L'Avenir Agricole et Rural 28 juin 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

COBEVIM - L'AGNEAU FRANCAIS DOIT PORTER SES FRUITS

L’assemblée générale de Cobevim était placée sous le signe de la productivité et de la qualité des agneaux.

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Maîtriser ses charges et augmenter son chiffre d’affaires dans le contexte économique de 2006 avec en toile de fond la fièvre catarrhale mérite, selon le président Emmanuel Aubry, d’être encouragé et applaudi. Cobevim doit, malgré tout, rester dans la modernité et investir régulièrement dans le matériel de transport, dans le centre d’allotement, dans l’informatique afin d’être présent dans les différents domaines de compétences techniques, commerciales, approvisionnements et réglementaires.

Le domaine commercial

En 2006, la fièvre catarrhale avec ses contraintes sanitaires de protection par rapport aux autres régions françaises a obligé Cobevim à abattre localement et à expédier les carcasses par des camions-frigo à France Agneau, à Corbas. Le tout a occasionné des surcoûts financiers (abattage, désinsectisation, transport, perte de temps). La coopérative attend des dédommagements qui ont été officialisés par la DDAF. Reste à connaître le montant et les délais de versement…
Dans ce contexte d’arrière-saison, Cobevim a dû réorienter ses débouchés plus sur l’ouest et moins vers le sud avec des tueries sur l’abattoir de Thouars, à la société Sovileg – Lepoureau avec qui l’entreprise avait déjà des relations commerciales pour les brebis de réforme.
Cobevim reste dans sa ligne de conduite en favorisant les agneaux sous signe de qualité CCP en poids, qualité, quantité régulières avec des fluctuations de prix moins importantes que les années précédentes au désagrément des éleveurs qui veulent toujours produire des agneaux lourds et trop gras.
Elle souhaite une production d’agneaux de 18 à 20 kg en classement R2-R3 ou U2-U3 issue de vraies races à viande (Ile de France, Berrichon, Charollais, Texel) en apportant des carcasses de couleur claire avec une découpe blanche et non ambrée.

Le domaine technique

Cobevim souhaite, au sein de la filière, organiser, visionner et répondre aux attentes des adhérents et des consommateurs ; d’où une assemblée générale placée sous le signe de la productivité couplée à la qualité. La productivité numérique est source de revenu pour l’éleveur. Mais, produire n’importe quel agneau que le consommateur délaisse fait diminuer le prix de vente.
La coopérative continue ses missions de service par une présence régulière de quatre techniciens et un vétérinaire aux côtés des éleveurs. Ils s’occupent du suivi des dossiers d’aides, du suivi sanitaire, du suivi certification, du commercial et de l’approvisionnement.
Les domaines généraux

Tous les ans, de nouvelles réglementations apparaissent pour la coopérative (véhicule de transport, chauffeurs, centre d’allotement, sanitaire, vétérinaire…) et pour les éleveurs (PAC, écoconditionnalité, bien-être des animaux, identification…).
Dans ce contexte, Cobevim fait tout pour être irréprochable et respecter la législation vétérinaire. Elle a obtenu, en octobre 2005, son renouvellement d’agrément. Cette année, elle a dû tout remettre à plat et trouver une autre solution avec le cabinet Guyot, à Chateauvillain.
Commentaire d’Emmanuel Aubry : « nous voilà en phase avec une nouvelle législation. La loi est toujours axée dans le même sens et pas toujours le bon. Nous arrivons au zénith des réglementations, des contrôles, des absurdités technocratiques. Il faut que cela change car la coupe est pleine et de surcroît, en élevage ovin, avec des compensations qui ne sont pas à la hauteur de cette production qui demande beaucoup de techniques et de main d’oeuvre ».
Cobevim se veut aux côtés des éleveurs pour essayer de surmonter toutes leurs difficultés. Elle veut passer le cap du professionnalisme ovin afin de durer et maintenir des élevages en bonne santé économique. La coopération a démontré ses bienfaits lors de la FCO en enlevant et en réglant des agneaux comme en temps normal, sans affecter le prix. Pour ses dirigeants, il est possible d’anticiper avec des hommes de bonne volonté et de développer une filière organisée et moderne.
 
Investissements et personnel

Cobevim a quasiment terminé ses investissements et a désormais un outil de travail performant lui permettant de répondre à toutes les attentes ; celles des adhérents en matière d’enlèvement et d’appro et celles des administrations en matière de sanitaire, de traçabilité, de normes de transport, de nuisances…
Le personnel reste stable avec l’arrivée de Réda Teffani comme vétérinaire au côté de Jean-Claude Guyot afin de répondre aux exigences du plan sanitaire d’élevage. Cobevim cherche également à recruter de jeunes techniciens…
En faisant évoluer de la sorte une coopérative spécialisée en production ovine, Cobevim renforce la place de la production ovine Grand-Est mais aussi française. Du coup, elle estime mériter la considération de la grande distribution qui pressure les prix, du consommateur et de toutes les autres instances. Cobevim ne ménagera pas son dynamisme, continuera son évolution et s’attachera à satisfaire ses adhérents.

L’ORGANISATION DE PRODUCTEURS COBEVIM

Le nombre d'adhérents à l'O.P Cobevim est de 179 (58 en Haute-Marne) pour 72 989 brebis (22 136 en Haute-Marne). Pour la première fois, depuis cinq ans, ces chiffres sont en baisse.
Ces 179 éleveurs sont engagés dans une démarche volontaire en signant un contrat d'appui- technique avec un niveau d'engagement I (apport de 50 % de leur production) ou II (apport total).
En contrepartie, les adhérents à l'OP bénéficient des services liés à l'appui technique et ont accès aux aides nationales, régionales ou départementales. Elles concernent la construction et l'aménagement de bâtiments d'élevage, la création et l'accroissement de troupe ovine, l'amélioration génétique avec l'acquisition de béliers inscrits..
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