L'Avenir Agricole et Rural 10 octobre 2019 à 09h00 | Par T. M.

De nombreux sujets exposés à la sous-préfète

Après les Jeunes Agriculteurs, la sous-préfète de Langres a échangé avec la FDPL le 2 octobre. L’occasion pour les producteurs de lait de partager les sujets préoccupants comme la sécheresse, les traités de libre-échange et l’agribashing.

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Les producteurs de lait attendaient beaucoup des EGA, mais le compte n’y est pas.
Les producteurs de lait attendaient beaucoup des EGA, mais le compte n’y est pas. - © TM

Stéphanie Marivain, sous-préfète de Langres s’est rendue sur l’exploitation de Jean-Marc Couturier, polyculteur-éleveur à Voisines, pour faire connaissance avec la FDPL. Le président Florent Cressot en a profité pour organiser une dégustation de fromages locaux.

Surmonter les sécheresses
Le syndicat fait part d’un constat alarmant : alors qu’il y avait 920 éleveurs laitiers dans notre département en 2007, ils n’étaient plus que 465 en janvier dernier. Et depuis on dénombre déjà une dizaine d’arrêts. Jean-Marc Couturier déplore les dégâts causés par les deux années de sécheresses successives, «depuis le début des années 2000, le temps est toujours dans l’excès», expliquant qu’il souscrit à une assurance récolte depuis 2003 et qu’il la déclenche plus d’une année sur deux.

L’agriculture française attaquée

Les traités de libre-échanges ont aussi été évoqués. Les éleveurs ne comprennent pas la position du gouvernement français qui d’un côté signe le Ceta et de l’autre vante les produits locaux. «On va importer du maïs et du soja OGM, des cultures traitées au glyphosate et de la viande de feed-lot aux hormones» prévient Florent Cressot. De son côté Stéphanie Marivain assure que les produits seront contrôlés.

Les producteurs de lait ont fait part de leur inquiétude quant à la montée de l’agribashing, citant les attaques contre les boucheries ou plus récemment, les poulaillers incendiés, «les attaques contre l’élevage sont insupportables !».

Vous pourrez retrouver l'article complet dans notre édition du 11 octobre 2019.

Des prix encore trop bas

Le syndicat alerte également sur le manque de main-d’œuvre, dû en partie à un prix du lait trop bas empêchant une rémunération attractive pour les salariés. «Nos prix sont figés depuis 30 ans, ils n’évoluent pas» déplore un éleveur.
Pour Florent Cressot, la coupe est pleine, «les EGA devaient redonner du prix aux producteurs, mais ce n’est pas le cas. On a relevé les prix dans les supermarchés (voir encadré, ndlr) les marques de distributeurs se sont goinfrées. Ils ont fait des hausses de prix, mais on ne reçoit quasiment rien. Une enquête parlementaire a fait le même constat, elle demande à ce que la loi soit renforcée, mais l’État ne bouge pas».

Les résultats du relevé de prix de la FNPL

Au mois d’août, le syndicat est allé relever les prix du lait de consommation, de l’emmental et du yaourt nature dans les grandes surfaces françaises afin de les comparer aux prix de 2015. Les résultats indiquent une augmentation des prix de vente consommateur égale à l’augmentation constatée par l’indice PVC de l’INSEE. Donc le consommateur paye bien plus cher les produits.

Pour le calcul des effets de la loi EGA, il en est tout autre. La FNPL a calculé l’évolution de prix comparée du 1er semestre 2018 au 1er semestre 2019. Elle a analysé la part d’augmentation due à la conjoncture (Produits de grande consommation) export et valorisation beurre/poudre) et l’augmentation que devrait être la part des PGC France (prix France Agrimer).

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