L'Avenir Agricole et Rural 04 janvier 2008 à 00h00 | Par F.Thevenin

coopération - LA FUSION ENTRE EMC2 ET ALOTIS EST ENTÉRINÉE

La fusion entre EMC2 et la coopérative de viande ALOTIS vient d’être approuvée massivement par l’Assemblée Générale qui s’est tenue le 19 décembre à Verdun (55). Le groupe EMC2, multi-métiers, verra son chiffre d’affaires dépasser les 350 millions d’euros.

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Réunis en assemblée générale extraordinaire, les délégués de section de la coopérative EMC2 ont approuvé le projet de fusion avec la coopérative voisine de viande Alotis. Depuis 3 ans, Alotis s’était engagée dans une réflexion en profondeur sur le devenir de l'élevage. Après avoir étudié différents scénarios, ses dirigeants se sont tournés naturellement vers EMC2 qui partage quasiment le même territoire (avec 65 % d'adhérents en commun) et, surtout, une convergence de vues sur l'organisation de la filière.
Avec cette fusion, le groupe EMC2 aura une capacité financière et politique accrue lui permettant d'être un acteur majeur dans la construction d'une filière structurée dans le Grand Est. Dans le fonctionnement courant, des synergies pourront être opérées afin d'être plus efficient et baisser les coûts d'intermédiation au bénéfice des adhérents.
EMC2 pourra aussi s'appuyer sur les complémentarités "productions végétales/productions animales", avec notamment l'arrivée des co-produits issus de l'usine de trituration de Baleycourt en 2008 et ses 240 000 t de tourteaux de colza.
«L’objectif de notre fusion avec Alotis est bien de construire un pouvoir économique aux éleveurs en les dotant de coopératives compétitives et s’inscrivant dans un schéma régional suffisamment solide pour développer un paysage industriel sans lequel les secteurs de la viande n’auraient pas d’avenir» a souligné Philippe Mangin,  dans son rapport moral devant les 600 invités. Cette fusion permettra au groupe de peser 360 millions d’euros de chiffre d’affaires avec plus de 500 salariés et un montant de capitaux propres à 82 millions d’euros.

Un bon exercice 2006//2007

Auparavant, René Bartoli, directeur général du groupe EMC2, a commenté les chiffres clés au 30 juin 2007. Le chiffre d’affaires du groupe s’élève à 295 millions d’euros pour 260 millions l’année précédente, un score honorable compte tenu d’une moisson 2006 en baisse de 7 % à 857 000 tonnes.
Pratiquement tous les autres éléments du compte de résultat présentés par René Bartoli sont au vert : approvisionnements à 86,8 millions d’euros (+ 6,8 %), machinisme à 23,9 millions  d’euros (+ 12 %), Gamm Vert à 12,5 millions d’euros (+ 1,5 %). Au final, le résultat net du groupe se monte à 2,7 millions d’euros.
A noter la distribution aux adhérents, d’intérêts aux parts à hauteur de 283 490 ?, de dividendes de SICLAE, la Société d’Investissement Champenoise et Lorraine pour l’Agro Expansion (Société holding financière portant les filiales industrielles de transformation des coopératives Champagne Céréales, EMC2 et Nouricia) pour 299 766 ? et 317 336 ? de ristournes convertibles en Parts Sociales d’Epargne.
Du côté bilan, la structure financière du groupe est solide avec des capitaux propres avant fusion à 74 millions d’euros et une capacité d’autofinancement à 6,5 millions  d’euros.
René BARTOLI a également fait un tour d’horizon des projets avec entre autres, l’avancement des travaux de l’usine de biocarburants près de Verdun (trituration de 400 000 tonnes de graines de colza pour 210 000 tonnes de biodiesel et 240 000 tonnes de tourteaux de Colza). L’usine et le silo de 20 000 tonnes seront opérationnels courant 2008.
 
Le Grenelle de l’environnement

Une table ronde consacrée au Grenelle de l'Environnement a clos l'Assemblée Générale. Plusieurs personnalités, acteurs de premier plan du Grenelle, ont pu s'exprimer par le biais de messages filmés. Il en ressort que l'agriculture lorraine et champenoise possède les atouts pour relever les défis d'une agriculture à la fois plus productive et plus écologique et d'exploitations agricoles certifiées Haute Valeur Environnementale.
Sur le point particulier des biocarburants, des éclairages rassurants ont été apportés. En effet, les bilans écologiques et énergétiques ne cessent de s'améliorer et le territoire national est assez vaste pour fournir à la fois des biocarburants (dans la limite de 10 % des carburants en 2015) et des aliments.

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