L'Avenir Agricole et Rural 03 juillet 2014 à 10h04 | Par Thibaut Morillon

De bonnes qualités, mais moins de rendement

Début de moisson très précoce chez SEPAC, après une nouvelle année difficile en terme de climatologie.

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Laurent PELLOUARD, agent de silo, Jean-Pierre MALASPINA, responsable du silo de la gare, Jean-François FERRAND, responsable collecte et Marc GAUTHIER, directeur général.
Laurent PELLOUARD, agent de silo, Jean-Pierre MALASPINA, responsable du silo de la gare, Jean-François FERRAND, responsable collecte et Marc GAUTHIER, directeur général. - © TM

Moisson

L’automne et l’hiver dernier ont été humides, ce qui a limité le développement racinaire des plantes. La sortie d’hiver a été précoce et la sécheresse s’est installée au printemps, la pluviométrie est très localisée, mais reste inférieure à la moyenne. Les semis ont été réalisés en 2 temps cet automne et pourtant précocement en argilo calcaire, malgré cela, ceux-ci ont été particulièrement impactés. Le peu de précipitations en avril et en mai en argilo calcaire, argile hydro morphe et des gels au moment de la méiose ont généré des rendements de 2 t à 8,5 t / ha, ce qui est inférieur à la moyenne décennale de 5,8 t / ha. Toutefois, les terres limoneuses tirent leur épingle du jeu. Cette chaleur persistante a avancé la récolte en escourgeon : les trois quarts ont déjà été moissonnés.

Un bon calibrage

Malgré tout, les qualités sont au rendez-vous, le taux d’humidité de l’orge est inférieur à 13 % et   le taux de protéine reste dans la norme. Etincel confirme son intérêt par son calibrage élevé : 89 % en moyenne et son débouché confirmé pour un niveau de protéine dans la norme. Esterel garde sa place dans les terres très superficielles. «Avec de telles caractéristiques, la valorisation chez l’agriculteur sera améliorée du fait des bons calibrages» indique Marc Gauthier, le nouveau Directeur Général de la SEPAC. Par son mode de réception en moyenne sur les protéines par variété, la SEPAC attenue l’effet de l’hétérogénéité sur le décompte des brasseries. Cette règle est de mise pour les brasseries de printemps, les ps et les protéines en blé et au vu de l’année, sera non négligeable pour les clients.

L’hétérogénéité générée par le type de terre, les averses de printemps, les dates de semis et le choix variétal sera de mise également pour les colzas et certainement pour les blés. Concernant les OP, les rendements et les qualités sont plus inquiétants. Les premières réceptions de colza sur les sites SEPAC le confirment. Le salissement maîtrisé renforcera l’impact positif de la réception Humidité + Impureté.

Quelques conseils

Il vaut mieux attendre la pleine maturité des colzas, majoritairement des hybrides (résistants à l’égrenage) pour optimiser les rendements par hectare. Il est conseillé de conserver la qualité des blés en les récoltant en début de maturité (optimisation du PS et des Hagbergs)

Quelques conseils

Il vaut mieux attendre la pleine maturité des colzas, majoritairement des hybrides (résistants à l’égrenage) pour optimiser les rendements par hectare. Il est conseillé de conserver la qualité des blés en les récoltant en début de maturité (optimisation du PS et des Hagbergs).

Engager une réflexion

L’impact climatique est grandissant d’années en années. Pour y répondre, la SEPAC souhaite sensibiliser les agriculteurs sur l’importance du sol et plus particulièrement la matière organique qui est le poste à travailler sur les exploitations pour atténuer les écarts de rendements. Il faut trouver des techniques pour garder l’eau et les minéraux dans le sol, une meilleure fertilisation de celui-ci entraînera forcément une meilleure récolte.

Le déficit fourrager dans les exploitations de polyculture élevage reste préoccupant pour la SEPAC. La précocité de la récolte doit inciter les productions d’unités fourragères en cycle court, tout en gardant un raisonnement économique.

La moisson est le moment fort de l’année, toutes les équipes de la SEPAC sont mobilisées en terme de logistique silos, de dégagement, d’accompagnement et de commercialisation. «Au vu des conditions climatiques et de l’avancement des récoltes, nos conditions de réception pourront être aménagées pour faciliter celles-ci» affirme Marc Gauthier.

Un nouveau directeur

Après 15 années passées à la tête de la SEPAC, Jean-Olivier Lhuissier, qui a presque doublé la collecte, se concentre sur la coopérative VIVESCIA. Il est remplacé depuis le 1er juillet par Marc Gauthier qui souhaite pérenniser l’entreprise à travers ce changement de direction. Les priorités restent les mêmes : la récolte de céréales, l’approvisionnement en solutions d’agro-fournitures et l’accompagnement des éleveurs dans l’alimentation de leurs troupeaux. «Notre équipe est très impliquée» explique le nouveau directeur «nos valeurs fortes demeurent l’agilité, l’anticipation et la réactivité. Nous avons la chance d’être bien ancré dans ce territoire, nous allons continuer à faire évoluer nos offres au regard des besoins et rester une force d’innovation».

Bonne moisson !

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