L'Avenir Agricole et Rural 30 janvier 2020 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

COOPERATIVE : DEUX METHANISEURS HAUT-MARNAIS DANS LES TUYAUX

Le 13 janvier, EMC2 a organisé une rencontre avec ses partenaires de Haute-Marne pour faire le bilan d’activités de la dernière campagne. Le groupe coopératif compte investir fortement dans la méthanisation dans la région.

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- © T MORILLON

Le président d’EMC2 Philippe Mangin se veut rassurant : « La coopérative va plutôt bien, elle a de nombreux projets et va beaucoup investir ». Il y a aura aussi du mouvement du côté de la direction puisque René Bartoli, directeur général, et Patrice Brisson, son adjoint, vont partir en retraite.


EMC2 investit dans deux bâtiments à Metz et Neuves-Maisons pour augmenter sa capacité de stockage d’engrais. Afin de gagner en compétitivité, la coopérative va se séparer d’un de ses deux centres d’allotement haut-marnais, la Ferme de Nourri à Chaumont.


Le chiffre d’affaires du groupe s’élève à 581 M€, en augmentation de 11 %. 945 000 tonnes (dont 46 % de blé et 33 % d’orges) de céréales ont été collectées sur la dernière campagne. Mais EMC2 n’est pas seulement une coopérative céréalière. Même si les céréales demeurent la première activité, EMC2 Élevage se développe depuis de nombreuses années. Ainsi 97 000 bovins et 45 700 ovins ont été commercialisés sur la dernière campagne (EMC2+SEVE 2000).


Viande : un contexte commercial mitigé

En Haute-Marne les parts de marché sont en hausse, mais la situation se dégrade au niveau national. La restauration hors foyer importe énormément de viande. Résultat, les importations de viandes bovines ne cessent d’augmenter : encore +2 % sur les neuf premiers mois de 2019. « C’est paradoxal, car les consommateurs veulent du local et nos importations ne font qu’augmenter. Et pendant ce temps nos exportations diminuent de -7 %. Nous sommes très concurrencés par la Pologne, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas » alerte Philippe Mangin.

Pour trouver des débouchés, la coopérative se tourne vers le marché intérieur. « On essaye d’être présent sur toutes les GMS et de contractualiser en circuits courts » explique René Bartoli. Les filières Label Rouge vont aussi se développer, mais seulement 300 éleveurs sont qualifiés sur les 2500 que compte la coopérative. La contractualisation des jeunes bovins est toujours très active avec les races Salers, Montbéliarde, Blonde d’Aquitaine, ainsi que la marque Charolux (vente de JB Charolais en Allemagne).


Concernant le projet d’abattoir départemental, Philippe Mongin indique que « pour un abattoir il faut des bons gestionnaires de l’outil, mais aussi du volume. EMC2 peut être un fournisseur sur ce projet ».

 

 

 

 

Suite de notre article en page 5 du numéro de cette semaine.

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