L'Avenir Agricole et Rural 05 avril 2013 à 11h04 | Par L'Avenir Agricole et Rural

DEGATS DE GIBIER - LA PREVENTION AUTOUR DU MASSIF D'ARC EN QUESTION

A la demande des agriculteurs locaux, la FDSEA a organisé une réunion de concertation à Richebourg pour rechercher une solution à l’explosion des dégâts de cervidés et de sangliers. Une solution : le rétablissement d’une clôture linéaire efficace.

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Nous nous sommes fait l’écho ces dernières semaines des dégâts de cerfs et de sangliers. Cette situation perdure malheureusement sur Richebourg, y compris sur les parcelles ressemées.


Le ressemis compromis


Les dégâts sont tels que le ressemis a été proposé par les estimateurs ;  mais les travaux sont à peine réalisés que les sangliers retournent à nouveau le champ. Jérôme Ferrand a observé 10 sangliers derrière son semoir et il a ensuite rencontré 60 cerfs et biches en regagnant sa ferme! Face à ce désarroi les agriculteurs en appellent à la responsabilité des instances départementales car ils craignent le pire jusqu’à la récolte. Xavier BARRET dénonce par ailleurs la destruction systématique des clôtures électriques parquant ses vaches laitières par les hardes de cerfs qui traversent la plaine.La Fédération Départementale des Chasseurs représentée par Thomas CORVASCE a pris la mesure de la gravité de la situation en rappelant toutefois le caractère exceptionnel de l’année avec le retard de végétation et l’absence de fructification forestière. Didier BRETON, technicien de la FDC, estime que la population et la concentration des cervidés dans la plaine de Richebourg, ne sont pas dues à une population excessive sur le massif d’ARC où les comptages ont été, dans le passé, près de deux fois supérieurs.Thierry LAHAYE, Président de la FDSEA, assisté de Josian VANKERREBROECK, responsable de la Commission Dégâts de Gibier, a néanmoins rappelé la nécessité de trouver une solution urgente en signalant que l’indemnisation du  ressemis ne couvre jamais la totalité des charges investies sur la culture détruite, surtout lorsqu’il s’agit de colza.


La Fédération des Chasseurs doit reprendre en mains l’entretien des clôtures


Depuis deux années l’entretien de la clôture a été confié au GIC d’Arc en Barrois qui a sous-traité avec un prestataire privé. Les agriculteurs ont constaté un mauvais état qui n’est pas simplement lié à la pression du gibier, comme tendent à le faire croire les adjudicataires locaux. La FDC prend acte de cette situation et de la démission récente du Président du GIC. Elle promet d’assurer le maintien de cette prévention linéaire, et même parcellaire.Elle demande aussi aux représentants agricoles de l’aider dans cette mission de prévention en insistant auprès de l’Administration pour que des battues d’effarouchement soient mises en place, d’une part, et qu’une politique d’agrainage cohérente tout au long de l’année soit aussi rétablie, d’autre part. Les représentants de la FDSEA ont rappelé qu’ils avaient toujours été demandeurs d’une prévention efficace et ils souhaitent d’ailleurs, que l’ensemble du massif soit fermé ; ce qui n’est pas le cas actuellement. Ils ont aussi rappelé qu’ils étaient signataires d’une charte d’agrainage avec la Fédération des chasseurs.Celle-ci repose sur des principes d’équilibre agrocynégétique et de consensus que l’Administration doit reconnaître.


Inquiétudes sur le projetde Parc National


Le sujet n’était pas à l’ordre du jour, mais il s’est presque “naturellement” invité en raison de la proximité du futur cœur de parc, voire de la réserve dans laquelle il est question de supprimer «les pratiques artificielles». Faudra t-il dès lors enlever les clôtures pour laisser la faune librement circuler dans des couloirs écologiques ? Les lettres de cadrage du ministère de l’écologie ne sont pas de nature à apaiser cette inquiétude. Les agriculteurs, comme les chasseurs locaux, ne sont pas a priori contre ce projet mais ils entendent bien avoir toutes les garanties préalables en matière de développement économique avant de se prononcer.

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