L'Avenir Agricole et Rural 06 juillet 2017 à 08h00 | Par T Morillon

Cora fait de la résistance

Cora refuse de négocier ses contrats avec ses fournisseurs afin d’augmenter le prix des producteurs, ces derniers ont exprimé leur mécontentement en déposant du fumier à l’entrée du parking de l’hypermarché à deux reprises la semaine dernière.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Richard Bourbon expliquant l’action des éleveurs aux responsables du magasin.
Richard Bourbon expliquant l’action des éleveurs aux responsables du magasin. - © T.M.

La Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) a demandé une réévaluation des prix de leurs marques de distributeurs la semaine dernière. Les représentants de la grande distribution ont affirmé être solidaire de la cause des producteurs et les soutenir. Tous se sont engagés à renégocier les contrats avec leurs fournisseurs en faisant un effort sur leur prix d’achat, à la condition que cette hausse bénéficie à l’éleveur. Une seule enseigne a refusé de jouer le jeu, il s’agit de Cora qui estime que le lait est payé suffisamment cher.

Action nationale

La réponse de la FNPL ne s’est pas fait attendre, elle lance un appel aux Fédérations de producteurs de toute la France afin d’engager des actions dans ces supermarchés. En Haute-Marne, l’unique présence de l’enseigne se trouve à Saint-Dizier. La FDPL, soutenue par la FDSEA et les JA s’est rendue sur place le 30 juin vers 21h afin d’exprimer leur colère. Richard Bourbon, président de la FDPL, et la vingtaine d’éleveurs ont rencontré les responsables de l’entreprise qui ne comprennent pas pourquoi les dirigeants ont refusé les négociations « d’habitude, cela ne se passe pas comme ça... », un discours qui change peu à peu pour finir par «le lait est déjà surpayé».

1000 jours de crise

«Nous sommes à 1000 jours de crise, 1000 jours que les producteurs de lait travaillent en-dessous de leurs coûts de production» explique Richard Bourbon. «On attendait une bonne reprise des prix en 2017, mais elle n’est pas venue, c’est une grosse déception. On est passée de 270 à 330 /1000 l pour les 6 premiers mois, mais c’est trop peu. L’objectif est d’obtenir 340 pour le troisième trimestre 2017, c’est le coût de production minimum. On ne peut plus travailler à perte».

Dans une ambiance calme, les éleveurs ont enrubanné un panneau à l’entrée du parking, près du rond-point et y ont inscrit leur cri d’alerte. Puis 3 bennes à fumier et une tonne à lisier ont été déversées devant deux entrées de l’hypermarché. Le lendemain à 6 h 30, 6 agriculteurs reviennent, mais l’ambiance était plus tendue que la veille : des policiers venus nombreux et un directeur furieux entouré de plusieurs gardes du corps. Les exploitants ont versé le contenu de 6 bennes à fumier aux mêmes endroits que la veille et sont repartis.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 07 juillet 2017.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2469 | novembre 2017

Dernier numéro
N° 2469 | novembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui