées et les indemnités devraient être versées avant la fin de l’année, assure Anne-Sophie Bonnin, responsable du service agricole du Conseil Régional.

 


Une saison qui s’annonce plus rude que l’an passé

Les semis de céréales d’hiver, qui ont pu se faire cette année dans des conditions «normales», se retrouvent exposées aux assauts des grues cendrées. Un agriculteur de la région du Der témoigne : «le piétinement quand il ne détruit pas complètement le semi, occasionne des lésions sur les plantules, ouvrant la porte aux maladies. Je suis obligé de passer un fongicide de plus».

Tout laisse à penser que le montant des dégâts battra de tristes records cette année et donc que les niveaux d’indemnisation ne seront pas aussi élevés que l’an passé. En effet, l’enveloppe n’est pas extensible et couvre l’ensemble des frais occasionnés (frais d’expertise, convention LPO, agrainage, indemnisation).


Voir la suite de cet article dans notre édition du 05 décembre 2014.

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