L'Avenir Agricole et Rural 12 avril 2018 à 10h00 | Par TM

Dérogation à la durée de travail 2018 : mobilisez-vous !

Certains pics d’activités nécessitent une dérogation à la durée légale de travail. Pour que celle-ci soit accordée, ce besoin doit être justifié et la FDSEA doit en faire la demande à la DIRECCTE fin avril.

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Jean-Philippe Frossard exploite 265 ha.
Jean-Philippe Frossard exploite 265 ha. - © TM

Le travail en agriculture est très dépendant des conditions climatiques. En effet, les cultures sont particulièrement fragiles et doivent impérativement être récoltées dans certaines conditions sous peine d’altérer les rendements ou la qualité voire de perdre la récolte, et anéantir ainsi le travail de toute une année.
Les impacts sur la situation financière d’une exploitation peuvent être conséquents.

Les aléas climatiques, par nature imprévisibles, rendent impossible la planification des travaux et aucune année ne se ressemble. Il faut donc être très réactif et pouvoir s’adapter aux conditions météorologiques du moment afin de mener à bien le travail. Il peut donc y avoir des pics d’activité, à certaines périodes spécifiques, qui nécessitent parfois des amplitudes horaires importantes.

C’est dans cette optique que nous vous sollicitons pour un sondage anonyme sur le déroulé de la récolte 2017 : le lien est disponible sur la page facebook de la FDSEA de Haute-Marne et sur le site de l’Avenir Agricole www.avenir52.com

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfBTn8uCxUCEWKcOtQCPgCvxxK0v-zz0ykJBtHXyHsxbHOICA/viewform?usp=sf_link

Ce questionnaire ne vous prendra pas plus de 3 minutes.
A défaut de réponse des employeurs concernés, la nécessité d’une dérogation à la durée légale du travail ne sera pas justifiée et la DIRECCTE risque d’octroyer un niveau de dérogation plus bas que 2017.

N’hésitez pas à relayer l’information et envoyer ce sondage aux employeurs agricoles de votre entourage ! Merci d’avance pour votre contribution.

TÉMOIGNAGE

Jean-Philippe Frossard exploite 265 ha de grandes cultures avec un salarié.

«J’ai un salarié à temps plein car je n’ai pas trouvé de mi-temps qui veuille rester, à cause du salaire peu attractif. En grandes cultures on travaille par période, en hiver c’est calme, j’occupe mon salarié comme je le peux depuis le 15 novembre. A l’inverse, dans des périodes délicates comme la moisson, chaque erreur a un impact sur nos revenus. Sans dérogation, il faudra que j’embauche une personne supplémentaire pour cette période, ce qui ferait tomber mon modèle économique. Et notre métier est soumis aux aléas climatiques, de plus en plus nombreux. Pendant les semis on peut être dans une situation où on a une fenêtre de tir de 3 j alors qu’il faut 5 j pour tout semer. En ce moment j’ai 95 ha d’orge à semer que je ne peux pas rater sous peine d’impacter durement ma ferme. D’ailleurs la période de dérogation du 1er juillet au 31 octobre ne prend pas en compte la période des semis de printemps..."

Vous pourrez retrouver la suite de cet interview dans notre édition du 13 avril 2018.

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