L'Avenir Agricole et Rural 15 décembre 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

COMMISSION ELEVAGE : Repositionner l’éleveur au Cœur

Les éleveurs n’échappent pas à la morosité ambiante. Ils essaient d’en sortir par le haut en segmentant le marché et en allant chercher un lien plus direct avec le consommateur dans une filière qui peine à s’organiser.

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Le contexte national et européen est peu favorable avec une consommation qui régresse sous les pressions des lobbys anti-viande et de la crise laitière qui engendre un afflux de réformes. Les éleveurs, qui sont aussi très souvent polyculteurs, subissent par ailleurs les pertes sur les grandes cultures.

 

Un marché plombé

La fermeture des débouchés étrangers, pour des raisons sanitaires (FCO) et politiques (Russie), n’est pas propice à la remontée des cours. La filière, qui est dominée par un acteur peu coopérant, a du mal à s’organiser.

La FNB a décidé de prendre le taureau par les cornes en mettant en place une stratégie qui permettrait d’établir un lien plus direct entre le producteur et le consommateur. La démarche « cœur de gamme » s’inscrit dans cette démarche ambitieuse avec un retour de valorisation au producteur.

La FNB déplore la banalisation des races à viande qui se retrouvent en fond de rayon au prix des réformes laitières, ou alimentent le stock de minerai pour steak haché et plats préparés.

La profession veut imposer une stratégie de valorisation des viandes issues du troupeau allaitant. Elle propose de réorganiser l’offre en la rendant plus lisible pour le consommateur. Dans le même temps ce « Cœur de gamme » doit enclencher une logique de formation de prix basée sur les coûts de production avec un retour direct aux producteurs. Cela nécessite une traçabilité et une transparence parfaites au niveau de la filière.

La FNB fait le pari que cette démarche exigeante est possible et refuse d’emblée toute mutualisation au sein d’une organisation de producteurs qui pourrait être de nature à diluer la plus value voire à rompre le lien entre l’éleveur et le consommateur.

La commission élevage de la FDSEA adhère au principe mais s’interroge sur les flux financiers car l’éleveur ne sera informé qu’a posteriori sur la destination de sa bête. Il faudra aussi convaincre les GMS, les premières visées par cette initiative, afin que ce « Cœur de gamme » atteigne les objectifs de volume affichés (40 %). Des rencontres sont prévues à cet effet avec les principaux points de vente locaux.

Dans le même temps certaines enseignes essaient de récupérer l’image « producteur » sans partage de la plus-value, évidemment. Un rappel à l’ordre leur a été adressé par la FNB et d’autres interventions ne sont pas à exclure si cette usurpation perdure.

 

Démarche Bleu-Blanc-Cœur : une obligation de résultats

La démarche Bleu-Blanc-Cœur est née d’une observation faite par un éleveur laitier à un ingénieur agronome. Il lui expliqua qu’il constatait qu’au printemps, lorsque ses vaches étaient en pâture d’herbe, elles étaient en meilleure forme, et le beurre qu’il fabriquait était plus tendre et plus tartinable qu’en hiver. À partir de cette observation, ils ont entrepris leur réflexion sur l’intérêt de préserver la chaîne alimentaire et de valoriser les plantes et les graines d’intérêts nutritionnels.

D’après l’association, de nombreuses recherches ont été conduites depuis plus de 20 ans. Leurs résultats concluants ont permis d’obtenir de nombreuses publications dans la presse scientifique qui ont révélé dans un premier temps les effets positifs des Oméga 3 sur la santé des animaux (fertilité, immunité, vigueur des animaux, frais vétérinaires diminués…).

 

 

Lire la suite de l'article dans notre numéro de cette semaine (page 03)

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