L'Avenir Agricole et Rural 24 décembre 2015 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

DEBAT PARLEMENTAIRE

Dans le cadre d’une proposition de loi sur « la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire » Bruno SIDO a mis l’accent sur les risques « économiques » du plan écophyto 2.

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En engageant le plan écophyto 2, le gouvernement prend le risque de plomber davantage la compétitivité de l’agriculture française qui a déjà fortement régressé avec une part des échanges européens, passée de 17 % en 2000 à 13 % en 2013.
En engageant le plan écophyto 2, le gouvernement prend le risque de plomber davantage la compétitivité de l’agriculture française qui a déjà fortement régressé avec une part des échanges européens, passée de 17 % en 2000 à 13 % en 2013. - © REUSSIR

Interpellé par la crise de l’élevage le Sénat a organisé plusieurs rencontres au cours de l’année 2015 avec les représentants agricoles et a pris l’initiative de légiférer pour redonner de la compétitivité, et du revenu aux producteurs.

Contrairement à un projet de loi, qui est initié par le gouvernement, la proposition de loi (plus rare) relève de l’initiative parlementaire. Daniel GREMILLET (Vosges) en était le rapporteur.

Ce texte comprend 4 volets : la réduction des charges, la reconquête de la valeur ajoutée, l’organisation des filières et la gestion des risques.

 

Bruno SIDO est plus particulièrement intervenu sur les articles 2 et 4 qui traitent respectivement de l’observatoire de la compétitivité du monde agricole, d’une part, et de la gestion des risques financiers, d’autre part.

Il met en garde le gouvernement sur l’objectif du plan écophyto 2 qui prévoit une réduction de 25 % à l’horizon 2 020 par la généralisation et l’optimisation des techniques actuellement disponibles, puis une réduction de 50 % reposant sur des mutations profondes des systèmes de productions et des filières.

Bruno SIDO demande que la conférence des filières se réunissant périodiquement dans le cadre du dit observatoire, puisse disposer d’indicateurs « permettant de suivre chaque année les effets de ce plan sur les rendements et la rentabilité des exploitations ».

 

Concernant la « gestion des risques » prévue à l’article 4, le sénateur appuie son argumentation en proposant de faire un benchmark (tableau comparatif) des normes et charges en Europe.

 

Il propose aussi que les organismes publics de recherche s’investissent davantage « dans la diffusion des bonnes pratiques et de toute solution permettant de mieux concilier réduction de l’usage de pesticides et maintien des rendements ». Il rappelle au Ministre que « si la France est le premier pays d’Europe du point de vue de la surface agricole utile, avec 29 millions d’hectares, elle n’est que le neuvième pour l’utilisation des pesticides avec 2,3 kg/ha grâce aux efforts considérables déjà accomplis par le monde agricole. »

Cette proposition de loi a été adoptée le 9 décembre mais le gouvernement n’y est pas totalement favorable, qu’en restera-t-il après le passage à l’assemblée Nationale.

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