L'Avenir Agricole et Rural 06 février 2020 à 10h00 | Par T.M.

Concilier économie et environnement

La Ministre de la Transition écologique et solidaire était à Arc en Barrois le 23 janvier à l’occasion du lancement du premier « Atelier des territoires ». Ce dispositif a pour objectif de traduire la charte en plan d’actions.

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La Ministre Elisabeth Borne est venue écouter les conclusions du premier atelier et visiter le 11ème parc national.
La Ministre Elisabeth Borne est venue écouter les conclusions du premier atelier et visiter le 11ème parc national. - © TM

La Ministre de la Tansition Ecologique Elisabeth Borne est à l’origine de la démarche. Constitués d’acteurs locaux, ces « Ateliers de territoire » doivent définir le plan d’actions du parc d’ici quelques mois « pour vous accompagner dans la déclinaison concrète de la charte ». Le premier atelier a recueilli les attentes du territoire.

Une double ambition
D’après Elisabeth Borne, le parc  est « une promesse d’avenir du territoire, un laboratoire à ciel ouvert sur le fonctionnement et la gestion des écosystèmes complexes ». Expliquant que ce projet est celui de tous les acteurs du territoire, elle assure que le but « ce n’est pas de mettre sous cloche, mais de développer les projets. Il n’y a pas d’un côté la valorisation économique et de l’autre la protection de la nature ».

Des projets accompagnés
Sur les 127 communes du parc, 70 ont déposé des projets. Lorsqu’un intervenant lance : « la protection sans pognon c’est que de la conversation », on lui répond que les communes du parc peuvent compter sur des fonds européens pour subventionner leurs projets. De plus, la Ministre a annoncé qu’une dotation globale de fonctionnement annuelle de 690 000 € (dédiée à la diversité) sera partagée entre les communes de la zone de coeur qui ont adhéré à la charte. Il a été dit qu’un euro investi génère à minima 16 euros de retombées économiques.

Elisabeth Borne souhaite que l’établissement public du parc soit opérationnel « le plus rapidement possible après les élections municipales ». Une équipe de 30 salariés sera embauchée pour soutenir les projets et le conseil d’administration devrait être installé avant l’été.

Tirer le territoire vers le haut

Des représentants de parcs nationaux sont venus témoigner de leur expérience. Christophe Viret, directeur du Parc national du Mercantour tire un bilan positif. « Le coeur de parc a permis de tirer le développement de nos vallées. Le tourisme a maintenu la population et a créé un centre d’attractivité pour nos communes, nos acteurs socio-professionnels, nos associations ». Pour lui le projet de conservation n’est pas antinomique du développement, bien au contraire. Dans le Mercantour, 300 000 euros sont versés aux communes chaque année, permettant d’accompagner des points d’accueil touristiques, des projets d’éducation à l’environnement ou du soutien d’activités économiques liées au développement d’activités agroécologiques. « On subventionne des projets communaux, des rénovation de petit patrimoine pour du développement touristique » ajoute Bernard Héritier, président du parc national des Ecrins.
Pour Christophe Viret, « un parc national est un label mondial qui met le territoire sur la carte du monde. Potentiellement demain vous serez connus internationalement avec des vecteurs de développement touristiques associés ».

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du 07 Février 2020

Les prochains ateliers du parc :

20 et 21 février : réflexion collective sur les scénarios possibles, identification des leviers de développement du territoire.

Mai 2020 : finalisation d’un plan d’actions partagé.

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